Démocratie: Et si on adaptait la démocratie au mode africain?

Comment aider l’Afrique à intégrer la notion de la démocratie à l’occidentale, c’est-à-dire, le modernisme ? Comme depuis plus de 60 ans, aucun président africain n’ose toucher du doigt, le litige démocratique auquel l’Afrique est confrontée pour chercher des solutions, alors, nous posons la question, comment aider d’abord à la compréhension de la notion de la démocratie et son application dans des pays où souvent le taux d’analphabétisation est plus élevé ?

Et si on appliquait la démocratie à l’occidentale ?

Sans tomber dans la science infuse, les africains noirs, surtout ceux de l’espace francophone, n’arrivent pas à appliquer la démocratie et ça se voit à chaque élection. De la Côte d’Ivoire, en passant par le Niger, le Sénégal et partout dans toute l’Afrique francophone, l’application de la démocratie est une pilule très amère qui donne des effets contraires et le mal les ronge toujours.

Comment admettre que pour une élection, on compte des morts ? La Côte d’Ivoire qui imprime ses marques de championne en la matière, ne tire jamais les leçons et ses acteurs foncent dans la même direction, les yeux dans le même guidon. Comme si, leurs préoccupations, se trouvaient ailleurs et non pour apporter du mieux-être à leurs concitoyens.

Pendant ce temps, dans les hameaux les plus reculés, les élus qui n’y mettent jamais les pieds si ce n’est en périodes électorales pour distribuer des liasses de billets neufs, avec des teeshirts à l’effigie de celui qu’ils n’ont jamais vu si ce n’est dans les journaux ou à la télévision si celle-ci marche et leur offre une bonne lisibilité. Les populations ivoiriennes, sont livrées à elles-mêmes.

Comme c’est seulement le développement des grandes métropoles qui constitue le programme de société des gouvernants, les parents paysans, sont des laisser pour compte. On les oblige à se mettre dans des rangs comme des chenilles pour aller voter et ils en sortent toujours, avec l’encre sur un de leurs doigts, ils ont fini d’accomplir leur devoir civique.

A y voir de près, les villageois votent plus que les intellectuels qui peuplent les grandes métropoles comme Abidjan, Bouaké, Daloa et j’en passe.

Si ces dirigeants, ne prennent pas un peu de leur temps pour replâtrer la démocratie, surtout en Côte d’Ivoire, il y aura toujours des incidents, des colères, destruction des biens publics et des morts, vers la fin, on ne sait pas pour qui, ils gouvernent.

Et si, on tenait compte du mode électif, de désignation ou de nomination, des chefs dans les tributs et l’adapter au mode de démocratie des occidentaux, qui gagnerait ? Si tout ce qui se trame, concourt vers le bien-être des africains, tirons les grandes leçons de vie et épargner la mort aux pauvres citoyens qui, à l’approche de chaque élection, s’ils avaient la possibilité, ils fuiraient tous leur domicile, pour revenir, après ces élections.

                                               Joël ETTIEN

     Directeur de publication : businessactuality.com

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