Côte d‘Ivoire: Ivoiriens, n’ayez pas peur, il n’y aura pas d’élections en 2020

Si le président Ouattara, ne veut pas engager des vraies reformes pour la stabilité de son pays, alors, il ne faut pas lui donner l’occasion d’organiser des élections en 2020 pour encore marcher sur des cadavres des ivoiriens pour sabrer sa victoire enrubannée de mascarade. Si en 2010, on a dénombré des milliers de morts pour une simple élection, c’est-à-dire, le choix du peuple, amplifié par de récents décès pour des élections locales, le futur ivoirien est trop sombre, pour y encourager des élections en l’état.

Pour ces élections qui n’ont pas encore lieu, la sous-région est en branle avec le trafic des cartes nationales d’identité, dont ils ne sauront même plus à qui donner tellement, elles sont nombreuses alors que, quand il s’agit d’eux, les ivoiriens ne s’agitent pas, c’est qu’il y a problème. Quand Adjoumani dit à Paris qu’on ne gagne pas des élections avec la commission électorale indépendante, mais qui a proclamé les résultats jusque-là, non encore élucidées des 2010, pour lesquelles, Youssouf Bakayoko s’était rendu au Golf Hôtel pour légitimer la victoire de son mentor de Ouattara ?

Les ivoiriens n’avaient pas compris à cette époque et beaucoup espéraient à des jours meilleurs sous M. Ouattara qui les a tous déçus, raison laquelle, la récréation avait duré. Pour quiconque, aime ce pays, encourager des élections en 2020, commettrait un crime contre l’humanité, alors, maintenant qu’il est encore temps, si le président ne veut pas entendre raison, soit il faut l’y contraindre par tous les moyens et inutile d’exposer la vie des ivoiriens.

Pourquoi, ces élections ne doivent pas se tenir ? D’abord, la réconciliation nationale qui n’est pas du fait des perdants, qui crient matin midi et soir qu’ils la veulent, cette réconciliation, préalable à tout développement, dépend de Ouattara. Quand, un pays a connu la guerre, c’est le vainqueur qui a les rapports de force, qui crée les conditions d’une réconciliation. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, Ouattara n’en veut pas et fait à sa tête. Ensuite, viennent les autres constats qui consolident les acquis pour un vivre-ensemble, la révision du listing électoral, le redécoupage, la réforme complète de la commission électorale indépendante, le retour de tous les exilés, la libération de tous les prisonniers politiques et militaires du fait de cette guerre dont le vainqueur a du mal à embrayer la réconciliation nationale, le désarmement des milices, entendez par les microbes, les orpailleurs clandestins, le reste de ceux qui les ont emmenés au pouvoir et les terroristes qui se baladent avec les armes et attendent le départ de Ouattara pour foudre la chienlit dans le pays. Ce n’est pas trop demander à un pouvoir qui gère la vie des milliers d’individus. Les règles du jeu démocratique ne sont pas réunies en Côte d’Ivoire et le dire, n’est pas synonyme d’être contre quiconque. Autant, Ouattara le ferait, autant, il s’arrangerait lui-même à sortir par la grande porte.

Voilà, un président minoritaire, qui paie à coût de milliards des opposants qu’il fabrique pour l’aider à tricher ou se maintenir au pouvoir et qui ignore lamentablement l’existence des vrais opposants crédibles, pour se donner mauvaise fortune et mauvaise conscience. Non, pour cette fois-ci, s’il ne crée pas les conditions pour une normalisation, inutile de lui permettre de créer cet abattoir à ciel ouvert pour tuer tous ces milliers d’ivoiriens. Qui sont Henriette Lagou, Affi N’guessan et ces colibris d’opposants qui refusent de voir et d’entendre ce qui se passe ? Les présidents Gbagbo et Bédié, appellent à une alliance, quiconque se mettrait en marge de cette initiative, est contre la république et il doit rendre des comptes à la nation.

Tout en saluant et encourageant les deux grands leaders politiques ivoiriens, les présidents Gbagbo et Bédié, nous signons et persistons que les ivoiriens, n’ont pas à avoir peur, parce que si le pouvoir s’obstine à n’écouter personne, il n’y aura pas d’élections en 2020.

                                                                                      Joël ETTIEN

                          Directeur de publication : businessactuality.com  

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