Prise d’otages au Bénin : Et Fiacre Gbédji, sera dans les oubliettes

Savait-il ce jour-là, qu’il aura rendez-vous avec la mort, lui Fiacre qui n’avait son salut de vie que dans le grand parc de son pays, qui attire du monde et beau monde ? Il savait d’une chose, qu’il tirait au-delà de tout, sa vie et qu’il ajoutait sa maîtrise de son parc, des touristes qui rêvent de voir de près les animaux africains, le paysage et les montagnes du Bénin. Oui, il s’y plaisait et les touristes aussi en tiraient pour leur compte. Il connaissait du bout des doigts, les pistes, les enclos et les cachettes des animaux, qui faisaient de lui, un ami.

Ce jour-là, drapé dans son uniforme, il ne savait pas, qu’il allait renforcer la côte de popularité d’un tel ou d’un tel. Il avait offert, son sourire à ces deux français qui, l’ont suivi sur les pistes poussiéreuses et les cailloux sifflaient sur leurs traces. Il roulait et comme il connaissait les endroits, il ralentissait à chaque approche de la curiosité de ces deux français. Le bonheur et la joie de remplir des envies, pour garder des souvenirs, à travers des appareils photos, s’emparait de ses hôtes. Oui, Gbédji, ne songeait pas y rester, mais il y est resté, son corps sans vie, étendu sur la terre sèche loin des siens.

Pendant que les français se battaient pour retrouver les siens, on l’a découvert inerte et ils sont partis. Oui, les français, ne laissent jamais leur compatriote dans des oublis. En 24h chrono, les français, ont émeuté le monde entier. Les médias, ont inondé le parc de leurs caméras et l’affaire devient politique. Le corps sans vie de notre compatriote de Gbédji, est à peine ramassé que l’armée française s’est enfouie dans le désert aride pour dénicher les deux français et comme par hasard, il s’y trouvait, un américain et un coréen. Pendant la lutte, deux français périssent. Les décorations les plus légendaires ont été posées sur leurs deux cercueils et l’âme de notre frère Fiacre Gbédji, cherche encore, des oraisons et des honneurs pour sa corporation et sa famille biologique pour qui, il se battait pour arrondir les fins du mois, hélas, le pouvoir et les béninois, viendront pleurer les morts français pour ignorer le brave africain, mort pour leur curiosité.

Oui, respectons-nous, pour qu’ils nous respectent à leur tour, bon Dieu.

Adieu, vaillant et intrépide Fiacre Gbédji, amoureux de son parc ! Mon souhait, est que Patrice Talon, te fasse entrer dans le panthéon de l’histoire de ton pays, comme les Béhanzin, Kérékou et j’en passe.

                                                                                                          Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com

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