Côte d’Ivoire: Délégations extérieures du PDCI RDA, un grand malaise

Ce qui va suivre, est loin d’être un procès, mais juste un constat. Le PDCI RDA traverse des pires moments de son existence. Il est même à la croisée des chemins.

A vouloir régler des comptes ou chercher à maintenir la paix, il a flirté avec des « amis dangereux » qui lui font perdre, sommeil, crédibilité, dignité et le parti baigne dans la suspicion et perd au fur et à mesure, son crédit. Le président de ce parti, M. Bédié, à force de faire des concessions, se trouve de gré ou de force, dans des compromissions. C’est dans cet imbroglio qu’à la suite de son dernier congrès, une équipe s’est mise en place, soi-disant pour affûter ses armes pour la reconquête du pouvoir d’état perdu par le RDR de M. Ouattara par un coup d’état en 1999. Le secrétariat chargé d’encadrer la diaspora, semble à bout de force, d’imagination et crée plus de problèmes, qu’il en résout. Un serpent à plusieurs têtes.

Est-ce une complaisance ou un attribut d’honneur à des amis, maîtresses de ce qui se passe, véritablement dans les délégations extérieures, dont la seule qui bat le pavé est bel bien la délégation de Paris, Ile de France, ne pas le reconnaître, c’est faire preuve de la mauvaise foi.

Est-ce le moment pour ce parti qui perd chaque jour, son crédit ? Le tango que la direction fait danser parce qu’en face, le RDR de M. Ouattara, montre des signes de terrassement et d’ingratitude, le moment n’est pas du tout indiqué de jouer au chat et à la souris. M. Kouamé Kra, serait-il à la hauteur de sa tâche ? C’est bien de lui qu’il s’agit. Il a été nommé à ce poste par la direction de son parti, mais, il semble essoufflé. A la nomination de M. Yao Basile, le PDCI RDA section de Paris, était quasi inexistant. Des nominations de complaisance avaient créé un bicéphalisme qui bloquait la chaîne. Rive gauche, rive droite, des dénombrements qui avaient mis sous l’éteignoir, le bon fonctionnement du parti. S’ils reconnaissent la qualité de Paris, de s’être trompés et qu’ils croyaient tirer des leçons, pour quelles raisons, les femmes n’ont pas été rattachées au seul délégué qui se bat bec et ongle pour redonner une nouvelle vie au PDCI RDA Paris Ile de France ? C’est comme s’ils demandaient à Yao Basile de courir avec une grosse chaine aux pieds.

Pourquoi M. Kouamé Kra, entretient le flou dans le dos du délégué général pour donner l’impression à ses femmes qu’elles sont libres, autonomes, sans concertation avec celui qui a été présenté comme le lead vocal de cet orchestre ? Y-a-t-il deux capitaines dans ce petit bateau ? D’ailleurs, à la lumière du combat, M. Kouamé Kra, ne semble pas supporté les initiatives de mobilisation, de sensibilisation du délégué général Yao Basile que tous reconnaissent, son dynamisme, ses prises de risques pour redorer le blason. Il brille toujours par son absence et se fait représenter par son adjoint qui lire toujours, des discours envoyés soi-disant par mail.

La goutte d’eau qui a débordé le vase, c’est la sortie des femmes où Madame Bra Kanon Véronique était l’oratrice et qui a tenu des propos, qui ont donné encore de l’espoir aux militants, où il a été empêché pour un problème de décès. Il était donc excusé. A l’installation des jeunes, il s’est fait encore absenter et son discours par mail, a été lu. Dans ce discours, M. Kouamé Kra cautionne, un événement qui figure déjà dans l’agenda du délégué général, une cérémonie d’hommage au président Bédié, dont il veut absolument que les femmes l’organisent. Du coup, dans la salle, les uns et les autres se sont toisés des regards.

A chaque fois que le délégué organise, un événement, les femmes de M. Kouamé Kra, n’y viennent pas pour collaborer, mais pour y semer la zizanie. S’il est incapable d’assumer ses responsabilités, parce que trop débordantes pour lui, il est temps que le Pr Maurice Kakou Guikahué prenne les siennes pour le bon fonctionnement du parti à Paris, centre moteur des décisions africaines. Il plombe le combat du PDCI RDA à l’extérieur, où l’heure des nouvelles technologies sont à la pointe et dont il n’est pas un jouisseur et un connaisseur.

De toutes les délégations extérieures, que M. Kouamé Kra, nous dise, lesquelles fonctionnent à hauteur des innovations de rassemblement, comme celle de Paris, qui le fait à ses propres fonds ? On peut ne pas aimer Yao Basile, mais cette façon de faire la politique de deux poids deux mesures, ce n’est point le moment. Le PDCI RDA ne doit plus se donner à ces pratiques anciennes comme s’il était au pouvoir, alors que justement, ce pouvoir lui a été arraché par un coup d’état. Il faut des gens compétents maîtrisant tous les outils du combat de notre époque pour en arriver à la victoire. Si la direction a jugé utile de remanier à des postes, comme le départ des Adjoumani, ll doit revoir celui à qui a été confié par erreur la gestion des délégations extérieures qui se meurent et dont Paris seule se bat pour relever le défi de la sensibilisation et de la mobilisation.

Si le parti veut véritablement reconquérir le pouvoir d’état, ce n’est toutes les soldates et tous les soldats qui doivent figurer au premier plan pour cette bataille. Alors, il est temps de revoir, la place et la fonction de chaque responsable pour la victoire de 2020 si et seulement si, le PDCI RDA veut y aller pour cette victoire. Loin de faire des procès d’intention, juste un constat.

                                                                                              Joël ETTIEN

                                           Porte-parole du Renouveau mondial du PDCI RDA

                                       Directeur de publication : www.businessactuality.com 

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