Côte d’Ivoire: Qui du PDCI et du RDR digère mal, le divorce ?

Depuis que la flamme s’est éteinte, cette flamme qui illuminait l’alliance PDCI/RDR, les langages ont changé et frisent à des menaces.

Mais ce que le système oublie, les ivoiriens n’ont plus peur et les rapports de force ont changé de camp. Peu leur importe, les ivoiriens cherchent à lancer leur mot d’ordre pour le sursaut national, donc ce qui se passe sur le terrain, ne les effraie point. Suivez mon regard…

Est-ce que Ouattara avait-il besoin d’organiser ces élections locales dont les résultats sont connus d’avance à coût de milliards ? A la lumière de ce qui se passe pendant ces campagnes, on est en droit de se poser ces questions.

C’est dans quelle démocratie, on intime des menaces à des candidats ? Mais alors, en 2020, quel virage prendront les élections présidentielles ? Ouattara lave ses melons. Des ministres vont en campagne avec leurs voitures de fonction avec des gyrophares, leurs gardes de corps. Adjoumani réquisitionne des lycées pour faire sa campagne. Dès que les autres qui ne sont pas de leur bord, mènent la danse, on les effraie avec la justice à leur botte. Dans la commune du Plateau, l’ombre de l’ancien maire Noël Akossi Bendjo plane et dérange. Dans le cercle du pouvoir, le candidat béninois s’est rendu chez son chef bandit de président pour se plaindre de voir encore le candidat du PDCI EHOUO battre le pavé. Voilà, la réponse de son mentor : « pour te permettre de gagner, j’ai chassé Bendjo, maintenant si tu n’es pas capable de battre le candidat en face et que tu me demandes de le chasser, je ne peux pas, abandonne » fin ce citation. Or donc c’est Bendjo qui gênait et pourquoi ? On le saura plus tard.

Qu’est-ce qu’il y a d’extraordinaire à Abobo pour tant d’acharnement ? Les pluies subites de milliards qui pleuvent sur cette commune riment à quoi ? Les discours qui se tiennent ne sont pas de nature rassurante et pourtant, ils ont tout ficelé pour la triche de quoi, ont-ils peur ? Qu’ils prennent un peu de leur temps pour se rendre dans l’hôpital de cette commune, les médicaments de première nécessité et du matériel manquent. Même si les microbes deviendront de vitamines en cas de victoire du ministre d’état Hamed Bakayoko, pour l’heure, les habitants de cette commune ne mangent pas, ne se soignent pas, leurs enfants ne sont pas scolarisés par faute de moyens.  

Tous ceux qui ont des dons de vision et des rêves prémonitoires, sont unanimes que les milliers de cadavres tués par les Ouattara, ont fini leur congrès extraordinaire pour la fin de règne du despote, leur assassin, celui qui, leur a volés leur vie faisant croire qu’il avait les solutions à tout, ce magicien à haut vol, devenu le cancer de la réconciliation ivoirienne. C’est biblique. Qui règne par l’épée périt par l’épée. L’heure semble arrivée et les prémices se font sentir, dans le comportement et les gestes des Ouattara.

Dans ce divorce, celui qui tire son épingle du jeu, c’est bien le PDCI, qui a eu la garde des vrais enfants du président Houphouët, c’est donc de bon aloi que le RDR dans sa fin tragique de règne, frétille et gamberge. On nous fait dire que la proclamation des résultats sera calamiteuse pour les ivoiriens.  Le système au pouvoir à Abidjan est comme un poulet égorgé, il finira tôt ou tard dans la casserole.

                                                                                                   Joël ETTIEN

                                                                 Directeur de publication : www.businessactuality.com

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