Sur le bord de mal journée

Je sais que ce qui se passe dans ma tête mais pas dans la tienne​

Le temps passe et le silence s’écrit​

Le morceau du temps s’illumine​

Il m’éclaire comme sur un parcours de soleil​

Le monde avance et nous reculons​

La vie sourit quand notre monde se ramollit​

Tout dandine et nos yeux se perdent ​

La distance, dans son silence nous enseigne le regard​

Le silence dans notre distance, nous parle​

Et j’avance avec la tête pleine de ce que je sais sans savoir ce qui se passe dans la tienne​

Tout ce que nous avons laissé, chante aujourd’hui​

Je sais ce que je pense​

Le vent siffle parfois ses mélodies souvent tristes et drôles​

Le chemin m’offre des pensées avec ses jolis paysages et j’avance​

Une collation de trop, m’effraie​

La jalousie fait ton robot​

Un étang d’oiseaux brouillent le bruit qui alimente mon silence​

Formidable ce temps jadis où nous étions si frais et frêles​

C’est à l’ombre de ce lourd manteau​

Silencieux que je découvre, ton inexistence​

Celle qui me l’annonçait, n’était plus l’ébène que j’appréciais​

Le temps, son silence et son calvaire, m’ont effrayé ce chemin​

Mon bouquet de sourire se transforme en larmes inconsolables​

Je ne crois plus au silence​

J’ai posé sur la vague de l’océan pour atterrir sur l’arbre du désert​

Ah fini, les montagnes, cette espèce rare, sur le bord de ma journée si loin.​
 Joël ETTIEN​

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.