Côte d’Ivoire: fraudes sur la nationalité ivoirienne

Malgré tout ce qui se dit, on constate encore et toujours, la fraude sur la nationalité ivoirienne.

La nationalité ivoirienne à ciel ouvert

Pourquoi, c’est maintenant que les ressortissants de la CEDEAO voient l’importance et la nécessité de s’accaparer de la nationalité ivoirienne? A quoi rime cette invasion qui ressemble à un non-dit? La Côte d’Ivoire serait devenue, un autre pays? Voilà, l’objet de notre analyse.

Des images de personnes exerçant dans nos forces de l’ordre sont publiées depuis quelques jours, faisant état de ce que ces gens seraient étrangers, donc n’ont pas le droit d’exercer, ces métiers selon les lois de ce pays. Il ne faudrait pas être stupides, les ivoiriens devraient être lucides.

 Si des citoyens ont la nationalité ivoirienne par la naissance ou par naturalisation, cela ne pose aucun problème. Le problème des personnes indexées est qu’elles sont connues comme n’ayant jamais acquises de manière légale la nationalité ivoirienne mais pour avoir participé à la rébellion. Pire, elles sont au sein de nos forces de défense et de sécurité avec de nouvelles identités. 

Ce qui est grave, il se trouve, comme toujours, des collabos.

Un de ces défenseurs a la maladresse de parler de droit de sol. On apprend que ce droit a été aboli en 1972 et a été remplacé par le droit du sang. En plus, la double nationalité n’existe pas dans nos textes de loi. D’ailleurs, lorsque le président Houphouët-Boigny voulait instituer cette double nationalité, malgré le fait que la loi avait été votée par la caisse de résonance qu’était l’Assemblée Nationale à l’époque, les ivoiriens l’ont désavoué lors d’un conseil National. Ce forum était organisé périodiquement au palais où toutes les couches sociales pouvaient librement s’exprimer. Il  a retiré ladite loi.

Il y’a aussi que lorsqu’il avait été proposé aux citoyens des pays qui deviendraient indépendants deux ans plus tard, c’est-à-dire en 1958, de choisir entre leur pays d’adoption ou celui de leur origine. Beaucoup ont choisi la nationalité de leurs pays d’origine.

Certains ont voulu jouer aux plus malins et se sont retrouvés dans de beaux draps. Ainsi, Lomé Ouédraogo, cadre supérieur de banque, était le président des ressortissants voltaïques aujourd’hui burkinabés. Ayant acquis la nationalité ivoirienne légalement, il voulait garder quand-même la main sur l’association qu’il dirigeait.

 Des burkinabés, fiers de leur nationalité, lui ont demandé de rendre le tablier, il a refusé. Il a fait de la résistance. Sûr de lui parce que membre du bureau politique du PDCI. Des burkinabés, partis lui demander de leur remettre les documents, il les fait arrêter et jeter en prison.  Au procès, après les explications, il a été sommé de remettre les fameux documents, parce qu’il ne peut pas être président d’une association burkinabé alors qu’il est ivoirien. C’était au milieu des années 80.

La nationalité ivoirienne se vend comme des petits pains

En ce qui concerne ceux dont il s’agit dans ce texte, nous avons affaire à des malfrats. Sachant qu’ils sont dans du faux, et que s’ils gardent leurs nationalité d’origine ils ne pourraient pas rentrer dans ces corps de métiers. Ces bandits ont opté pour le changement d’identité toujours illégalement. 

Ils se sont fait établir de nouvelles identités avec de nouveaux noms et prénoms, souvent courant dans la partie nord de la Côte d’Ivoire. Les ivoiriens du Nord qui les défendent doivent savoir que ce sont eux surtout qui sont danger. Rien ne distingue, sur le papier, un Abdoulaye Koné, un Dramane Traoré, ou un Amadou Sidibé de Côte d’Ivoire des personnes portant les mêmes patronymes et prénoms venant du Burkina, du Mali ou de Guinée. 

La première chose que les chiens de guerre recrutés pour venir faire la guerre dans ce pays ont faite a été de brûler au Nord, les archives d’état civil. L’on comprend donc avec ces intégrations dans nos corps habillés pourquoi ils le faisaient. Ils seraient plus faciles à repérer parmi les habitants des autres régions que dans le Nord. C’est le lieu d’interpeller nos frères du Nord militants du RDR qui croient qu’ils doivent défendre tous les actes de leur parti. Ceux qui prennent la nationalité ivoirienne, doivent-être prudents.

Revendiquer la nationalité ivoirienne: un acte mal perçu

Pour ceux qui trouvent comme toujours que c’est de la xénophobie, le ministre Hamed Bakayoko a reconnu qu’il y avait des personnes étrangères dans notre armée et est en train de faire le nettoyage.

Les personnes qui croient que le fait que leurs pays aient servi de bases arrière et ont fourni des soldats pour combattre ou qu’ils ont combattu pour déstabiliser la Côte d’Ivoire. Ils donnent l’usufruit de cette nation, qu’ils se ravisent. Ceux qui les ont recrutés sont les mêmes qui veulent se débarrasser d’eux. 

La Côte d’Ivoire est-elle devenue une poubelle?

                                                                                              David Kouamé

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