Cote d’Ivoire/RUBINO: Mort d’un élève de Classe de CP1 dans un accident de circulation

Rubino est dans le deuil.

Rubino: mort d’une écolière

 Il est 10h, quand alerté par un incident, l’équipe de reportage de business actuality foule le sol de Rubino.

Située à 3 heure de route d’Abidjan, Rubino est une sous-préfecture située dans la région d’Agnyebi donc le chef-lieu de région est Agboville. Elle abrite deux peuples qui sont les Abbey et les allogènes. Agboville est la ville du député ADAMA BICTOGO, un proche d’Alassane Ouattara. Notre guide nous invite à le suivre. Il nous informe que la famille de l’élève ACHI a accepté de nous recevoir. A bord d’un véhicule affrété par la direction de notre média, nous nous rendons à Abeykro, le quartier où réside la famille du défunt de ce drame.

Après les civilités, M. ACHI BARGO, le grand père de l’élève accepte de nous raconter les circonstances du drame.

Rubino évite de justesse un drame

Il faisait entre 16h et 17h ce mardi 05 Novembre 2019. L’élève Achi âgé de 7 ans se rendait à la maison, comme d’habitude. Sur le chemin de la maison, un véhicule de type 4X4 de marque FORD le persécute sur la route principale.

Après avoir persécuté l’écolier, le propriétaire descendit de son véhicule pour le constat et se rend compte que l’enfant est décédé sur le coup. Voyant la gravité de l’accident, il se rendit à pied à la Gendarmerie Nationale de Rubino pour faire une déclaration.

C’est étant dans les locaux de la Gendarmerie Nationale de Rubino pour sa déclaration qu’un groupe de jeunes prit d’assaut le véhicule,et l’incendia. Comme si cela ne suffisait pas, il se rend à la Gendarmerie pour demander la tête du propriétaire du véhicule. Vu la détermination des parents du défunt, les agents de la Gendarmerie décident d’agir pour repousser la foule en colère, en utilisant des gaz lacrymogènes.

Furieux, les parents ont su résister et ont saccagés les locaux de la Gendarmerie Nationale de Rubino.

Les élèves se mêlent de la danse

Ce mercredi 06 Novembre 2019, les élèves de ladite localité ont décidé de se faire justice. Ils ont pris d’assaut les rues pour manifester leurs mécontentements face à ce drame.

Il a fallu un renfort de 5 pick-up de la Gendarmerie Nationale D’Alépé, pour calmer la colère des élèves et ramener l’ordre. Il y’a eu plus de peur que de mal. Mais durant les deux jours de la manifestation, nous avions failli assister à un affrontement entre les abbeys et les allogènes de la localité.

Nous attirons l’attention des autorités de la localité sur ce fait afin de prendre des dispositions pour éviter ce qui est arrivé à Béoumi. C’est aux environs de 11 heures que tout est rentré dans l’ordre et que le calme est revenu.

                                                                                             David Kouamé

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