Le début des obsèques de Koffi

Après que ma belle-mère ait dit que j’avais fui, après le décès de Koffi, en fermant hermétiquement les portes de notre cour, parce que je ne veux pas qu’ils sachent ou mettent la main sur les affaires de mon mari, car pour elle, mon intention, qui est de donner la mort à mon mari pour lui prendre toutes ses affaires. Comment il pouvait en être autrement. S’il n’y a personne à la maison, parce que nous sommes préoccupés par le décès, pourquoi, la maman de Koffi, voudra que je laisse les portes ouvertes ?

Les gendarmes sont déçus, mais en même temps, ils se frottaient à notre tradition sur les cas de décès. Après ce constat humiliant, ils ont réussi à faire ce qu’ils pouvaient et rentrèrent à leur base. De là où je me trouvais, l’information de ce qui s’est dans la cour de Koffi me parvient. Sa mère, a montré sa haine contre moi, me montrant comme la meurtrière de son fils. Entre-temps je fus informée de la visite de la gendarmerie.

Pendant ce temps, je me trouvais chez mes parents. Nous sommes dans le même quartier, donc, tout ce qui se passait, chez les uns, avait de l’échos chez les autres. Avant de recevoir l’autorisation de me rendre chez les Koffi, on m’a fait quitter notre domicile et ma fille et moi, sommes, chez mes parents. Mes amis, venaient me saluer pour me présenter leurs condoléances, certains, avaient des bras chargés de bouteilles de vin et de jus, d’autres, juste, de passage. Cet acte de générosité, je suis loin de l’oublier, qui me permettait de m’en servir pour les autres réceptions. De nature, quand les gendarmes finissent, les visites, ils passaient me voir, mais pour cette fois-ci, je n’ai vu personne et cela à commencer par m’inquiéter. Sur conseils de mes parents, je me rends à son lieu de travail pour en savoir davantage.

Le matin, je m’habille et j’emprunte un taxi, quand bien-même, nous avons une voiture que je conduisais, mais par mesure de prudence, je prends, un taxi. J’arrive à la présidence de la république. Dès que ceux qui étaient de garde, m’ont vue, ils se sont levés pour le saluer et se précipitent à me recevoir. Ainsi, le commandant supérieur, est informé qui me reçoit. Mon commandant, lui dis-je, je savais que vous étiez dans la famille de Koffi, hier, je vous ai attendus en vain, et comme, cela ne fait partie de votre habitude, j’ai souhaité moi, même en personne, venir ici, pour en savoir davantage. Madame, c’est parce qu’il y a trop de choses que nous avons réglé à votre insu et vue le temps si avancé, on n’a pas voulu vous déranger et nous sommes rentrés et vous faites bien de venir me voir. Comment va la petite? Je lui réponds qu’elle va bien, sauf qu’elle supporte difficilement la mort de son père, oui, je comprends, rebondit le commandant. Je sais que ce n’est pas facile. Mais hier, nous avons eu du mal, à convaincre votre belle-famille, mais, on a fini, j’espère par les convaincre et nous allons prendre toutes les dispositions, pour que les obsèques de votre défunt mari, se passent bien. C’est la courtoisie des gendarmes que j’entends. Ils ont tellement le sens de la diplomatie, qu’ils peuvent t’offenser, sans que tu ne t’en perçoives. Mais, je n’ai pas été offensée, mais plutôt apaisée. A ma sortie de son bureau où il m’a accompagnée jusqu’à à la salle de réception. Une fois, qu’il se soit majestueusement éclipsé, les autres, se bousculent pour le saluer, pour ceux qui me connaissent et pour les autres, ils venaient poliment, me présenter leurs condoléances. C’est ça, la solidarité des corps habillés. J’en garderai ce souvenir.

J’ai eu le flaire de me rendre chez le commandant, sinon, il prendrait pour argent comptant, la version de la mère de Koffi qui leur a laissés entendre que j’ai donné la mort à mon fiancé et m’accaparer de tous ses biens. L’essentiel, c’est comment inhumer dans la dignité et l’honneur, mon Koffi, qui est parti trop tôt dans ce voyage sans retour, avec une fille en charge. J’ai donné la version et le débat est équilibré.

Au retour, dans le taxi, des interrogations se bousculent dans ma tête. Comment est-ce que les parents de Koffi peuvent-ils être méchants ?  Comment est-ce qu’ils ont pu raconter tous ces mensonges aux gendarmes ? Pour quelles raisons est-ce que je dois fuir les funérailles de Koffi ? Vraiment l’être humain est méchant et mes larmes inondaient mon visage, au point où, le chauffeur du taxi, est obligé de me demander, ce qui se passe. C’est là que je réalise que je ne suis pas dans un lieu de deuil et j’essuie mes larmes. Le taxi me descend et je rentre chez moi. Après ma visite chez le supérieur de Koffi, je suis appelée par le capitaine d’Agban qui voulait me rencontrer et me savoir ce qui c’est réellement passé pour que je puisse être mise à l’écart de toutes décisions. Je me rends à Agban pour lui donner ma version des faits. Saviez vous que vous êtes la femme légitime de Koffi ? C’est vous qui devriez décider de tous concernant les funérailles. C’est vrai que je suis son épouse mais je ne ferai pas de bras de fer avec ses parents car malgré tous c’est leur fils mais je souhaiterais quand même être associée à la prise de décision mais ce n’est pas le cas.

Ces parents ne veulent pas me voir aux funérailles et sur le faire-part ils n’ont mentionné mon nom ni celui de princesse parce qu’ils ne veulent pas que je sois a la veillée de Koffi. La gendarmerie n’a pas du tout cautionné cela et a exigé que je sois la pour rendre un dernier hommage à mon Koffi. Gare à celui qui oserait toucher à la veuve, et elle sera présente que cela vous plaise ou non aux funérailles et a l enterrement de son époux car nous venons dans un premier temps pour la veuve et l orpheline. C est comme ça que les parents de Koffi me laissa participer a la veillée ainsi qu’ a la levée de Koffi. Mon Koffi fut enterré, et je me sens seul mais lorsque je vois princesse, elle me donne la force de me battre car c’est elle désormais que j’ai. Après quelques mois passés chez nous je fus obligée de libérer la maison et de rentrer en famille pour continuer le veuvage car la maison où nous habitions était une maison baillée.

Comment traiter une femme qui a perdu son mari et  qui souffre d être a la base du décès de celui-ci. Au fond de moi je souffrais mais pour princesse je me devrais d être forte car elle n a que moi désormais et me voir sombrer serait catastrophique pour elle. Dieu m a brisé le cœur en me prenant mon Koffi et comme si cela ne suffisait pas toute sa famille m a également tourné le dos et rejeté princesse par la suite.

A suivre…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.