Bénin: La France, n’est-elle pas en train de faire payer à Talon, ce qu’il leur a fait perdre ?

Patrice Talon, n’est-il pas en train de payer son refus de confier le port au groupe français Bolloré, par ces agitations populaires, décidées à lui faire la peau ? Logiquement, rien ne prédestine à une colère populaire au Bénin, si le président Talon désirerait prendre un deuxième mandat. C’est le peuple qui décide de qui ou à qui confier la gestion de son destin. La France n’est-elle pas en train de faire payer à Talon, sa gestion qu’elle ne contrôle pas ?

Les affaires se compliquent pour le président Talon

Depuis quelques jours, les béninois ont pris pour prétexte, la volonté du président Talon de vouloir se candidater à sa propre succession, pour descendre dans les rues mais, le peuple a tant besoin de tout casser, brûler ? La démocratie au Bénin, n’a rien à voir avec celle des autres républiques africaines francophones, ils sont très avancés.

Pour rappel et au regard de ce qui se passe, on peut facilement en déduire que c’est l’application de la politique du troisième homme qui se déroule au Bénin. La politique du troisième homme consiste à utiliser les nationaux sponsorisés par l’impérialisme qui ne veut pas perdre ses privilèges et qui les utilise pour combattre, les irréductibles présidents désobéissants ou trop nationalistes.

Talon est le seul président africain à avoir dit niet au groupe Bolloré qui exploitait le port de Cotonou sans contrepartie à l’état béninois, refuser des marchés et non des moindres aux français et cela, leur était resté au travers de la gorge et ils ont eu d’autres vassaux, pour susciter des remous et renverser le président Talon, trop nationaliste. Ces groupes seront les premiers à être reçus par le nouveau président qui sera élu, avec des civilités folkloriques, comme ils savent si bien le faire. Son premier discours, sera de remettre l’économie du pays, entre leurs mains. La France n’aime pas les présidents africains qu’elle ne contrôle pas.

Ce que les béninois doivent comprendre, le combat qu’il n’a de cesse de mener, même s’il a dit qu’il venait pour faire un seul mandat, qui peut réaliser des grands chantiers, en moins de 5 ou 7 ans ? Ses compatriotes cassent et brûlent tout pour manifester leurs mécontentements, mais le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu.

Sans rentrer dans des considérations internes, derrière ces agitations, il y a des béninois qui sont allés au Quais d’Orsay pour avoir l’onction de l’invisible France-Afrique pour chasser le Talon nationaliste et les installer par des élections truquées. Donc, l’hôpital, la promotion de l’excellence scolaire et universitaire, plein d’autres entreprises entamées par le président Talon, vont mourir de leur propre mort ? Puisqu’en Afrique, en la matière, ce n’est pas la poursuite de l’état.

Quand il y a eu le Coronavirus, Talon était le seul qui avait voulu mettre à contribution les spécialistes africains pour que ceux-ci participent à la découverte des médicaments contre cette pandémie et l’occident l’a rabroué et sans le soutien de ses paires, il a été obligé de fermer ce laboratoire.

Peut-être que c’est nous qui voyons mal, mais au regard de la volonté de Patrice Talon pour appuyer le développement de son pays, s’il n’y pas de mains occultes, les béninois se ressaisiront pour actionner leurs députés à mener le combat par l’application et le respect des textes de loi et les acquis du pays, seraient protégés.

On sait qui on quitte, mais on ne sait jamais, qui on rencontre, ce n’est qu’un constat. Bonne chance aux béninois car le temps est l’autre nom de Dieu.

                                                           Joël ETTIEN

          Directeur de publication : businessactuality.com

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