Afrique: L’égoïsme et le manque d’anticipation freinent l’évolution.

L’égoïsme et le manque d’anticipation sont de freins qui bloquent l’évolution de l’Afrique. Notre constat.

Les freins du développement de l’Afrique

Sur le plan de la santé

Quand tous les africains croient qu’en France, on soigne gratuitement raison pour laquelle, tous veulent venir y vivre, c’est parce que les français ont compris qu’il vaut mieux soigner tôt le malade que de laisser développer sa pathologie qui risque de contaminer les autres. En soignant tôt ce malade, ils éradiquent son mal, de sorte que si c’est une maladie qui peut occasionner d’autres contagions, sa propagation est rayée.

En Afrique, au lieu de soigner le malade, on préfère lui remettre de l’ordonnance et le malade, n’ayant pas les moyens, souvent part et meurt chez lui, en propageant son virus qui tuent. Quand le malade n’a pas été soigné tôt, son coût de soin, devient lourd et l’état, n’y peut rien.

Sur le plan politique

Le tout pour moi seul et rien pour les autres et la politique se mystifie et les leaders politiques deviennent des sacrés, des dieux. Ils détiennent tout entre leurs mains et ne proposent rien en retour. Une seule personne, qui vient au pouvoir, préfère rester et mourir pour avoir des honneurs, comme si, un mort voit ce qui se passe. Au lieu de s’occuper des réels problèmes de la société, ils se fixent d’autres objectifs et la plupart, s’éloignent de leurs buts.

Dans certains domaines comme, la gestion des collectivités locales, l’état refuse de doter certains de leurs budgets de fonctionnement sous le prétexte que l’élu, ne fait pas partie de son bord. Ceux qui ont cette aubaine aussi, détournent l’argent pour faire autre chose. Comment peut-on se développer avec de tels esprits ?

Sur le plan de l’entretien

A force de vivre avec, ils ont fini par s’y habituer. Dans beaucoup de quartiers d’habitation, la première peinture des maisons construite il y a des décennies est encore plâtrée sur les murs, alors qu’à un moment, soit à chaque 10 ans, on songe à refaire ces peintures pour rendre l’environnement agréable à vivre. Les espaces verts dédiés à la détente, deviennent des lieux de soulagement des mêmes habitants et disparaissent. Si, l’état ne prend pas des mesures pour sanctionner ces riverains, on n’offre rien au regard. Ce n’est pas qu’ils n’ont les moyens, mais parce qu’ils ne veulent pas s’y donner, alors ils s’étonnent de voir ce beau dans les pays développés.

Sur le plan culturel

Voilà, le seul secteur qui se bat pour se maintenir, parce que tout le temps naissent des artistes qui font la promotion de la culture. Elle, seule tient la route, la culture. Il suffit que le ministère de la culture, soit plus solidaire et le tour est joué, mais hélas !

Réguler les problèmes de l’Afrique

Sur le plan agricole

Il faut aimer la terre qui ne trahit jamais dixit, le président Houphouët Boigny et il avait raison. Comment un pays comme la Côte d’Ivoire, le riz, le sucre et bien d‘autres produits soient importés ? Il faut encourager le métier de la terre. Il faut surtout encourager des chercheurs universitaires à développer la variété agricole.

Nous avons des basfonds nutritifs pour le riz, par exemple, pourquoi, ne pas les mettre en valeur et économiser cette fortune, dans d’autres secteurs ? Le manioc, on peut développer des unités de transformation en attiéké. Il faut que l’état soit inventif. Il y a trop de choses à développer en matière agricole.

Sur le plan scolaire et universitaire

Voilà une des grosses plaies du retard de l’Afrique surtout, de la Côte d’Ivoire. Elle fait tout, mais relègue ce secteur primordial à des faibles. Si l’avenir d’un pays repose sur sa jeunesse, mais pourquoi et pour quelles raisons, l’éducation et la formation soient en berne ? Il faut repenser tout le système. Il produit plus de chômeurs que d’utilités publiques. Pourtant, si le pouvoir se mettait véritablement à la tâche, il y aurait moins de chômeurs et de départ des cerveaux et des bras valides.

Au nord de la Côte d’Ivoire par exemple, on peut mettre une université spécifique aux réalités et besoins de cette partie, comme l’élevage, la production de l’anacarde et du sucre. En fonction des besoins de production des régions, il faut songer à créer des grandes écoles à réfléchir pour diversifier les rentes viagères.

Mais, depuis plus de 70 ans, on ne forme que des chômeurs parce que l’état seul ne peut employer tous ces diplômés sortis de l’université et l’éducation tourne en rond. Le budget se partage entre ses tenants.

Il faut arrêter d’être égoïstes en Afrique et penser aux autres. Il faut anticiper sur certains domaines pour éviter le manque d’avenir prometteur.

                                                         Joël ETTIEN

       Directeur de publication : businessactuality.com     

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