Communiqué de l’UDCI (Union de la Diaspora pour la Côte d’Ivoire) relatif à la grève des enseignants en Côte d’Ivoire

Depuis maintenant plus de 45 jours, l’école Ivoirienne est bloquée, du préscolaire au supérieur en passant par le secondaire, par une grève générale des enseignants regroupés au sein de leurs différents syndicats respectifs, la CNEC (Coordination Nationale des Enseignants et Enseignant-chercheur de Côte d’Ivoire) pour le supérieur et la COSEFCI (Coalition Secteur Éducation Formation) pour le primaire et le secondaire. Les revendications portent sur les conditions délétères et pitoyables de travail, des prîmes, des revalorisations salariales et des réformes inadaptées.

Le 26 février dernier, le syndicat étudiant (Fédération estudiantine et scolaire de la Côte d’Ivoire) a donné son mot d’ordre pour rejoindre à son tour le mouvement de grève.

Le gouvernement a d’abord fait la sourde oreille devant les revendications exprimées au travers de ces manifestations avant d’ouvrir le dialogue. Mais les discussions s’étant ouvertes dans un climat de menaces et de répression, elles n’ont pas permis de rapprocher les points de vue du gouvernement et ceux des grévistes.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement jette donc de l’huile sur le feu en réprimant violemment et en emprisonnant à tour de bras. Après la libération des enseignants arrêtés, Aristide Ozoukou qui étaient des mis en liberté a été enlevé et tenu au secret à ce jour, sans jugement. Plusieurs villes de Côte d’Ivoire (Divo, Gagnoa, Man…) sont donc en ébullition. Au total, on enregistre des motos d’enseignants brûlées et des blessés dont certains graves.

Ces derniers jours, l’intimidation organisée par le pouvoir va maintenant à la suspension des salaires voire au blocage des comptes en banque. Ainsi, plus de 15000 enseignants ont vu leur salaire du mois de Février suspendu et 250000 autres ont constaté des  ponctions sur leurs salaires.

L’Union de la Diaspora pour la Côte d’Ivoire (UDCI) condamne fermement les méthodes du pouvoir ivoirien qui privilégie la violence là où le dialogue et la concertation peuvent régler les problèmes dans un cadre démocratique.

L’UDCI interpelle la communauté nationale et internationale sur les dérives autoritaires du pouvoir qui n’accepte pas le droit à la différence.

L’UDCI demande la libération sans condition de tous les grévistes arrêtés et l’ouverture d’une enquête sur les conditions dans lesquelles les victimes déplorées ont été atteintes.

Devant les tensions qui se cristallisent dans le pays, l’UDCI attire l’attention de la communauté internationale sur l’absence de protestation de sa part devant des actes répréhensibles du pouvoir d’Abidjan.

Enfin, l’UDCI fait remarquer qu’elle tiendra pour responsable le pouvoir ivoirien de toutes les conséquences de violence dont il est reconnu être l’instigateur.

Fait à Paris, le 6 mars 2019

Pour l’UDCI,

Le porte-parole

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