Côte d’Ivoire/Libération du président Gbagbo et de Blé Goudé​: Un goût inachevé d’une victoire manquée de justesse

Depuis le 16 janvier 2019, tout le monde entier avait sauté et crié de joie à l’annonce de l’acquittement et la libération immédiate des célèbres prisonniers politiques ivoiriens à la Haye. Les premières conditions de leur première libération, étaient celles-là, que j’attendais pour jubiler. Cette première victoire, si elle avait été effective, serait la victoire face à l’impérialisme, mais hélas. Alors, je reste sur un goût très amer, d’une victoire que j’aurais voulue et souhaitée, immédiate, effective de droit et de justice. ​

Les calculs sont à revoir. La situation de blocage dans laquelle les ivoiriens se retrouvent aujourd’hui, personne ne l’ignore, c’est la sortie sans aucune condition qui ferait guérir la Côte d’Ivoire. La CPI, vient de leur donner, une libération sous des conditions, qui confirment encore leur détention en prison. Comment, peut-on libérer des prisonniers, avec des limites qui, même en étant dans leur cellule, feraient d’eux des prisonniers que de les libérer, presqu’enchaîner ? Le FPI attendait la définitive pour prendre sa part de responsabilité politique sur le terrain, mais, bon.

A l’analyse toute faite, le système ne veut pas que nos parents soient libres pour participer aux élections à venir, tant que Ouattara, n’a pas trouvé d’issue sécurisée pour sa prochaine destination. Ouattara ne veut pas entendre parler de prison, non, jamais, alors, l’argent du contribuable, lui sert à corrompre toutes les organisations de ce monde, le temps de se frayer, un chemin sans bruit pour une destination en paix. Sinon, le système le sachant et ayant bu à cette infecte d’eau, sait bien, que Gbagbo et Blé, toujours en détention, il n’y aura jamais d’accalmie en terre ivoirienne. En les mettant sous cage, avec ces « menottes artificielles », les ivoiriens, ne savent sur quel pied danser et leur indulgence est moindre. ​

Alors, il appartient aux responsables du FPI, de savoir raison gardée et de lire l’avenir avec optimisme et réalité maintenant. Le président Gbagbo ne pourra pas intervenir directement ou officiellement dans le débat politique ivoirien, le faisant, il donnerait l’occasion d’un retour, en cellule. Inutile, de l’attendre, du moins, pour le moment. Ils ont donc le choix, de fabriquer, un second-leader pour conduire les débats pour la plateforme souhaitée par le président Bédié et dont les Ouattara n’en veulent pas entendre parler. Le président Gbagbo et Blé Goudé, deviennent désormais, des spectateurs et non des acteurs.

Le parcours semble long et périlleux. En la matière, je ne pense pas que le président Gbagbo n’y verrait d’inconvénients, puisque la survie de leur avenir politique, en dépend.  La prévision politique du FPI, n’est pas rassurante, même si tous ses leaders rentrent au bercail et recouvrent leur liberté et « droit civique ». Ils sont dépourvus de moyens financiers, je ne pense pas que Ouattara, pourra dégeler leurs différents avoirs pour les remettre en selle.

Leur seule survie, c’est de rentrer dans une alliance et la plateforme, est salutaire. La diaspora ivoirienne est en avance et c’est tant mieux. Leur union, dénommée, l’UDCI, entendez par l’union de la diaspora pour la Côte d’Ivoire est la mieux indiquée pour conduire ce combat si lourd. Le président Gbagbo et le ministre Blé Goudé, étant désormais, considérés comme des ivoiriens à l’aventure, remplissent les critères de leur adhésion que tous les membres de l’UDCI, souhaitent. Donc, autour de la Côte d’Ivoire, les idées germent et sont novatrices d’espoir si et seulement si, tous les ivoiriens perçoivent, les mêmes ouvertures. Mais, ils n’ont pas le choix. Le système veut réduire le FPI en centre, le président Bédié, l’ayant pressenti, veut prendre le devant des choses, l’heure n’est plus à des accusations sclérosées pour se jeter des pierres qui peut favoriser les adversaires. Alors, les GORS, les affidés, Assoadés, simonedés, l’union imprime l’absolu nécessité. S’ils veulent se croire malins, il y a plus malins qui souffrent, sinon, ils auraient acquitté et libéré nos parents, s’ils ne l’ont pas fait, montrons-leur que nous ne sommes pas des brebis, mais des êtres pensants. Quitte aux ivoiriens, de montrer leur capacité d’amour, de compréhension et de se mettre au-dessus des contingentes immédiates et valoriser, l’union, le seul sacrément qui peut sauver le pays. Sinon, pour moi, nos parents, sont encore en prison avec une petite liberté sur l’extérieur. Un mur soudé, ne favorise jamais des toiles d’araignée.​

                                                                                                       Joël ETTIEN​

                                                     Directeur de publication : businessactuality.com

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