La surprise à la fête de ma sœur Aimée

La fête d’anniversaire d’Aimée comme un cadeau de vie, m’a permis de revoir mon Koffi. L’amour douloureux, si difficile, qui me rongeait, Aimée, vient sans le vouloir, de le rallumer et je ne sais comment lui manifester ma joie.

Mais sa fête, oui, son anniversaire, m’a remise goût à la vie et je me rends compte que sans la bonne gestion ou maîtrise de cet amour, le reste de la vie, n’est qu’une souffrance personnelle. Donc, c’est comme ça, la vie? J’ai l’impression de faire, un sondage d’opinion pour demander aux gens, si chacun a vécu ces vicissitudes et comment s’en est-il sorti. Si ce n’était pas cet anniversaire, comment et où, aurais-je retrouvé mon Koffi. Maintenant, les vannes sont ouvertes.

Au fond de moi j’étais très heureuse de retrouver mon Koffi car malgré tous ces mois passés loin de lui je n’avais jamais cessé de l’aimer. Cette soirée fut remarquablement inoubliable pour moi puisqu’on ne s’est plus jamais quittés. Mon Koffi, est devenu mature, il semble pourvoir assumer sa vie, sans le regard de ses parents. Il me rassure et je le sens dans son langage, quelqu’un de déterminer. Son physique, n’a pas changé et il est devenu, expérimenté et assagi. Que veut, une femme quand celui qu’elle aime, lui rend l’ascenseur? Je me sens forte, je me sens reine.

Il était logé au camp de la gendarmerie d’Agban, un quartier situé, entre Cocody, Adjamé et Abobo-gare.  Maintenant nous avons un nouveau lieu de rencontre sans que personne ne se doute de rien. C’était notre lieu de rencontre jusqu’à ce qu’il soit détaché dans la garde rapprochée du président de la république. Est-ce une promotion? Mais, je ne m’en doutais de rien, l’essentiel pour moi, c’est de voir mon amour, gravir la confiance de ses supérieurs hiérarchiques. Quand j’arrive dans le camp, ses amis qui me connaissent, me saluent bien bas, avec élégance, respect, politesse et je me sens vraiment femme. Je me sens honorée. Je prends moi aussi de l’assurance et cela se sent dans ma mise à jour régulière. Mes sous corps, ont aussi changé de couleur. Les couleurs préférées de mon Koffi, sont les prioritaires, le blanc. Mon Koffi, aimait la couleur blanche, surtout le soi dans sa transparence qui laisse entrevoir la position naturelle de mon soutien et ce qui va avec. Comme nous sommes souvent à deux, je l’accueillais avec ce que le provoque. La musique, participe à cet éveil.

Pour les petites folies et les laisser-aller, tout est permis. Je ne suis pas trop portée sur le sexe, mais, je sais comment me mettre à l’aise et comment inviter, mon partenaire à se mettre dans son plaisir. Il me donnait l’impression, de rentrer tôt rien que pour me voir, qui l’existait à notre convenance. A ce niveau de la consommation sentimentale, érotique, il n’y a pas de jour, sans atteindre, notre orgasme. On n’avait pas honte de l’un ni de l’autre, donc tout allait comme on le voulait. Partout, en tout temps, en tout lieu, de notre maison, on jouait et on pratiquait, notre libido et chacun, était heureux et content de la joie mutuelle. Un soir, pendant que je regardais, un feuilleton télé, presque, dans ma tenue d’Eve, je le regardais dans le coin de l’œil. Il était dans la cuisine. J’avais mis, la taie d’oreiller sur le bord du fauteuil et mes pieds légèrement posés, l’un sur l’autre, toujours, dans ma tenue transparente. Il allait et revenait. Le parfum, embaumait le salon. J’avoue que j’ai une belle forme. Mes pieds, bien formés et le reste de mon corps, sans défaut. Le temps de me rendre, je sens son poids sur moi, et une grosse embrassade s’en suit. Il transpirait, mais, sans lever la tête, j’étais engloutie dans ses grosses cuisses, je n’ai pas pu résister. Le téléphone a sonné, sonné à plusieurs reprises, ce n’est que, quand nous avons fini que nous nous sommes rendus, que la grande porte d’entrée, n’était pas fermée à clé et que le téléphone aussi, avait sonné. Des petits coups de surprise, comme celle-ci, notre parcours, en a vécu.

Me voir si épanouie, avec le respect que les autres me renvoient au passage, je me sens vraiment honorée, fière et digne. Maintenant, je marche sur mes talons. Mais j’avais peur d’une seule chose, éviter d’avoir la grosse tête. Heureusement que ma nature, timide, ne faisait pas de moi, une personne, à avoir beaucoup d’amis. On me trouve, timide, mais je crois, que c’est une fausse impression, mais je me reconnais, beaucoup observatrice, parce que je suis curieuse. Je préfère, bien regarder que d’être surprise.

J’apprécie tout ce qui est bon, délicieux, magique et ma beauté resplendit encore, au point où, sur mon passage, les hommes n’arrêtent pas non plus de me faire des avances, des dragues, mais mon cœur est pris. Quand une femme, se sent vraiment et sincèrement aimée, comme c’est mon cas, les autres hommes, elle les considère comme des femmes. Ils ne font aucun effet, même avec tous les accessoires, elle n’a d’yeux que pour son homme. Souvent, il y en a qui se proposent de me déposer en voiture à ma destination, avec de grosses voitures rutilantes, mais j’attendais toujours, mon taxi ou mon gbaka, pour continuer mon chemin. Je voulais retrouver, mon Koffi, il est revenu. Il me le rend bien et je n’ai pas besoin de mélanger mon regard avec celui des autres. Je me sens bien.

Mon corps appartient à mon Koffi. Si, ceux-là, savaient comment j’ai souffert et d’où je reviens pour pouvoir retrouver mon Koffi, personne ne pouvait me tenter ou me désarçonner. Je suis déterminée. Je joue le rôle désormais de l’épouse élève et je l’assume. Les nouvelles fonctions de mon Koffi, vont booster notre rang social. Mon chéri, vient de connaître, une promotion. Il est désormais, détaché dans la garde rapprochée du président de la république. Mon mari, est heureux et moi avec lui.

C’est ainsi qu’il est logé en dehors du camp et dans une villa, ce que les autres appellent, pavillon. On décide de vivre ensemble que de faire des distances par jour. Mon installation a été progressive. Comme, j’étais encore en famille, pour mes études et avant qu’il ne revienne. L’amour devient très intense. Notre libido, s’épanouit et nous y foncions sans relâche, jusqu’à ce que je tombe enceinte. A l’annonce de ma grossesse, ses parents, ne savent quoi dire, nous laissent le champ libre. Je suis madame bientôt, avec un bébé. Je me supporte et j’allie, école et foyer, sans gêne.

Ses parents étaient obligés de m’accepter. Sa mère qui se jouait la méchante, maintenant c’est elle, qui prend de mes nouvelles, auprès de son fils. Mais, ce n’est pas son souhait, elle voudrait avoir ce petit-fils, de l’autre qu’elle a imposé à son fils. Je suis enceinte. Cette grossesse, est la marque de notre amour et presqu’une désobéissance à la volonté de ses parents. Comme une défaite pour sa mère, cette nouvelle était mal digérée par sa mère qui resta ferme sur sa décision de ne jamais m’accepter comme sa belle-fille. Me voici enceinte à 23 ans, je vais être mère. Mon souhait est exaucé et je n’arrête pas de dire à Dieu et m’aider à poursuivre dans des conditions meilleures mes études. C’est ma première grossesse. A mes débuts, tout allait bien et d’un coup, des complications, surgissent. Le médecin, nous propose d’arrêter mes études, si je veux bien-sûre avoir dans les conditions meilleures, cet enfant. Je décide de suivre les conseils du docteur.

Moi qui faisais la fierté de mes parents, me voilà, contrainte, d’arrêter mes études pour me consacrer à ma nouvelle vie de femme au foyer. Quant à mon père, il n’a jamais digéré, cette rupture si brutale. Cette histoire d’amour, il savait très bien, que si nous ne protégeons pas, les conséquences, allaient aboutir à une grossesse. Nous voilà, mon Koffi et moi, face à des mécontents des deux côtés. Pour mon père, Koffi venait de gâcher mes études et pour la mère de Koffi, ce n’est pas moi, qu’elle voudrait à ce poste, mais son choix. Quand on dit que l’amour, rend, sourd, aveugle, vraiment, c’est maintenant que je m’en rends compte. Avec tout le respect et la crainte que j’avais de mes parents, me voilà, insensible, mais, j’y tiens et Koffi aussi. C’est moi, qui suis encore au lycée, mais Koffi. Il est déjà dans ma vie active, je ne comprends pas la crainte de nos parents. Je fais l’enfant et après, je poursuis mes études, où est leur problème? Je ramasse toutes mes affaires et vais m’établir chez mon mari, le futur père de mon enfant, ou du moins de notre enfant.

Je vis maintenant avec Koffi. Il devient très attentif, précautionneux et plus aimable. Mes envies de femme enceinte, il les assume. En pleine nuit, je le réveille quand je sens, les douleurs, ou quand l‘enfant bouge, dans le ventre. Il ne se plaint jamais et allait dans le frigo, chercher, les médicaments, en prenant grand soin de lire, les notices. Vers la fin, j’ai cru qu’il allait devenir aussi, médecin. Il me trouvait très belle encore et la chaleur que dégageait ma grossesse, multipliait nos envies qui, souvent dans la douleur, on s’adonnait à nos désirs et après, il m’accompagne chez le docteur. Il avait souvent peur, croyant faire du mal à l’enfant, il a fallu que le pédiatre, lui travaille la tête, pour que nous devenions plus fous qu’avant. Koffi, aimait cette chaleur et la sueur qui perlait sur mon corps, qui brillait et mon teint clair qui illuminait notre vie. Le docteur, lui recommande autant que faire ce que nous voulons, mais, il nous faut faire l’amour régulièrement, comme je ne faisais pas de sport.

Les mois, passent et mon Koffi et moi, sommes habitués à ma grossesse qui venait maintenant à son terme. Ce matin-là, mon ventre bouge et j’ai des douleurs. En même temps que je sentais les douleurs, j’avais cette envie de faire l’amour, alors, j‘appelle, mon Koffi, qui arrive dans la précipitation. Il me voit, en pleine transpiration et je l’invite à me prendre dans ses bras. Je l’embrasse et Koffi, passe, par derrière et nous faisons l’amour. Pendant ce petit temps, l’enfant resta tranquille, sachant bien, qu’il devrait arriver dans la lubrification, pour me faciliter la tâche, ne pas trop sentir la douleur de sa naissance.

On attend, lui faisant des va et vient et moi, dans la douleur. Par mesure de précaution, nous nous rendons à la clinique. A notre arrivée, tout se passait bien. Nous sommes la salle et une chambre, m’est affrétée. Les infirmières, faisaient des allers et retour et au tour du docteur, il me demande de rentrer dans la salle d’accouchement. J’avoue que ma fille, ne m’a pas fatiguée. Seule la robe de la clinique, était sur moi, sans rien d’autre et j’accouche, d’une fille.

A suivre…

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