L’ONU impose un embargo sur les armes au Soudan du Sud

Les membres du Conseil de sécurité ont adopté vendredi un embargo jusqu’en mai 2019 sur les armes vendues au Soudan du Sud. La résolution, soumise par Washington, cible d’ex-dirigeants de l’armée devenus leaders de l’opposition.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a imposé vendredi 13 juillet un embargo sur les armes au Soudan du Sud et des sanctions contre deux responsables militaires, alors que le pays est en guerre civile depuis près de cinq ans.

La résolution, présentée par les États-Unis, a été adoptée de justesse par neuf des 15 pays membres de la plus haute instance de l’ONU. C’est le minimum requis pour qu’une résolution soit adoptée sans qu’un des cinq membres permanents n’oppose son veto. La Russie, la Chine et quatre autres nations se sont abstenues.

Les États-Unis ont mené une pression intense pour obtenir les votes nécessaires pour faire adopter cet embargo, après avoir échoué en 2016 à convaincre le Conseil de soutenir la mesure et de couper l’afflux des armes au Soudan du Sud.

« Ce sont des armes que les groupes armés ont utilisé pour tirer sur des pères devant femmes et enfants, pour braquer les convois d’aide alimentaire ou pour attaquer des femmes et des filles », a affirmé devant les membres du Conseil de sécurité l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley , avant le vote.

Des « violations continues et flagrantes »

La résolution adoptée révèle « une préoccupation profonde » du Conseil de sécurité « face à l’échec des dirigeants du Soudan du Sud à mettre un terme aux hostilités » et « condamne les violations continues et flagrantes » de l’accord de cessez-le-feu et de libre accès humanitaire conclu en 2015.

Il y a moins d’un mois, un accord de paix avait été conclu à Juba entre les deux factions rivales. Il constituait la deuxième tentative des médiateurs d’Afrique de l’est. Mais il a encore été violé.

Le texte établit un embargo sur les armes jusqu’au 31 mai 2019 à destination du Soudan du Sud. Il autorise les États membres de l’ONU à détruire ou neutraliser toute cargaison d’armes interdites en vertu de l’embargo. Les deux individus ciblés dans la résolution sont Malek Reuben Riak, ex-chef d’état-major adjoint, et Paul Malong Awan, ex-chef d’état-major devenu un des dirigeants de l’opposition.

france24

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