Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié : enfin, l’espérance !

Pour mieux faire passer mon message, je vais tutoyer mon père avec qui, nous irons jusqu’au bout.

Tu as fait saigner mon cœur par cet attentisme laxiste qui a failli mettre le germe du doute sur mon parcours de militant et de combattant. Tu as mis du temps et j’ai pris ce temps. Sur ce chemin, comme un musicien, je me suis servi de l’incertitude pour écrire mes notes de libre penseur. Et parfois, je n’ai pas été tendre, je le sais. Mais sur le moment, il me le fallait et j’en assume et demeure, toujours libre penseur. Puis-je me taguer la poitrine d’avoir contribué à démontrer mon degré sincère de mon militantisme, ma dose de foi d’amour et d’objecteur de conscience ?

La victoire, hélas a plusieurs paternels, là aussi, j’accepte. Je te trouvais lent, laxiste, insensible et comme du feu qui tombait sur mon petit corps, j’ai fait ressentir la douleur par ce que j’ai appris le mieux, le journalisme d’investigation et de communication politique. Mais, je te reconnais et te souviens-tu, quand tu avais été contraint d’abandonner ton pouvoir par ce même Ouattara, Dauphoud Jean-Baptiste, à l’époque, responsable du cercle national Bédié en France et moi, fraîchement arrivé sur les bords de la seine, tu avais accepté de nous recevoir. Tu étais encore sous le choc. Je t’avais parlé cet après-midi-là et nous étions en 1999, dans ton luxueux appartement du XVIème. A la fin de notre entretien, tu nous avais remis, une somme de 10 000 frs français à cette époque. Comment veux-tu que je la ferme, quand je vois, je lis, j’entends certaines aberrations sur toi ? Non, alors sur cette place publique, je te fais mes excuses.

Par ce geste, je te reconnais maintenant et tu peux compter sur moi et surtout, ma détermination. Je suis et je demeure toujours, un militant, mais pas un suiveur. C’est Ouattara seul qui ne sait pas qu’en Afrique, les morts ne sont pas morts. Mais, tu viens de te sauver et sauver la famille PDCI RDA, et je t’avoue que ton courage devant les chefs Akan, est un grand signe que le président Houphouët Boigny a accepté et tu as sa bénédiction. Ne recule pas et n’aies pas peur. Tu l’as tellement bien compris que tu mérites l’adhésion de tous les ivoiriens, de tous les bords politiques car, quand, un pays est en danger comme le nôtre, il faut faire fi de ses idéologies et mettre de côté ses ambitions personnelles pour aller le secourir.

Je te prenais pour un rancunier tenace. Tu as mis du temps et j’ai saisi ce temps, on se comprend. Alors mon adresse à nos frères, le plus dur commence, mettons-nous ensemble car le pays, notre pays avant tout. Bon nombre l’ont quitté sans baluchon, beaucoup, ne l’ont plus revu depuis et d’autres sont morts, mais pardon, bats-toi pour faire libérer ceux qui paient le prix de cette imposture et faire revenir tous ceux qui sont en exile. Il faut que tu sois assis, sur le trône de ta sagesse et de ta raison, pour que nous célébrons le jour, ce jour tant attendu de la vraie réconciliation pour nous oindre de cette huile sacrée de notre paix que Ouattara, pensait jeter à la mer, alors que tu l’avais gardée. Merci le Sphinx de Daoukro. La route qui passe devant notre cour familiale à Abongoua, je vais la baptiser, rue Henri Konan Bédié, et je suis vraiment sincère, laisse-moi rentrer et tu verras.

Notre pays, n’a plus besoin d’économistes chevronnés à sa tête, mais d’un vrai fils qui aime, avant tout la Côte d’Ivoire et profondément ses frères et sœurs ivoiriens et tous ceux qui y vivent. Là encore, on a compris. Ouattara a pris les armes pour te combattre et te pousser hors du pays, mais pour ce que tu viens de lui infliger, c’est ce que j’appelle, le vrai coup d’état qui va susciter le sursaut national. Là aussi, on attend ton top départ.

Il viendrait exposer sur la place publique, des forfaitures te concernant, des impayés de ceci, on le connait maintenant. Tu as dit qu’on ira jusqu’au bout, mais saches que tout le peuple est avec toi. Si tu savais combien ton fils Akossi Bendjo était heureux, hier à la suite du bureau politique. Si tu savais comment Gbagbo Laurent et Blé Goudé, ont jubilé, je te salue N’zuéba. Pardonne à un vrai militant qui, dans l’obligation, a réagi. Mais, ne vas pas à ces élections locales, ta propre crédibilité en dépend car tu sais que n’importe qui, veut prendre notre commune phare, le Plateau, n’y allons pas, s’il te plait. Tu vois qu’ils veulent à tout prix récupérer la commune d’Abobo pour en faire, une guérira urbaine, leur base arrière ? Il y a trop d’indiques, alors si tu penses que certains candidats ont trop dépensé pour cette élection, c’est leur sacrifice et ils seront positionnés toujours candidats quand l’horizon s’éclaircira.

Enfin, tu fais renaître l’espoir et tu es le père de l’espérance. Tu auras encore de nombreuses bougies à éteindre sur le gâteau de tes anniversaires, sur le chemin de ta vie. Nous choisirons enfin, un jour pour commémorer notre réconciliation nationale.

                                                                                                 Joël ETTIEN

                                               Responsable et porte-parole du Renouveau PDCI RDA France

                                                  Directeur de publication : www.businessactuality.com

Une pensée sur “Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié : enfin, l’espérance !

  • 26 septembre 2018 à 5 h 01 min
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    Il est sincère et loyal ce monsieur qui reconnaît son tort et présente ses excuses à son père. Félicitations et bravo. Il t’a déjà pardonné

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