Burkina Faso/Elections 2020 : une belle leçon de démocratie.

Le Burkina Faso vient de donner une belle leçon de démocratie aux africains francophones, par une double élection couplée, de la présidentielle à la législative. Les burkinabé ont organisé le dimanche 22 novembre 20, deux élections qui se sont passées sans aucun incident, la présidentielle et les législatives et rien de grave ne s’est passé partout où il y a eu ce vote. Pourquoi, ce qui est simple, chez certains, d’autres le compliquent ? Bravo aux burkinabé pour cette leçon.

Le Burkina Faso donne une leçon de démocratie aux pays francophones

Au-delà du nombre trop pléthorique des observateurs qui n’ont rien servi, les burkinabé se sont comportés en hommes dignes et intègres. Sur les 10 500 observateurs déployés sur les lieux du vote au Burkina, ils se sont rendu compte qu’ils n’ont servi à rien, peut-être en d’autres lieux.

Ils ont procédé au choix de leur président de la république et ensuite, eu même moment, ils en ont profité pour élire, leurs représentants à l’assemblée nationale, pour deux grands événements, le ciel ne leur est tombé sur la tête, ou bien leur mode d’élection est différent des autres africains ?

Sur les 6 500 000 électeurs, les disponibles se sont rendus dans les bureaux de vote, dans la discipline, l’ordre, aucun incident majeur n’a été déploré et ils attendent les résultats. Après la proclamation des résultats, il ne s’en suivra rien.

Pour la première fois, les burkinabé vivant en Côte d’Ivoire, ont pris part à ces élections et là aussi, aucun incident n’a été déploré, pourquoi en Côte d’Ivoire par exemple, ce qui est simple devient compliquer et qui occasionne des morts, de destruction de biens publics ?

Ce n’est pas parce que c’est le Burkina Faso que cela ne doit pas servir de leçon, non, il faut regarder ce que certains font qui les fait avancer et ce que font d’autres, dans la barbarie qui souille la réputation des noirs africains.

Une leçon de démocratie à copier

J’ai suivi du début jusqu’à la fin de la campagne, aucun convoi d’un candidat n’avait essuyé de projectiles, il n’y a pas eu des mots d’ordre de désobéissance civile et tout s’est bien passé. On me dira que la Côte d’Ivoire, ce n’est pas le Burkina Faso, mais où est la différence ? Pour blâmer un candidat, c’est dans les urnes. M. Ouattara a voulu ou s’est candidaté, ok, face à la puissance France qui servait de tampon, il y avait la manière de contourner le système, aller dans les urnes et le sanctionner. Maintenant il est élu, toute la communauté internationale l’a reconnu, que peut faire, l’opposition ?

Même si comparaison n’est pas raison, il faut saluer l’exemplarité des voisins proches des ivoiriens, dans des moments historiques comme ceux que les élections donnent à juger leur capacité à se contenir et se mettre au-dessus des valeurs et confondre ceux qui tirent les ficelles.

Le Burkina Faso traverse une période d’insécurité très grave, mais ils n’en ont pas voulu à leur président Jean-Roch Christian Kaboré qui fait parti des compétiteurs. Une grande partie du Burkina n’a pas pris part à ces élections à cause de l’insécurité qui y règne, mais ils se sont mis à choisir leur futur président, derrière qui, ils se mettront pour mener la bataille pour ramener la sécurité sur toute l’étendue du territoire burkinabé.

Je comprends pourquoi le président Sankara, les a qualifiés de peuple intègre.

                                              Joël ETTIEN

  Directeur de publication : businessactuality.com

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