Femmes, la beauté subliminale

Je la suivais dans le couloir ouvert, elle ne le sait pas, mais de dos, quelle beauté subliminale. Dans sa jupe rose, une mini, à peine à ses cuisses, elle marchait comme une reine.

Sa chemisette bleue ciel légèrement transparente, j’admirais les fines corde de son soutien blanc, un léger parfum qui me rapprochait d’elle par son odeur envoûtante, je la suis, toujours dans le couloir ouvert.

Ses cheveux nylon lui tombaient à sa hanche, je la dévore des yeux, toujours dans l’allée. Sa forme guitare, comme si elle avait emprunté les jolis pieds Bété, je la suis, les écouteurs dans ses oreilles, elle m’ignorait, mais ce n’est pas de sa faute.

Elle n’avait pris de rendez-vous avec moi, je la suis. Son teint cacao brillant dans ses scandales d’été, il y a vraiment des créatures au monde. Dès que je me suis mis à sa hauteur, je me suis aperçu, qu’elle s’est mise deux chaînes à ses pieds, ma déception. Comment peut-elle volontairement s’enchaîner à ce point en 2017?

Pour éviter d’ être esclavagiste, je la regardais partir joyeuse, pendant que je pensais à la douloureuse période où, les blancs enchaînaient inexorablement, nos aïeux sur leurs bateaux. Ce rappel m’a contraint à la regarder se fondre dans la nature. Et, pourtant, je la désirais.

Joël Ettien.

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