Côte d’Ivoire: Soro Guillaume prévient depuis Paris : « D’ici septembre à octobre, quelque chose se passera »

Ce que le PDCI RDA a refusé à l’UDCI, l’Union de la Côte d’Ivoire pour la Diaspora, qui regroupe le PDCI RDA, Le FPI, le COJEP et le MSD, d’organiser pour le président Bédié juste après sa rencontre avec le président Gbagbo Laurent, de recevoir les ivoiriens, les soroïstes l’ont reçu en cinq jours seulement de préparation, à travers ce qu’ils appellent la Crush partie, le samedi 10 août 2019, dans le XIIIème arrondissement de Paris et la salle n’a pas pu contenir le monde.

La Crush, est un concept qui consiste à faire payer aux participants qui partagent la même idéologie, un droit d’entrée et pour cette messe, le montant s’élevait à 10 euros. En dépit de ce montant, la salle qui contenait 300 places assises, a eu 600 debout et a refusé du monde, car pour la sécurité, beaucoup ont dû rebrousser chemin. Après, les civilités du comité d’organisation, l’ancien président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, M. Soro Guillaume, n’est pas allé de mains mortes contre les affabulations, les menaces, invectives qu’il reçoit de la part de ses alliés d’hier, qui se sont regroupés au sein du RHDP.

Il a présenté ses excuses à tous ceux qui n’ont pas eu accès à la salle et qui attendaient dehors à cause de la sécurité car pour lui, le mois d’août, est considéré comme vide à cause des vacances. Je ne suis pas achetable, introduit-il, ce soir, c’est vous qui avez payé votre droit d’entrée et le total s’élève à plus de 11 850 euros et certains viendront avec des sachets noirs de billets de banque pour vous frustrer, en achetant votre conscience parce que les élections arrivent et vous ne les reverrez que, dans 5 ans après, poursuit-il. Pour ceux-là, vous n’êtes qu’un bétail électoral, cette manière de considérer les électeurs, je la trouve indigne et frustrante. Pour lui, la nouvelle politique, c’est la contribution, si on veut que l’Afrique et ses dirigeants changent, il faut changer nos comportements.

Pour ceux qui font courir le bruit, qu’il serait en exile, il leur répond, je suis en tournée en Europe et je finirai par les USA avant de rentrer au pays. Pour justifier son départ du RHDP unifié, Soro dit qu’il préfère sa liberté que d’aller dans la pensée unique, car pour lui, ils ne se sont pas battus pour créer un parti unique. Je suis solidaire du 1er bilan de Ouattara, mais pour son deuxième mandat, je ne m’y reconnais pas. C’est pourquoi, il a rendu son tabouret, pour se retrouver en un homme libre, car lutter pour un poste, c’est perdre sa dignité et son honneur.

A propos des conséquences de la rébellion, Soro continue de demander pardon, car pour lui, le pardon guérit. Répliquant à tous ceux qui le traitent d’enfant, voilà sa réponse, j’ai 47 ans révolus et voir un enfant qui a 47 ans, dormir encore chez son père, c’est qu’il n’a rien compris, pour illustrer son propos. Il a pris des exemples sur Obama qui a été élu président des USA, quand il avait son âge, le président Houphouët a créé le RDA à ce même âge, il assume son départ et il se dit déterminé. Pour tous ceux qui luttent pour que le pouvoir reste au nord, voici ce qu’il leur donne comme leçon : « si tels sont leurs vœux, qu’ils proclament le nord en autre état, sinon, il a parcouru plus de 100 villages du nord, ils sont encore plus pauvres que, lorsqu’on n’avait pas pris le pouvoir », se montrant très en colère, il alerte que vers la fin du mois de septembre à début octobre, quelque chose se passera en Côte d’Ivoire. Soro, reconnait que le RHDP est devenu trop arrogant, parce qu’il compte sur ces chars impolis qui ont paradé le 7 août. Les chars, le président Houphouët en avait achetés et il est mort pour les laisser à Bédié, Bédié aussi en a acheté pour les laisser à Gueï, qui lui a laissé à Gbagbo et peut-être que Ouattara, laissera ces chars, à moi. Tout ça, c’est du fla fla a-t-il ironisé. Pour lui, il ne comprend pas ce chantage sur le taux de croissance de 8%, dont Ouattara se vante et qui ne profite pas aux ivoiriens, c’est pourquoi, il a fait rappeler qu’en 1964, le président avait réalisé un taux de croissance de 17% et il n’avait pas fait d’avis et communiqué, il demande donc à Ouattara d’arrêter de chanter dans les oreilles, sa performance et d’être plus humble.

Quand on est président, on ne ferme pas la porte la porte à ses frères de l’opposition. Quand on est au pouvoir, on ne doit pas insulter, car le pouvoir finit toujours, il a fait remarquer. Avant de conclure, il a lancé un message d’union de tous les ivoiriens à demeurer, un seul peuple. A cette rencontre, on notait la présence du PDCI RDA, le CRI, l’ancien maire de Cotonou, Soglo, des soroïstes venus des Etats Unis, de l’Europe et d’autre partis politiques ivoiriens.

                                                                               Envoyé spécial : Joël ETTIEN   

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