COTE D’IVOIRE/PRÉSIDENTIELLE 2020: GNANGBO KACOU PRÉSIDENT 2020: c’est un fait !

« Gnangbo Kacou Président 2020, ce n’est pas un slogan, ce n’est pas un mouvement politique, c’est un fait qui va se produire. Je vous demande d’accompagner ça. Accompagnez avec certitude, accompagnez avec volonté, accompagnez avec amour, accompagnez férocement parce que c’est ce qui va se passer ». C’est en ces termes que l’ancien député d’Adiaké, d’Assinie et d’Etuéboué s’est adressé aux militants de son parti à l’investiture du président et de la présidente des femmes de la section France.

C’est sans les « Mes chers compatriotes », « Chers militants », les traditionnelles stratégies discursives de l’interpellation des électeurs dans les professions de foi d’un acteur politique que Gnangbo Kacou, a pris la parole devant l’assemblée présente à son domicile le samedi 15 Juin dernier à Draveil, une banlieue parisienne. Cette entrée en matière porte l’empreinte de
l’ethos du candidat qui se fait à l’idée d’une part d’être en face des administrés et d’autre part convaincu d’être le futur chef d’état ivoirien en remplacement à Alassane Ouattara en 2020. « Gnangbo Kacou Président 2020, ce n’est pas un slogan, ce n’est pas un mouvement politique, c’est un fait qui va se produire » a-t-il martelé.

Le président des centristes ivoiriens qui appelle à l’égalité et au fédéralisme encense « Aujourd’hui vous êtes des privilégiés parce que, ce qui va se passer ici, vous êtes les premiers témoins… j’aime bien les films qui relatent la fin avant le commencement… c’est pour vous dire qu’en 2020, il y aura des élections mais le président qui sera élu est Gnangbo Kacou ». Pour cette deuxième aventure à la présidentielle, le leader des centristes est tout simplement stoïque. Tant il est inébranlable dans sa logique de « Gnangbo Kacou Président 2020 » alors qu’il compte à la date d’aujourd’hui que pour 1 à 2% de l’électorat ivoirien.

L’offre de la nouvelle Côte d’Ivoire

Profitant de la cérémonie, l’honorable a touché plusieurs sujets sensibles à la vie de la nation ivoirienne. Pour lui, la politique sociale du gouvernement Ouattara jargonne. Son bilan est un développement des inégalités, une dégradation des conditions de vie. Pour ce faire, il fait ‘une offre de la nouvelle Côte d’Ivoire dans laquelle, il s’engage à redonner confiance au peuple et à moraliser la vie publique. La justice sociale redeviendra un enjeu essentiel car « l’homme est au cœur de la préoccupation » des centristes. L’identité nationale se conçoit désormais comme un projet commun en faveur du vivre ensemble où un ivoirien égal à un ivoirien. Les fondements de la société ivoirienne jadis portés par « Union-Discipline-Travail » prendront désormais appui sur une nouvelle devise à savoir « Unité-Discipline-Travail ». L’unité est substituée à l’union pour redresser « les fondements de la société ivoirienne touchés ». Gnangbo Kacou aspire à bouleverser radicalement la vie politique en rompant
avec les politiques suivies par les gouvernements au pouvoir ces dernières  décennies qui d’ailleurs « n’ont pas pu résoudre les problèmes de la Côte d’Ivoire ».

Le parti des centristes est donc né de l’exigence de réinventer la politique au bord de la lagune Ebrié. Ils veulent bousculer la donne au centre. Ils veulent combattre la corruption qui mine à feu de bois les forces vives du pays, agir pour éradiquer le chômage et prendre des mesures contre la précarisation de toute la vie sociale. « 46.3% des ivoiriens vivent en dessous du seuil de pauvreté… La Côte d’Ivoire est parmi les 31 pays les plus pauvres au monde… Et si l’on dit les pays les plus corrompus au monde, la Côte d’Ivoire est classée 105e » dénonce Gnangbo Kacou.

Notons que Le président du parti les Centristes est né le 18 février 1962. Il est professeur d’université en France. Il est l’un des premiers africains à créer un cabinet d’audit et de fiscalité en France. Gnangbo Kacou a été candidat
malheureux à l’élection présidentielle ivoirienne de 2011.

Le parti élargit son champ d’action

Le parti des centristes s’implante en France. La cérémonie d’investiture des responsables de ses organes a regroupé une cinquantaine de militants et sympathisants. Darius Kakou a été nommé le président de la section France des
centristes pour sa fidélité au premier responsable du parti avec pour mission « d’aller écouter les ivoiriens partout où ils sont ». A sa suite madame Clarisse Plégnon, a été installée en qualité de présidente des femmes centristes. Madame Plégnon est la responsable de ressortissants du canton de Yocolo en France. (Le canton Yocolo situé
dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire compte de 42 villages). Rendez-vous en 2020.

Ange De Villier

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