Le président Idriss Déby Itno, nouveau maréchal du TchadA LA UNE AFRIQUE 

France-Afrique: La présence de la France aux obsèques d’ Idriss Déby, n’est-elle pas une caution aux coups d’état militaires ?

Pendant que la communauté internationale condamne le coup d’état militaire en Birmanie, cette même communauté internationale salue, celui du Tchad. Comme si c’était télécommandé, le décès par assassinat du président Idriss Déby Itno, à peine tué, à peine remplacé et la vie suit son cours normal.

Obsèques du président Idriss Déby

Jusqu’à ce jour, les populations birmanes sont dans les rues à protester contre le coup d’état militaire et beaucoup meurent sur les champs de ces revendications. Ce sont des milliers de caméras des grands médias européens qui couvrent ces manifestants que l’armée birmane tue en longueur de journée et que cette même communauté internationale, regarde faire.

Pourquoi, quand il s’agit de l’Afrique, les choses se passent autrement ? Pourquoi ? A supposer même qu’il soit tué sur le champ des opérations, c’est toujours des actes à condamner. Comme ça, c’est seulement en Afrique que les coups de force militaires sont autorisés et la France vienne les acter. La présence du président français à Ndjamena, pendant les funérailles du président Idriss Déby, était une caution à cette bavure. N’est-elle pas synonyme de l’implication de cette France, le pays des droits de l’Homme dans les affaires interne de ce pays dit libre ?

Ce n’est pas normal ce que la France fait en Afrique. Elle autorise ce que, logiquement, doit être interdit et proscrit par les autres nations.

Est-ce que la France est obligée de montrer à la face du monde entier que l’Afrique est sa chose par la caution de ces coups de force militaires ? Qu’il soit dictateur ou pas, ce n’est pas là le problème, le problème dans l’espace francophone africain, c’est la main mise sur les présidents. Ils ne sont pas là pour servir leur peuple mais pour servir la France. Le même Idriss Deby qui était vénéré et qui était sur tous les fronts contre l’invasion des djihadistes, c’est ce dernier qu’on assassine lâchement pour marquer l’esprit de ceux qui voudraient emboiter son pas.

Depuis plusieurs années, rien ne va en Lybie et la présence du président Idriss Déby, ces djihadistes avaient du mal à prospérer, ils viennent de l’assassiner et la sécurité dans le Sahel ?

Est-ce que le défunt président Déby, n’a-t-il pas pêché par ses sorties pendant sa dernière campagne présidentielle par des propos allant contre les intérêts de la France. Il avait trop parlé en ce moment et comme il le disait lui-même, qu’il n’avait jamais été heureux, il s’attendait à tout moment aussi, à sa mort tragique et voilà qu’elle a été suscitée et c’est son propre fils qui lui succède, quelle ironie du sort !

Les africains assistent à leur privation de droit humain. Si ce coup de force militaire n’avait pas été cautionnée par la même France, avait-elle dans la précipitation à se rendre à Ndjamena, pour installer les auteurs de cet assassinat ? La leçon est passée et gare à celui qui tiendrait des propos allant dans le sens de l’ouverture et l’éveil des consciences, déjà éveillées et qui n’attendent que le moment soit choisi pour descendre dans les arrènes. Le calme a été imposé au Tchad pendant qu’en Birmanie, les populations sont encore dans les rues pour se faire massacrer par les militaires, qui ont fait le coup de force. Le prix de la liberté, c’est la résistance.

                                                                  Joël ETTIEN

                           Directeur de publication : businessactuality.com

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