Analyse: On ne peut pas parler d’institutions fortes en Afrique, mais d’hommes forts.

L’Afrique, n’a pas besoin d’hommes forts, mais plutôt de la force des institutions fortes avait dit, lors de sa visite d’état au Ghana, l’ancien président américain, M. Barack Obama et depuis, cette remarque est devenue, un slogan. Mais est-ce que ce constat peut s’appliquer partout, dans tous les pays africains ?

Les institutions fortes, l’Afrique en a besoin

Pour avoir des institutions fortes, il faut un préalable, c’est-à-dire, son indépendance, son autonomie, sa souveraineté, quel pays africain francophone remplit ces conditions ? C’est en cela que je rejoins, un observateur sur le sujet a écrit : « le problème ivoirien ne réside pas dans la faiblesse des institutions, mais dans la non indépendance de la Côte d’Ivoire. L’autonomie des institutions découle de l’indépendance du pays. La Côte d’Ivoire n’est pas encore un pays indépendant, sinon, pourquoi, certains candidats à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, auraient-ils écrit au patron de l’Elysée ? Pourquoi inviter Macron dans une élection interne ?

Pourquoi Jean-Yves le Drian et Macron sont critiqués par certains ivoiriens pour avoir fait de l’ingérence ? En écrivant à Macron, c’est que vous confirmez votre dépendance à la puissance de France. Le patron de la Côte d’Ivoire a tranché en faveur de M. Ouattara. Je vous invite à reconnaître sa victoire sans aucun complexe. Bédié l’a déjà reconnu. Le reste n’est que du faux et usage de faux. Vous écrivez pour vous consoler.

Acceptez que nous ne sommes pas des états libres et indépendants. Les institutions fortes auxquelles vous faites allusion, n’ont aucun sens en Afrique tant que nos états ne sont pas indépendants ou autonomes. Il faut être libre d’abord avant de créer des institutions fortes et démocratiques. Ne plaçons pas la charrue avant les bœufs. »

Tout est dit et bien dit dans cet écrit de l’auteur. En plus que les états n’ont pas d’amis, mais ils ont des intérêts. Pourquoi, les politiques ivoiriens préfèrent se rendre à Paris avant de venir faire semblant que la volonté de se présenter à l’élection présidentielle, viendrait d’eux ? Tant qu’ils ne cesseront pas ces attitudes de bébés gâtés, la France se comportera toujours comme elle le fait puisqu’elle a ses intérêts en Côte d’Ivoire. Tant que les rapports de force ne changent pas, la France se croirait toujours détentrice de la marque ivoirienne et décidera de qui, placer à la tête de ce pays pour surveiller ses intérêts.

Le problème des ivoiriens, c’est la confiance inouïe placée aux partis politiques qui dépendent trop de l’extérieur, surtout de la France. Ils se sont laissés dans des compromissions, qu’ils ont lié leur destin et leur sort à cette France.

Comment des institutions peuvent-être fortes, dans un pays qui a une armée étrangère posée sur sol depuis plus de 70 ans et contrôle tout le territoire, souvent mieux informée que les forces de l’ordre locales ?

                                                         Joël ETTIEN

   Directeur de publication : businessactuality.com

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