Côte d’Ivoire : Est-ce le moment de se fragiliser au PDCI RDA? 

Le PDCI RDA, est un grand parti politique ivoirien qui, après avoir perdu son pouvoir par les Ouattara, cherche à remettre le couvert, en tendant la main à tous les ivoiriens.

Pendant que le président Bédié fait de son mieux pour ce fait, il se trouve qu’en interne, des machinations se créent pour des guerres de positionnement qui, en vérité, n’ont pas droit, car les enjeux pour sortir la Côte d’Ivoire de son englouti politique, l’heure n’est point à ces calculs, sinon, le pays échappera aux ivoiriens.

Le délégué général du PDCI RDA Paris Île de France, Basile Yao, dans le souci d’aller affronter ces enjeux futurs, a remanié son bureau et cela fait jaser. Si la manière n’y a pas été selon certains, il aurait dû les prévenir avant de procéder à leur remplacement, encore que le moment n’est pas propice. La politique doit se faire autrement aussi, compte tenu des données actuelles. Les responsables de jeunesse et des femmes de cette section, n’ont pas été élus, ils ont été nommés. Au lieu de se mettre en ordre de bataille, ce sont des logiques de dissidence. Ils n’ont fait aucune activité de mobilisation, de sensibilisation et se mettent dans des groupes d’attaques qui leur ont valu leur chute, sinon le PDCI RDA Paris Île de France, se porte très bien. 

Le PDCI RDA se trouve à un carrefour qui nécessite qu’on confie les postes de responsabilités à des méritants, au demeurant à des baroudeurs et non à des nominations de complaisance. Les responsables colporteurs ou des médisants, le parti, n’en a point besoin aujourd’hui, car il se trouve face à son histoire. Le président Bédié se trouve trahi, profondément trahi par ceux, comme Ahoussou Jeannot, en qui, il a mis toute sa confiance, pour le préparer à assumer sa relève et qui vient de lui planter le couteau dans le dos. Le sachant, son entourage, doit jouer franc jeu et arrêter toutes ces mesquineries pour faire le jeu de l’adversaire. Le président Bédié assume son rôle d’opposant et son charisme refait surface. Pourquoi, le stopper ?

La délégation générale du PDCI-RDA Paris Île de France, de loin la mieux animée de la diaspora, subi en ce moment un vent de déstabilisation orchestré en interne et la directrice de la communication du Président Henri Konan BEDIE, doit en être consciente au lieu de l’infiltrer par M. Yves Boua Landry, qui devient non pas, un militant comme tout autre, mais un substitut à la délégation générale. Le considérant comme un intrus, ses actes contredisent l’animation du parti dans l’hexagone. Dans la logique, on ne peut pas forcer à admettre que Yves Landry Boua, serait le représentant spécial du président Bédié à Paris, alors, pourquoi, M. Kouamé Krah s’est forcé à remettre les deux délégations en une seule, pour éviter les embrouilles ? On ne peut pas faire quelqu’un chef et lui adjoindre un autre chef dans le même fief avec des attributs plus lourds, parce qu’il serait le gendre du président du parti. Vouloir faire du président Bédié, un candidat, c’est normal, mais à vouloir barrer le chemin à d’autres soupirants, est une mascarade, en interne, il faut éviter ces actes. Que ceux-là, comprennent que dans la dénomination du PDCI RDA, il y’a “ DEMOCRATIE”, mais alors, où est le problème si certains, se sentent capables de compétir ? La vitalité d’un parti, c’est la qualité de ce parti à disposer en son sein, des militants actifs capables et courageux à vouloir briguer les primaires, rien que des primaires. Le PDCI RDA doit s’estimer vraiment heureux d’avoir contribuer à former des cadres conscients et déterminés à restituer ce que le parti leur aura donnés, où est donc le problème ? Pour des intérêts malséants, on veille contraindre certains cadres à demeurer hors du pays pour la compétition. N’a-t-on pas coutume de dire, trop de viandes ne gâtent pas la sauce ?

M. Landry Boua, un grand inconnu, devrait plutôt aider à construire, détruit tout. On peut marier la fille, la sœur, la cousine, ou la servante du président, mais de-là, vouloir s’en servir pour s’octroyer des postes d’influence, ne mélangeons pas les liens de famille à des liens politiques. Il se fait passer pour le gendre du Président BEDIE, c’est son plein droit, mais le PDCI RDA, n’est pas dans des liens de sang avec le président Bédié.

Pour rappel, les militants de France ont encore en mémoire l’exil pendant presque 2 années du Président Bédié en France, victime d’un coup d’état le 24 décembre 1999. Pendant son séjour dans la diaspora avec toute sa famille, ni ses enfants, ni ses neveux et nièces, ni ses cousins, ni ses gendres et Dieu seul sait qu’ils sont nombreux, encore moins les nombreux adoptés du couple BEDIE ne se soient mêlés de la politique de Paris. D’où sort ce Landry Boua pour se croire tout permis, devenant de facto le justicier des prétendus faibles, pour enfin se dresser contre la délégation générale ? Tout ceci, ne peut pas contribuer à la cohésion et renforcer à la combativité.

Pourquoi, on n’arrive pas à faire la part des choses au PDCI RDA? L’heure n’est plus aux militants de salon. L’heure est grave et le président Bédié en est conscient, prière l’y aider. Pour y parvenir, le secrétariat doit se battre pour que tous les dignitaires du parti, les cadres actifs soient tous sur le territoire national. Si le président Bédié lui-même, a fait le constat qu’il a besoin de son collaborateur qui plus est le troisième personnage de son parti qui est en exil depuis plus d’un an, voilà, une aubaine pour que le secrétariat en fasse, son cheval de bataille pour montrer à la face du monde, la solidarité et la cohésion au PDCI RDA. M. Akossi Bendjo, l’ancien maire du Plateau, dont l’exil devenu une préoccupation du président Bédié, devrait l’être aussi à tout l’appareil. M. Landry Boua est devenu, un vrai caillou dans les chaussures de la délégation générale, il faut y mettre fin si et seulement si, le souci du président peut se partager à l’ensemble de son équipier. Tout devrait-être à l’honneur du maire Akossi Bendjo qui fait un travail excellent de mobilisation, de sensibilisation et rassemblement de tous les ivoiriens dans la diaspora, car grâce à lui, le PDCI RDA se porte bien.

Le PDCI RDA veut revenir au pouvoir, ce qui est légitime. Si pour y parvenir, des clubs, mouvements et associations de soutien se créent, c’est une chance. Il faut arrêter ces comportements de suspicion, encore qu’aucune condition ne soit réunie pour aller à une élection car tout concoure à la victoire du pouvoir et ce pouvoir, est devenu tout, sauf pour l’amélioration des conditions de vie des ivoiriens.  Si certains veulent y aller, c’est leur plein droit pour accompagner le pouvoir. Maintenant si certains ne veulent pas aller au RHDP, comme le font d’autres et qu’ils veillent y aller par ce biais, c’est à eux de voir, sinon, aucun ivoirien, n’accordera aucun suffrage au pouvoir actuel pour ce qu’il fait subir aux ivoiriens.

                                                                                                                   Joël ETTIEN 

                                                                 Directeur de publication: businessactuality.com 

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