Bénin: Sanctions contre les agents de l’ex Police et de l’ex gendarmerie et lutte contre la corruption :Que gagne le pays?

La lutte contre la corruption et les infractions connexes sous le régime du Nouveau Départ ne faiblit pas malgré les procès d’intention et autres interprétations.

Le dernier fait retentissant fût la radiation de 27 officiers de la Police Républicaine pour mauvaise gestion des fonds additionnels annuels de renforcement des capacités opérationnelles et d’intervention des unités de sécurité exercice 2017. Ces sanctions que d’aucuns qualifient d’extrêmes constituent un signal fort lancé par le Gouvernement TALON à l’endroit de tous les cadres et autres fonctionnaires de la république.

La lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics connait un coup d’accélérateur depuis Avril 2016,disais je. Plusieurs membres de la société civile ont maintes fois reconnu le mérite du Président de la République dans cette révolution enclenchée depuis sa prise de pouvoir. Mais que gagne le Bénin dans cette croisade contre la prévarication?

La peur du « gendarme » entraîne aujourd’hui à elle seule une révolution des mentalités. Le fonctionnaire béninois commence à avoir la phobie de mal gérer les ressources publiques. D’aucuns préfèrent même ne plus avoir de contact avec l’argent public même si leur poste l’exige. Pour d’autres, il n’est plus question de débourser 1f sans pièces justificatives conséquentes. Tout le monde est aux aguets. Le douanier ne veut plus de pot de vins .<<Si tes papiers sont en règle, pardon faut circuler, je veux pas avoir de problèmes>> dixit un ami douanier à qui un importateur a décidé d’offrir deux millions comme la tradition l’exige dans le milieu. Le rançonnement a drastiquement chuté sur nos différents axes routiers. L’agent de sécurité autrefois posté dans un coin de rue pour guetter le premier faux pas de l’usager afin de lui soutirer un petit billet de 2000f joue désormais son rôle de dissuasion sans cinéma. Le camionneur quittant Djougou pour Cotonou n’a plus un seul franc à débourser sur le trajet pour mettre à l’aise les agents de la police républicaine. La conséquence est immédiate. La marchandise transportée n’aura pas à subir cette répercussion autrement effective.
En somme, les mentalités changent car l’autorité de l’État est restaurée. Le bien public est considéré comme tel et doit être géré avec la plus grande probité. Le Bénin se remet au travail. Il faut mériter le peu qu’on gagne en attendant que la production collégiale soit partagée; ce qu’on d’aucuns appelleront la prospérité partagée.

Cette lutte salutaire engagée contre la corruption est non seulement saluée par la majorité des Béninois mais aussi par la communauté internationale qui suit avec une attention particulière le déroulement des événements dans notre pays. Le rapport 2017 de l’indice de perception de la corruption de l’ONG allemande Transparency International classe le Bénin 85eme sur 180 pays évalués. Ainsi notre pays classé 95 ème sur 176 pays en 2016 gagne 10 bonnes places et se pointe parmi les moins corrompus du monde. L’indice de perception de la corruption qui ne mesure que les actes touchant le secteur public montre bien que les efforts du gouvernement du Président TALON pour favoriser la bonne gouvernance et assainir les finances publiques portent leurs fruits. De plus en plus, des délégations béninoises sont appelées à exposer dans des fora notre modèle.

Au vu de ces résultats, l’on est en droit de féliciter le Gouvernement et son chef et de les inviter à poursuivre cette lutte implacable contre la corruption pour le salut des générations futures. Le cadre béninois doit comprendre qu’il faille désormais s’adapter à la nouvelle dynamique au risque de se retrouver dans le couloir des mésaventures. Au Béninois de soutenir cette détermination du gouvernement du Nouveau départ à lutter farouchement contre cette gangrène qui l’a longtemps cloué au pilori et noirci son avenir.

Relayé par Bassitou N’TIA

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