Côte d’Ivoire: ouverture des pourparlers pour la Commission Électorale Indépendante, CEI, de la zone rouge à la zone orange

Ouverture du dialogue, pouvoir-opposition au sujet de la Commission Électorale Indépendante

Ouverture du dialogue au sujet de la Commission Electorale Indépendante

     De la zone rouge à la zone orange. Depuis le jeudi 9 janvier 20, le président Ouattara a mandaté son gouvernement à engager, un nouveau dialogue avec les partis politiques de l’opposition en vue de trouver une plateforme consensuelle pour les élections présidentielles à venir.

A se fier aux images de ceux qui étaient à cette réunion, le sourire dépassant les lèvres, on se croirait aux anges. Mais, ce que nous redoutons, c’est qu’ils donnent tous l’envie d’espérer que tout ira pour le mieux. Cependant, à voir de si près, les choses, l’opposition aura maille à faire, car le temps est trop court pour des reformes majeures pour une élection apaisée et rassurante.

L’opposition donne l’impression, des employés dans un restaurant, c’est quand tout est fini qu’elle doit passer à la plonge pour laver les assiettes. M. Affi N’guessan qui, à la suite de sa rencontre avec son « père politique », le président Gbagbo à Bruxelles, semble tenir le bon bout. Lui, faisant déjà partie dans la direction de la commission électorale indépendante, la CEI. Il est donc à l’aise peu importe l’issue.

Que fait concrètement le gouvernement?

Le pouvoir ne peut pas se donner trop de mal, à inviter les uns et les autres dans cette composition et de leur refus, lui permet d’affirmer haut et fort que tout est bouclé et calé pour ensuite revenir contenter des retardataires.

Le faisant, c’est de se tirer une balle en plein crâne et qui voudra bien mourir pour faire plaisir à autrui ? Aux yeux de la communauté internationale, le pouvoir fait des ouvertures, sinon, les ajustements voulus ou désirés par l’opposition, s’il y a des concessions, seront très infimes. Mais, les atermoiements et les jacasseries vont s’estomper pour libérer de l’espace sur les ondes.

A 9 mois des élections, que veut espérer cette opposition qui, à force de regarder faire, d’observer et de sa froideur attentiste, a attendu la clémence du président de la république pour suivre sa cadence et cette opposition vient de tomber dans le panneau, la reprise des négociations. N’est-ce pas une erreur ou une faute politique ?

A 9 mois des élections, elle en demande trop qui pourra permettre au pouvoir de justifier sa volonté d’aller à ces élections avec cette ouverture. Et si le pouvoir ne veut pas accéder à toutes leurs revendications, qu’adviendrait-il ? Pendant ce temps, tous se préparent à aller à ces élections. Dans tous leurs discours, ils préparent les esprits de leurs militants alors, si tant est que tout le monde veut y aller, quel serait le sens de ces pourparlers ?

Ouattara acceptera t-il les amendements à la suite de ce pourparler sur la Commission Électorale Indépendante?

Quand M. Ouattara décide de faire, il le fait et tous les opposants le connaissent sur ce plan, quelle marge de manœuvre aura, cette opposition pour éviter d’envoyer les gens dans les rues se faire tuer pour des « victoires supposées volées » ?

Même si l’atmosphère était bien détendue ce jeudi, la suite nous effraie car le temps nous parait trop court pour rassembler autant d’escargots dans le panier de cette opposition.

Comme les ivoiriens croient toujours que c’est Dieu qui viendrait faire leur palabre à leur place, on attend la suite. Mais ce qui est sûr, c’est le président Ouattara qui prendra la décision finale.

Pour l’heure, nous regardons du côté du bon vouloir du palais. Une chose est d’ouvrir des négociations et une autre est d’accepter des amendements. S’il voulait vraiment céder, il ne prendrait pas autant de mesures pour écarter ses adversaires pour préparer son terrain.

Nous attendons la suite ! De la zone rouge, on passe à l’orange, ça veut dire que tout n’est pas gagné encore.

                                                                                              Joël ETTIEN

                             Directeur de publication : businessactuality.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.