Burkina Faso: Le peuple ne mêle pas les leaders à son combat.

Les burkinabé sont un peuple extraordinaire. Ils mènent leur combat sans aucun leader politique au-devant. C’est un constat qui distingue le peuple burkinabé des autres peuples africains. Ils ont chassé leur puissant président Blaise Compaoré, sans qu’aucun leader politique dicte leur conduite.

Le Burkina Faso donne un exemple de combat

En Côte d’Ivoire, le mode de revendication n’est pas du tout le même que celui du Burkina. En Côte d’Ivoire, tant qu’il n’y a pas de bergers, le troupeau ne bouge pas. Ce qui plombe leur ardeur.

Au Sénégal, tout est cordonné par des leaders qui s’entendent avec le peuple et sont devant toutes les marches. Quand les forces de l’ordre interviennent, ce sont les premiers qu’elles capturent.

Au Mali, ce sont des guides religieux et la société civile puissante qui prennent la responsabilité et lancent les assauts pour en découdre.

Depuis que les burkinabé se sont ligués contre l’armée française pour l’empêcher de traverser leur pays avec leur contenu douteux et suspect, on ne voit aucun homme politique et on annonce que le peuple a mis en garde le président Roch Kaboré. S’il se met dans cette lutte, en prenant des mesures pour protéger la France, c’est sa chute et quand le burkinabé veut quelque chose, il s’en donne tous les moyens pour l’avoir.

L’Afrique noire n’est pas solidaire. Quand un pays se bat, les autres l’assistent. La même France qui est citée dans tous ces bouleversements, ne se retrouve plus et prie que tous les africains noirs ne se réveillent pour réclamer leur souveraineté ensemble. La France a peur de ce qui se passe sur le continent africain et qui n’est pas de s’arrêter.

Revenons sur l’exemple des burkinabé dans leur lutte, une lutte exemplaire même s’ils sont les seuls à le mener. La société civile de ce pays est totalement dynamique. Quand un peuple attend un leader charismatique pour conduire son destin, ce peuple reste toujours dans l’esclavage.

En tout cas, les burkinabé donnent la leçon que c’est le peuple qui souffre et non le président de la république qui est sommé de rester dans ses bureaux climatisés. Ils mènent leur combat et que Dieu les accompagne et les protège.

                                           Blé Gnazégbo Laurence

                                Correspondante Afrique de l’Ouest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.