La pauvreté

Voilà quelqu’un qui m’énerve

C’est la pauvreté qui ne vieillit jamais

Elle est tout le temps, joviale dans son monde

Si ce n’est pas pour se rajeunir, c’est la jeunesse qu’elle guette

De l’extérieur, je vis la vie, de l’intérieur, elle vit ma vie

Depuis la nuit des temps, comme une cascade

Fait pleuvoir sa cruauté sur des innocents

Ses dieux sans dieu

Contre sa méchanceté dépossédant nos dieux

Un matin, assis au carrefour devant mon tabernacle

Je cherche toutes les tables qui cachent sa laideur

Elle cherche sa possession sur ma vie

Vraiment, elle m’énerve

Une amitié forcée portée sur la tête

Qui enlève tout dans mes poches

Je n’ai aucune dignité qui puisse honorer mon honorabilité

Mon nez appelle la risée

Je lui ordonne de quitter ma vie et me demande de régler mes dettes

Cet océan de bonheur chancelle les chansons sans odeur

Qui traversent les couleurs des rondeurs

Comme un vent qui souffle l’ouverture

Pendant qu’elle se croit immortelle, ma vie se cache derrière le soleil

Qui m’a compris pour braiser les ardents désires de cette pauvreté

Vous êtes tous aimables de m’avoir assisté à la vaincre

Merci !

                                                                Joël ETTIEN

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