Côte d’Ivoire: Polémiques autour de la mort de DJ Arafat, pourquoi Hamed Bakayoko?

Pour ceux qui me suivent, savent que je ne vais pas dans la dentelle quand il s’agit de porter un regard critique et dure sur le fonctionnement, les pratiques du pouvoir ivoirien et de ses injustices à l’égard de nos compatriotes, mais pour une fois, je vais intervenir sur les obsèques de DJ Arafat, qui écorchent, ternissent et desservent le ministre Hamed Bakayoko.

Quoi qu’on dise, M. Hamed Bakayoko est le ministre d’état chargé de la défense, de notre pays, la Côte d’Ivoire. Ange Didier Houon, alias DJ Arafat, était un travailleur acharné dans son domaine. Il aimait la moto, mais ne portait pas souvent de casque. Peut-être que le tort de l’autorité, c’est le fait de n’avoir pas été regardante sur ces cas, avec des lois strictes, mais c’est fait et dommage, DJ Arafat, en a fait les frais et la moto qu’il aimait tant, lui a arraché sa vie.

Pour lui témoigner son amour, le ministre s’est déployé à lui organiser des obsèques grandioses qu’aucun homme politique ou richissime ivoirien, n’ait reçu. Quoi de plus normal ! Quand on a la chance d’avoir des hommes qui tiennent parole et la manifestent, si ce n’est de la concrétiser, il faut les remercier, pour ne pas freiner leur élan de solidarité. Le ministre a fait encore rayonner, l’aura de notre regretté artiste au-delà des frontières de notre pays. Je sors de mes critiques les plus acerbes, pour dire, non, quand on n’a pas compris, on se renseigne. Le ministre Hamed Bakayoko mérite mieux, surtout de la reconnaissance et de la gratitude. La dignité et les honneurs que notre DJ Arafat a eu pour son éternel voyage, n’enfonçons pas son bienfaiteur, dans le regret et l’amertume. Je fais partie de ceux qui, meurtris et dans la douleur, voulions en savoir davantage, mais il est mort d’un accident de moto et sans casque.

Certains ont donné tout l’espace de l’actualité ivoirienne à cette tragédie, pendant que d’autres sujets, attendent nos réflexions, sur les enjeux des élections présidentielles de 2020, la recomposition de la commission électorale indépendance, la libération des prisonniers politiques et militaires, le retour des exilés et bien d’autres préoccupations. Pourquoi faire porter seul, ce sinistre au ministre ?

Où sont passés ces journalistes et les autres artistes qui encensaient le ministre quand il n’était pas opportun ? Pour une fois, je voudrais que nous arrêtions ce débat accusateur et nous tourner vers les autres vrais sujets, dont le peuple a besoin pour son bien-être. DJ Arafat, s’en est allé, paix à son âme, mais il a laissé des œuvres discographiques qui vont pérenniser, l’immortalité de son existence.

                                                                                     Joël ETTIEN

                                              Directeur de publication : businessactuality.com   

 

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