Côte d’Ivoire: La raison pour laquelle les Ivoiriens non unifiés doivent se souder quand le pays nous appelle!

Trop de calculs mesquin et stérile, des Ivoiriens non unifiés, alors que le rassemblement des hauts destructeurs de la patrie  RHDP unifié, déroulent leur plan de dérive autoritaire et dictatorial en tout impunité.

Les Ivoiriens non unifiés sont incapables de s’entendre sur l’essentiel, notre Côte-d’Ivoire qui nous échappe chaque jour davantage pour notre incohérence de nous mettre d’accord sur nos désaccords, ne ce reste que de faire des sacrifices ultimes, dans une entente cordiale pour arracher notre pays des imposteurs prédateurs. C’est vraiment bien dommage. Sachant bien que la situation de non droit, qui prévaut dans notre pays nous impose une seule alternative, de nous entendre à tous les prix, pour prendre le pouvoir d’état mis en mal par le RHDP unifié sans foi ni loi.

Aujourd’hui, chaque parti est dans ses calculs et dans ses stratégies pour reconquérir le pouvoir, en temps normal, c’est légitime, mais dans l’état actuel de la situation qui est en cours dans ce pays, avons-nous d’autres choix que de se mettre ensemble face à cette machine de destruction massive ? La réponse est sans appel, c’est un non catégorique.
Ce régime a une qualité, c’est de dire tout haut, ce qu’il compte faire car en face, il sait que c’est du maïs, aucune stratégie si ce n’est que la division qui n’est qu’au profit du régime.
Les non unifiés pensent tous la même chose, mais c’est le fait d’agir individuellement qui mine leur désir de prendre ce pouvoir. Alors que, dans une volonté politique des braves de se mettre ensemble fera d’une bouchée le RHDP unifié.

Faisons un petit diagnostic, de la situation du plan du RHDP unifié, dans son désir de prendre en otage  le pouvoir d’état pour longtemps, un kidnapping savamment orchestré.
1/ le désir du RHDP de ne point respecter la loi fondamentale dont il est censé garantir. Ado n’avait pas attendu les 40 ans requis avant de porter Guillaume Soro au perchoir, de même, il n’a pas non plus respecté la même loi pour le démissionner.
2/ malgré la recommandation de la commission des droits de l’homme et du peuple de l’UA , le régime fait sourd d’oreille .
Bref, on pourra épiloguer pendant des siècles. Seul le peuple doit pouvoir contraindre les partis politiques à se mettre d’accord sur l’essentiel. Nous venons de lire la nouvelle trouvaille du RHDP unifié, qui consiste à mettre dans le processus électoral le système du parrainage. Si cela est avéré et qu’il l’applique, comment l’opposition dans son ensemble qui n’a pas assez d’élus et singulièrement le grand FPI du président Laurent Gbagbo qui n’a aucun seul élu, comptent faire ? Violente question surtout au FPI qui traîne encore les pieds pour rentrer dans l’offre de la plateforme politique de l’opposition sans idéologie et non partisane, que le Président HKB appelle de tous ses vœux pour un gouvernement d’union nationale afin de mutualiser leur force pour prendre le pouvoir d’état et abréger la souffrance de nos concitoyens.?

La plupart des partis politiques pensent être propriétaire des voix du peuple souverain. Il faut que l’opposition se ressaisisse pour se mettre ensemble et faire un programme commun pour 2020 seulement afin de prendre le pays, pour y mettre de l’ordre, en mettant ensemble le pays et les institutions sur les rails et seulement après, pour 2025, chacun rentre dans sa chapelle pour aller dans son laboratoire préparer son projet de société qu’il va soumettre au peuple souverain. Dans le cas où le RHDP unifié met en exécution son plan de parrainage, aucun candidat en dehors du PDCI ne peut être investi. Voilà pourquoi il faut s’entendre sur cette plateforme et en définir ensemble les contours comme le Président HKB le souhaite. Notre salut passe par l’union sacrée en faisant du don de soi notre devise avant de redonner vie à notre terre d’espérance. Ci-dessous : la vision du RHDP que tous les Ivoiriens doivent les contraindre à démissionner car ils n’ont jamais été élus en RHDP unifié mais dans le RHDP groupement politique dont le président Bédié et d’autres acteurs politiques membres fondateurs n’y sont plus. Dès lors, Ce ne régime en RHDP unifié n’a  plus ni légitimité, ni l’égalité. C’est ça qui est la vérité.

Voici ce qui nous oblige voire nous condamne à la raison de nous mettre ensemble. L’information, classée encore top-secret, circule néanmoins dans certaines chancelleries à Abidjan. Le jeu démocratique en Côte d’Ivoire pourrait connaître un chamboulement majeur à l’élection présidentielle de 2020. Si l’on en croit une source diplomatique occidentale à Abidjan, le régime en place en Côte d’Ivoire songe, sérieusement, à reformer le code électoral, en y introduisant le système de parrainage aux futurs candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2020. La Côte d’Ivoire veut ainsi emboîter le pas au Sénégal qui s’est inspiré du système électoral français. « La présentation des candidats à l’élection présidentielle (couramment appelée « parrainage » ou « signature ») est, dans la politique française, une procédure par laquelle les candidats à l’élection présidentielle sont présentés auprès du Conseil constitutionnel par des élus ; un candidat à cette élection ne peut concourir au scrutin que si un nombre suffisant d’élus l’ont ainsi présenté. Le nombre minimal étant de 500 depuis 1976, les parrainages sont couramment désignés par l’expression « 500 signatures ».

Au Sénégal, sur proposition du ministre chargé des Élections, un minimum de 53 000 parrainages sont nécessaires, suivant la loi n°2018-22 du 04 juillet 2018, portant révision du code électoral. Elle stipule notamment que « toute candidature à une élection, présentée par un parti politique légalement constitué, par une coalition de partis politiques légalement constitués ou une entité regroupant des personnes indépendantes, est astreinte au parrainage par une liste d’électeurs. Dans une élection, un électeur ne peut parrainer qu’un (01) candidat ou une liste de candidats et qu’une seule fois. Pour être recevable, toute candidature doit être accompagnée de la signature d’électeurs représentant, au minimum, 0,8% et, au maximum, 1 % du fichier électoral général. Ces électeurs doivent être domiciliés dans au moins sept régions, à raison de deux mille au moins par région. Un électeur ne peut parrainer qu’un (01) candidat ».

Le président Macky Sall s’était servi de cette « arme » de parrainage citoyen, pour mettre de l’ordre dans le système électoral de son pays. En Côte d’Ivoire, un projet de loi identique, selon notre source, devrait être introduit à l’Assemblée nationale, lors de la prochaine session parlementaire. Peut-être que Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale, aura déjà quitté le perchoir au profit d’un élu issu d’une composante du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Au vu de l’écrasante majorité des députés Rhdp, cette loi devrait passer comme une lettre à la poste. Dans cette loi en gestation, les parrainages en question ne devraient être accordés que par les élus municipaux, régionaux, les députés et les sénateurs. Désormais, pour qu’une candidature soit acceptée par le Conseil constitutionnel, il faudrait que le compétiteur soit en mesure de réunir les signatures des députés, Conseillers municipaux, Conseillers régionaux, sénateurs répartis dans les 31 régions du pays. Le candidat à l’élection présidentielle devra réunir les 2/3 des signatures des Conseillers municipaux et régionaux auxquelles vont s’ajouter celles des sénateurs et des députés.

Le district autonome d’Abidjan compte 578 Conseillers et 70 adjoints au maire, contre 47 pour le district de Yamoussoukro. On en compte 306 dans le Denguelé, 369 dans le Bas-Sassandra, 337 dans le Comoé, 324 dans le Gôh et le Lôh Djiboua, 541 dans la région du Lac, 449 dans celle des Lagunes, 527 dans les Montagnes, 380 (Sassandra-Marahoué), 667 (Savanes), 546 ( Vallée du Bandama), 551 (Woroba), 313 ( Zanzan) sans omettre Assinie, Gbéléban, Attiégouakro et N’Douci qui comptent un total de 116 Conseillers. Ça passe ou ça casse ! Ce qui donne un total de 6 152 Conseillers municipaux en Côte d’Ivoire. Plus de 6 millions d’Ivoiriens étaient appelés à voter, le samedi 13 octobre 2018, à des élections municipales et régionales dont le principal enjeu était de mesurer les forces en présence, avant la présidentielle de 2020.

Au niveau des élections municipales, le Rhdp s’est taillé la part du lion, en raflant 92 mairies, contre 56 pour les indépendants, 50 pour le Pdci-Rda et 2 pour le Front populaire ivoirien (Fpi) de Pascal Affi N’Guessan. Au Conseil régional, le Rhdp a tenu la dragée haute. 18 contre 6 pour le Pdci-Rda, 3 pour les indépendants, 2 pour le Rhdp-Pdci-Rda et 1 pour le Fpi. Le parti d’Alassane Ouattara a accru son capital d’élus avec une vague de ralliements. C’est à juste raison que le chef de l’État a présenté, lors du congrès ordinaire du Rhdp, le 26 janvier 2019, sa formation politique comme étant la première du pays, en termes de poids. « Oui, ces élections ont démontré que le Rhdp est une force qui gagne ! Oui, le Rhdp, c’est 23 présidents de région sur 31 régions, 133 maires sur 201 communes, 164 députés sur 253 et 46 sénateurs sur 66 et ce, sur toute l’entendue du territoire national », s’est-il exclamé.

Le ministre d’État, ministre de la défense, Hamed Bakayoko, l’un des plus puissants du régime d’Abidjan, déclarait, au cours d’un meeting, à Yopougon, au sujet de l’élection présidentielle de 2020 : « Allez dire à ceux qui sont dans des ambitions personnelles ; allez dire à ceux qui veulent devenir président coûte que coûte, quel que soit ce que ça coûte au pays, quel que soit le sang versé, ils n’ont qu’à passer après. Peut-être en 2025 ou en 2030. Mais, 2020, c’est déjà bouclé. 2020, c’est déjà géré ». Hamed Bakayoko a fait cette déclaration le 20 janvier 2019 en tant que chef de la délégation du Rhdp unifié à Yopougon, précisément à l’Institut Sotra d’Andokoi, dans le cadre du pré-congrès de sa formation politique.

Les ralliements au Rhdp de nombreux maires indépendants et autres débauchages d’élus du Pdci-Rda participeraient, en fait, d’un plan savamment bien pensé, qui s’inscrit dans la perspective de cette loi sur le parrainage à l’élection présidentielle de 2020. Conformément au décret n° 2012-1154 du 19 décembre 2012 fixant le nombre de Conseillers municipaux et des adjoints au maire par commune et relativement à l’application des dispositions de la loi n° 2012-1128 du 13 décembre 2012 portant organisation des collectivités territoriales, le nombre des Conseillers municipaux et des adjoints au maire par commune, la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui, à la suite des élections locales, un total de 6 152 Conseillers municipaux et 669 adjoints aux maires. Si cette loi sur le parrainage des élus locaux venait à être votée pour modifier le code électoral ivoirien, le Rhdp, fort de ses 23 présidents de région sur 31 régions, 133 maires sur 201 communes, 164 députés sur 253 et 46 Sénateurs sur 66, est d’ores et déjà assuré de satisfaire aux exigences du nouveau code électoral. Il imposerait un certain nombre de quota de parrainage, région par région. Le Pdci-Rda de Henri Konan Bédié, le Fpi de Pascal Affi N’Guessan, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (Eds) de Georges Armand Ouegnin, ou encore Guillaume Soro pourraient voir leurs ambitions présidentielles butter contre cette loi, s’ils ne parviennent pas à réunir les signatures exigées.

Le Pdci, faut-il le rappeler, a claqué la porte du Rhdp, estimant que le parti de Ouattara tentait de l’absorber, pour pouvoir présenter son candidat à la présidentielle prochaine. Henri Konan Bédié, dont le parti a soutenu Alassane Ouattara lors des présidentielles de  2010 et 2015, attendait que le Rdr lui retourne l’ascenseur en 2020 en soutenant un candidat issu de ses rangs. D’où la rupture.

Les élections locales du samedi 13 octobre 2019 étaient une occasion pour le Pdci et le Rhdp de peser leur poids sur le territoire national. A l’arrivée, selon les résultats proclamés par la Commission électorale indépendante (Cei), confirmés par la Chambre administrative de la Cour suprême, le Rhdp est sorti grand vainqueur en l’absence des « Gbagbo ou rien » (Gor). Cette loi sur le parrainage pourrait ruiner les espoirs du Pdci et des pro-Gbagbo, de reconquérir le pouvoir d’État en 2020, mais aussi, tuer l’ambition présidentielle de Guillaume Soro.

Dans la crise profonde entre, d’une part le Pdci et le Rhdp, et d’autre part, entre le Rhdp et Guillaume Soro, les Ivoiriens scrutent l’horizon électoral de 2020 avec beaucoup d’anxiété. C’est dans cet environnement sous haute tension politique, avec l’accentuation de toutes sortes de dérives, que ce projet de loi sur le parrainage, s’il est effectif, pourrait être voté les prochaines semaines.

Le comité de veille 
Nestor KOFFI 
Ambassadeur universel de la paix 
Membre du bureau politique 
Officier de l’ordre national du mérite agricole 
Officier de l’ordre national de la gastronomie française 

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