Côte d’Ivoire: en plus de l’équation de la CEI, le président Ouattara va passer à une élection, un coup K.O et à la limite d’âge.

En plus de la CEI qui pose problème, c’est le passage en force d’un coup KO et de la limite d’âge qui se préparent en Côte d’Ivoire.

Une CEI déjà acquise au pouvoir

Ça commence à se compliquer en Côte d’Ivoire. Le président Ouattara se propose, non seulement de ne point tenir compte des suggestions de l’opposition pour l’amendement de la CEI, d’autres projets politiques sont entrain de voir le jour, à savoir, le projet de la modification de la constitution pour freiner ses adversaires politiques par rapport à leur âge. Maintenant, c’est un coup KO, qui se profile à l’horizon.

La constitution ivoirienne va être revue. Les âges seront touchés de telle sorte que le président Bédié, lui-même Ouattara, le président Gbagbo, aucun des trois, ne soit dans la compétition. Le président Ouattara va désorganiser toutes les stratégies de ses concurrents politiques.

Dans le camp du président Bédié, tous ceux qui ne jurent que par son nom pour aller à ces élections, ils seront tous déçus. Le rhdp est majoritaire à l’assemblée nationale et au sénat, ainsi le projet de loi passera. Comme tout semblait indiquer que les présidents Bédié et Gbagbo, postulent, ont-ils pas prévu de plan B? Ou du moins, il faut l’actionner ce plan B. Reste à savoir si ce plan B, ses animateurs ne rencontreront pas aussi, des dossiers d’état montés contre eux. Cette histoire me rappelle, un conte que m’a raconté, ma grand-mère. Elle me disait un jour, que si tu mets le feu sur ma bouche, moi aussi, j’en mettrai sur ton anus, comme ça, je ne peux pas manger pour aller aux toilettes et toi, tu manges, mais tu ne pourras pas non plus aller aux toilettes.

La stratégie « Dramanienne »

Le président Ouattara s’il ne veut pas y aller, il va empêcher les autres d’y aller. Alors, l’épineux problème de Soro Guillaume, que faut-il en faire ? Soro Guillaume a dépassé les 40 ans, donc logiquement, il n’est pas frappé par la limite d’âge. Il remue ciel et terre pour se candidater et gagner ces élections.

Pour le cas du président Gbagbo, c’est par coutumace pour presser son acquittement. Les différents blocs qui se forment ça et là, doivent tenir compte des derniers calculs à plusieurs équations, pour ces élections de 2020.

Dans le camp du président Ouattara, ça boue. La candidature de Gon Coulibaly, ne fait plus l’unanimité et la France ne veut plus d’un nordiste ivoirien, dans le jeu. Il parait que madame Ouattara et son petit frère photocopie, ont leur choix. Ce n’est pas Hamed Bakayoko. Mystère. Entre-temps, Mabri Toikeuse, remue ciel et terre que c’est son heure, il veut y aller, mais le président Ouattara le temporise. Alors si la France, ne veut plus d’un nordiste dans le camp du nord, les Duncan peuvent-ils espérer? Là aussi, il y a une impasse. Les Duncan, ne sont pas majoritaires au rhdp.

Le joker que le président Ouattara veut choisir, c’est bien son ministre des affaires étrangères, M. Amon Tano. L’homme commence à s’entraîner. Il passe dans les grandes émissions à forte audience et les grands médias s’occupent déjà de sa communication. Soro Guillaume les observe. Aucun de ces prétendants, ne peut l’effrayer, si ce n’est le président Ouattara lui-même.

Il n’attend que ça, pour rebondir sur la proie. Ouattara se donne plusieurs cordes à son arc. S’il se sent coincer sur la reforme de la CEI, il opte pour la modification de la constitution. Si là aussi, ça ne va pas, il actionnera, le premier coup K.O et pour cela, il avait sollicité l’expérience de Macky Sall, qui avait séjourné à Abidjan. Si aucun de ses plans ne tienne, il va actionner le désordre pour se maintenir au pouvoir, se servant du cas du président Gbagbo.

L’opposition a t-elle une contre-attaque?

Le président Bédié a-t-il des jokers pour les lancer dans la bataille ? Oui. Des noms sortent comme la fumée grisâtre. Jean-Louis Billon, Thierry Tano, Maurice Kakou Guikahué, Kouadio Konan Bertin (KKB), Yasmina Ouégnin, mais c’est la convention qui va décider de tous leurs sorts. Les deux grands poids, les réels du pdci rda, sont forclos, dont Jacques Mangoua. On s’approche des échéances et rien à aboutit, au niveau des revendications.

Le camp Ouattara sait très bien ce qui l’attend, en cas de perte de ce pouvoir. Ils ne sont pas prêts à lâcher du lest et l’avenir semble vraiment compromis. Les ivoiriens ont raison d’avoir peur.

Les autres prétendants comme Affi N’guessan, madame Gbagbo Simone, Georges Armand Ouégnin de l’EDS veut se positionner, sans compter les indépendants missionnaires de validation des victoires aux premiers sons des coqs.

Jamais, un peuple n’a de crainte que ces ivoiriens. Ils sont pris en otage et tournent en rond. Certains commencent à lâcher prise, en se disant que si Ouattara veut, qu’il se présente, pour leur éviter le chaos, mais Ouattara ne pourra pas/plus.

L’opposition par la voix du président Bédié, conçoit ses tactiques, mais le pouvoir a le pouvoir. Quand est-ce qu’un jour, ces politiques ivoiriens, mettront l’intérêt du peuple au-dessus de leurs intérêts qualifiés souvent d’égoïstes ? Tenant le bon bout, le président Ouattara, va faire jouer, l’élection un coup K.O, à la limite d’âge et au maintien de la monture de la CEI. Ça craint!

                                                                                               Joël ETTIEN

                                            Directeur de publication : businessactuality.com  

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