Bénin/Football: A la rencontre de Rabiou AYIGBEDE, le jeune prodige béninois

Après un séjour fructueux et rempli d’expériences au pays du football et du roi Pélé, de retour sur sa terre natale, Rabiou AYIGBEDE a bien voulu nous accordé une rencontre afin de nous faire partager son aventure.

Arrivé au Bénin depuis la semaine dernière, l’équipe de Business & Actuality Tv s’est dépêchée pour aller à la rencontre de ce jeune garçon pétri de talents et dont tout entraîneur pourrait en rêver. Ce lundi 23 Avril 2017, Rabiou AYIGBEDE a répondu favorablement à notre appel et à bien voulu se prêter à nos questions malgré la fatigue et son emploi du temps chargé.

Nicaise ABO: Après votre séjour au pays du roi Pélé, quelle émotion vous anime à votre retour au pays de vos ancêtres?

Rabiou AYIGBEDE: Tout d’abord, je tiens à remercier l’équipe de B&A tv, c’est déjà un énorme plaisir de jouer sur le sol de cet illustre joueur. (Il ouvre une parenthèse) Ce pays est appelé pays du football et quiconque y met les pieds a envie de pratiquer le football. Pour répondre à votre question, je suis très heureux de revenir sur ma terre natale et de revoir mes parents, amis et autres… C’est un instant de pur bonheur!

Nicaise ABO: Lors de la première interview, vous nous avez laissé entendre que vous étiez aussi étudiant hormis votre carrière de footballeur. Alors pouvez-vous nous dire dans quel domaine évoluez-vous?

Rabiou AYIGBEDE:  Oui! j’ai eu accès au sol brésilien par le biais d’une bourse d’étude. Mon objectif premier était de poursuivre mes études. Une fois au Brésil, j’ai fait la première année de langue (Portugais) et par la suite j’ai débranché pour me lancer dans le journalisme qui était au début mon domaine. Cependant, c’était une filière que j’aimais pas trop parce qu’il fallait beaucoup lire (Il rit). Toutefois, je me concentrais sur les études mais aussi je me consacrais au football; celui des universités. Par la suite, j’ai changé de filière et opté pour l’économie.

Nicaise ABO: Ainsi donc, nous avons en face de nous un footballeur, un économiste et aussi un journaliste? (Rire)

Rabiou AYIGBEDE: (Rire) Non! J’ai fermé la page du journalisme.

Nicaise ABO: En termes d’expériences, que vous a apporté le Brésil?

Rabiou AYIGBEDE: Sur le plan sportif, (il s’exprime avec humilité) je ne le vois peut-être pas tout de suite mais mes anciens amis du centre de formation ici au Bénin avec lesquels je garde la forme en ce moment, disent que mon niveau a considérablement évolué. Dans la vie sociale, je sens en moi que j’ai grandi et j’ai acquis beaucoup d’expériences. Le Brésil ou du moins mon aventure dans ce pays m’a vraiment forgé.

Nicaise ABO: Poursuivez-vous encore vos études ou vous les avez arrêtées?

Rabiou AYIGBEDE: J’ai dû arrêter car ne pouvant pas évoluer dans les deux (2) activités en même temps.

Nicaise ABO: Alors vous êtes carrément et purement un footballeur aujourd’hui?

Rabiou AYIGBEDE: (Rire) Oui, je peux le dire ainsi!

Nicaise ABO: Comment est-ce que pour un étudiant que vous étiez, vous avez opté pour une carrière footballistique?

Rabiou AYIGBEDE: C’est toute une histoire! Au Brésil, il y’a un sport qu’on pratique le plus; le foot de salle et particulièrement dans la ville où j’étais. On se donnait des rendez-vous entre amis y compris des brésiliens les soirs après les cours et le resto pour jouer au foot de salle. Je précise qu’on jouait les nuits. Et un jour pendant que nous jouions, le coach de l’université est venu nous assisté et de là, il décida de nous sélectionner pour constituer l’équipe A de l’université.

A partir de cet instant, l’administration a commencé à investir et les entraînements ont arboré le caractère professionnel. Nous nous entraînons deux (2) fois par semaine, le mercredi et le vendredi. Cependant, je n’avais pas le droit de participer au championnat universitaire car je devais avoir d’abord une bourse qui me permettrait de voyager partout dans le pays et de participer au championnat. Chose que l’université a faite! J’ai pu participer au championnat et à mon premier match, j’ai inscrit un beau but. Après ce match, j’ai été contacté par un autre entraîneur qui voulait me faire accéder au foot professionnel. Il était aussi entraîneur d’une équipe de la deuxième division D2 Brésilienne. J’étais content mais je m’en méfiai, et surtout après les conseils de mon entraîneur de l’université. Mais après plusieurs échanges avec ce dernier, je finis par accepter et quitter la ville pour une autre, ville dans laquelle je réside actuellement et où j’évolue avec mon club « La Siña ».

Nicaise ABO: Que signifie « La Siña »?

Rabiou AYIGBEDE: « La Siña »! elle n’a pas de définition, c’est une communauté qui cultive l’amour du prochain et s’est rassemblée pour se donner le nom « Jardin de Siña ».

Nicaise ABO: Comment avez-vous vécu votre tout premier but?

Rabiou AYIGBEDE: J’étais hyper content car je ne m’y attendais pas. Le ballon est venu, j’ai tapé dedans et c’est rentré. Normalement, j’aurais dû embrasser mes coéquipiers mais j’ai juste fait un cœur avec les doigts de la main à l’endroit des supporters. Le public s’est levé et m’a acclamé. (Il rit) Je ne savais même pas quand les journalistes m’ont fait les photos, c’est après que mes amis me les ont envoyées et j’étais stupéfait.

Nicaise ABO: Comment était l’ambiance à votre arrivée à « La Siña »?

Rabiou AYIGBEDE: A vrai dire, c’était pas facile d’intégrer le groupe car ils ne m’ont pas accordé tout de suite leur confiance. Mais par mes preuves faites sur l’aire de jeu, j’ai su dompter le cœur de l’entraîneur et depuis, je suis devenu titulaire.

Nicaise ABO: N’aviez-vous pas eu peur de la concurrence vu que le Brésil est un pays de génies du foot?

Rabiou AYIGBEDE: Assurément! Mais j’ai gardé une leçon que m’a apprise mon coach du Bénin  » Rabiou, ne donne pas la balle à l’adversaire ». J’essaie d’appliquer cette loi et je sais qu’avec ça, même Guardiola pourrait vous recruter (Il rit). Contrairement aux Brésiliens, je suis au top physiquement et dans la vitesse, ce qui leur manque.

Nicaise ABO: Dans vos dits, vous parliez de Guardiola, nous sommes tentés de connaître le nom de votre club de rêve.

Rabiou AYIGBEDE: Réal Madrid (Il rit). Mais étant tout petit, mon club de rêve était le PSG à cause de la présence de mon modèle Stéphane Sességnon.

Nicaise ABO: Votre amour pour le PSG était donc conditionné par la présence de Sességnon? Mais pourquoi alors le Réal Madrid puisqu’il n’y est pas?

Rabiou AYIGBEDE: (Tout en riant) Oui! Mais j’aime le Réal Madrid à cause de l’entraîneur actuel: Zidane.

Nicaise ABO: Admettons que vous évoluez dans le club de vos rêves et qu’au même moment vous recevez deux (2) invitations de sélection nationale, l’une pour l’Espagne et l’autre pour le Bénin; quel serait votre choix?

Rabiou AYIGBEDE: J’ai très envie de jouer pour ma nation, défendre ses couleurs et enfiler le dossard « 17 » comme mon mentor. Cependant, si le monde du football béninois reste dans l’état actuel qu’on connaît, j’opterai pour la sélection Espagnole.

Nicaise ABO: Vous parlez beaucoup de Sességnon, l’avez-vous une fois rencontré?

Rabiou AYIGBEDE: Non! je l’ai déjà vu mais pas de très près. Mon rêve c’est de le rencontrer afin de bénéficier de son expérience, de ses conseils et même faire des vues avec lui…(Rire)

Nicaise ABO: Qu’est-ce que vous aimez chez Stéphane Sességnon?

Rabiou AYIGBEDE: Sességnon! C’est un joueur complet. Vitesse, précision, physique, endurance, sens du jeu…, il est vraiment exceptionnel.

Nicaise ABO: Alors, votre mot de fin!

Rabiou AYIGBEDE: Merci à toute l’équipe de B&A tv, car c’est vraiment un honneur d’être affectionné par toute une masse. Seul au bout de l’effort se trouve la récompense. Dieu nous bénisse

 

Interview réalisée par Armand-Nicaise ABO

Rédacteur-chef de www.businessactuality.com

 

 

 

6 pensées sur “Bénin/Football: A la rencontre de Rabiou AYIGBEDE, le jeune prodige béninois

  • 23 avril 2018 à 19 h 12 min
    Permalink

    Quand je vw mn pays laissé un bra valide coe Rabiou je me demande lamour ke les sommets ont pr notr foot

    Répondre
  • 23 avril 2018 à 20 h 04 min
    Permalink

    Beau comme discours, Rabiou Ayegbede est le meilleur que j’ai connu dans ma vie.voilà des joueurs que nous avons besoin dans notre pays le Benin mais comme il l’a dit l’État de notre football d’aujourd’hui ne va pas du tout.En outre, un jeune béninois qui a grandit dans le pays des rois du foot alors pourquoi ne pas lui donner une chance pour défendre notre nation béninoise ?

    Répondre
    • 26 avril 2018 à 16 h 46 min
      Permalink

      Mais non Rabiou est Portonovien parti continuer ses études au Brésil ! Formé dans le centre de l’ancienne gloire du foot HONDJO Alphonse

      Répondre
  • 23 avril 2018 à 20 h 43 min
    Permalink

    bravo pour cette initiative de nous faire connaître ce talentueux!

    Répondre
  • 25 avril 2018 à 10 h 44 min
    Permalink

    Xlt je m’appel Charles hounhoui je vie au bénin dans la ville d’Abomey calavi je suis faciné pas le parcours du jeune béninois comme moi si vous pouvez m’aide je vous séré reconnaissant .et si vous voulait me suivre pas mes vidéo et mes photos donné votre site web merci et bonne journée a vous et que Dieu nous béni.
    En ce qui concerne mon nom du facebook es karmelo Manchester merci

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.