L’annonce du décès à ma fille 

Les choses sérieuses et inattendues, m’attendent. Dans le silence de mes prières, je dois affronter, l’affrontable. Mon Koffi, n’est plus et le monde m’est hagard. J’avais mes 35 ans quand mon champion, abandonnait le parcours. Sur ce coup, il nous a trahies, notre fille et moi. Nous étions, en plein mi-février et il n’a de cesse, d’allier son amour si romantique, aux moments difficiles. L’année dernière, en février, je me souviens comme si c’était hier. Ce jour-là, j’appelais Aminata qui était sur le point d’arriver à l’hôpital. Aminata, dis-je, peux-tu me prendre des paracétamols à la pharmacie, j’ai froid et j’ai très mal à la tête. Tout d’un coup je vois mon Koffi entrain de convulser, j’alerte les médecins de garde qui rentrent aussitôt dans la chambre d’hospitalisation.

Sortez madame, m’intiment l’ordre de sortir, nous allons nous occuper de votre mari. Sortez ! Attendez dehors ! Je suis inquiète et ma prière à Dieu de ne pas me prendre Koffi. Ma prière, n’a pas été exaucé. Mon fiancé, mon Koffi, Mon seul amour de ma vie, celui avec qui, nous avons mené ce combat de résistance, bravant, sa mère qui ne voulait point de me voir dans la vie de son fils, mon Koffi, n‘est plus. Les yeux clos, un petit sourire dans le coin de sa belle et charnue bouche. Il est couché, les pieds joints, les bras collés à son corps, comme, si le président, venait de le saluer et qu’il doit se mettre, au repos. Il va se rendre dans un casier glacé pour éviter la putréfaction de son corps. Il n’avait pas changé et Koffi, est parti, la bouche fermée, sans aucun souffle de vie et notre joie, se trouve, limitée, comme un abonnement téléphonique. Maintenant, il faut informer les deux familles, la mienne et la sienne.  Comment vais-je annoncer cette nouvelle à princesse ?

Les rapports entre ces deux, père et fille, complicité, amour, tendresse. Une grosse cassure, va t- elle supporter la mort de son père chéri, si nous n’avons pas le choix, il me revient encore, la lourde tâche, de cette annonce, cet avis et communiqué ? Arrivée à la maison, les yeux enflés et le visage tuméfié, ma fille, comme à son habitude, courut vers moi, pour demander si son papa, allait bien.  Je la prends dans mes bras faibles et moites. Je n’ai plus de force. Le peu que j’avais économisé pour soutenir, mon mari, sa mort, me l’a arrachée. Princesse, ma fille, nous n’avons plus personne, ma fille, celui qui revient du travail et vers qui, nous allons nous jeter dans ses bras et toi, sur ses épaules, ma fille, ton père, est décédé. Aminata et moi, annonçons la nouvelle à Princesse. Comme, un beurre de karité au soleil, je vois ma fille s’effondre et s’écroule. Mes larmes, n’ont pas supporté ma fille et comme un robinet ouvert, ça coule sans arrêt. Même, ma copine sur qui, je voulais, m’appuyer, n’a pas pu tenir. Le salon devient le lieu, des pleures à grands cris. Elle était dans tous ses états. Papouche, comme il appelait son père tu avais promis que tu veilleras sur moi, ensuite, tu prendras toujours soins de moi pourquoi, me trahir, se lamente, princesse. Nous essayons bien que nous puissions de la calmer et de lui dire, c’est vrai que ton papa n’est plus de ce monde mais de là, où il sera, il veillera toujours sur toi comme il te l’avait promise. A qui, il nous a confiées avant de partir pour l’au-delà ? Qu’allons-nous devenir sans toi, telles sont les questions que me posaient tout en pleurant et que je continue de me poser.

A suivre…

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