Burkina Faso: Blaise Compaoré rattrapé par la justice de son pays, pour crime.

Blaise Compaoré rattrapé par sa justice dans l’assassinat de son meilleur ami, Thomas Sankara devenu, l’icône international, d’une Afrique à la recherche de vrais leaders charismatiques. La justice burkinabé est aux portes de la capitale ivoirienne pour déloger l’ancien président Burkinabé, pour qu’il aille répondre de ses actes criminels selon, devant l’histoire, pour crime commis contre ses propres amis, pour le pouvoir.

Blaise Compaoré mis en accusation

Si le Burkina Faso veut maintenant rapatrier l’ancien puissant président Blaise Compaoré, pour le juger, dans la vie, il ne faut jamais compter sur des êtres humains pour commettre des faits graves et des délits. Quand le flambant jeune Thomas Sankara arrivait au pouvoir, il y avait devant, la puissante machine de la France-Afrique, tenue des mains des maitres par les Houphouët Boigny, Gnassingbé Eyadema, François Mitterrand et j’en passe. Les uns se croyaient les vassaux de la France et qui contrôlaient tous les nationalistes africains qui pouvaient remuer les peuples africains à se réveiller. Thomas Sankara en faisait partie qui effrayait.   

Son discours qui mobilisait et rassurait, n’a pas plu et ils sont passés par son meilleur ami, pour l’assassiner afin de débrayer l’éveil de conscience africaine. Mais comme on le dit, celui qui crache là-haut doit s’attendre à recevoir des gouttes sur le nez. Les parrains ne sont plus en vie et la justice burkinabé doit rendre la justice aux morts contraints.

Maintenant, est-ce que le président ivoirien Alassane Ouattara va accepter que son grand-frère Blaise Compaoré soit rapatrié ? Sinon, quelle serait la réponse que l’état Burkinabé doit donner ? Est-ce qu’entre le Burkina et la Côte d’Ivoire, il y a des accords de ce genre qui consistent à rapatrier des accusés, ayant commis des atrocités ? Si cette requête ne remplit pas les conditions et peuvent fragiliser la coopération entre les deux pays, que ferait donc la justice burkinabé ?

On assiste dans le monde entier à des audiences et justices qui soulèvent et éveillent de l’espoir. La CPI qui est maitresse dans cet art, pourra-t-elle un jour, s’inféoder dans la justice burkinabé pour se charger de ses criminels ?

Il est écrit dans la bible que celui qui règne par l’épée périt par l’épée. Nous voilà témoins du renversement des puissances et faire rejaillir la justice, la vraie qui apaise et interpelle, sur les impunités, pour des faits graves, n’est que la justice des divinités.

Blaise Compaoré dans le collimateur de la justice burkinabè

Enfin, la justice burkinabé va démontrer à la face du monde, sa crédibilité et son impartialité. Outre le dossier de l’ancien président du Faso, ne l’oublions pas, les dossiers chauds qui pendent sur la tête de son jeune frère François qui bénéficie de la clémence complice de la même France.

Si cette justice réussit à mettre le grapin sur l’ainé, qu’est-ce qui prouve que le cadet ne va pas suivre ? On attend. Pour l’heure, on se rend compte que même dans sa tombe Thomas Sankara continue de faire parler de lui, c’est ce chemin que devrait emprunter son ami Blaise que la justice rattrape au soir de sa vie pour l’humilier et faire prendre conscience que désormais, il y a des justices africaines, qui n’ont pas besoin du diktat des occidentaux pour assumer ses propres responsabilités devant l’histoire.

Pour l’heure, tous les africains sont dans l’impatience et j’en fait partie.

                                                       Joël ETTIEN

               Directeur de publication : businessactuality.com

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