Afrique: La CEDEAO, instrument de développement ou de ralentissement ?

La CEDEAO (communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest) a montré ses limites et sa faillite alors, qu’attend t-elle pour disparaître ? La misère des peuples africains qui vivent les affres de la France- Afrique, montre sa face cachée de l’activation de ces souffrances et les chefs d’ état font face à la désobéissance civile de leur jeunesse.

Que veut la CEDEAO ?

Tout est centré sur ou par la CEDEAO qui semble être partie prenante dans la souffrance de la jeunesse africaine et les pays africains francophones. A ce point, les africains sont au stade de non- retour pour sortir de ce tourbillon sociopolitique qui entrave leur développement et qui n’ ont plus de marge, mais qui sont à la recherche de nouveaux alliés, si la possibilité d’une guerre mondiale est pour le moment exclure.

La France montre ou du moins l’antichambre des atrocités de sa politique en Afrique et les africains, semble avoir une peur bleue de ces colons égoïstes et qui ne pensent qu’ à eux. Comment peut-on admettre qu’ après plus de 60 ans dite d’indépendance colonisatrice, de milliers d’ années d’esclavage, le peuple noir africain ne puisse pas se réveiller pour dire stop à la souffrance voulue ou imposée par les mêmes français.

Comment comprendre et accepter que des milliers d’africains, pris en étau dans un système où ils sont toujours perdants, ne puissent pas se réveiller un beau matin pour crier leur ras-le-bol? La France a tout essayé, en sombrant l’ avenir de tous ces peuples, la période de l’ éveil des consciences est arrivée. Au départ, ils ont cru qu’il leur était impossible de s’amouracher avec d’autres pays peu importe les contraintes imposées.

La Centrafrique a essayé et le ciel ne lui est pas tombé sur la tête. Elle s’est approchée de la Russie pour se mettre à l’abri sécuritaire de trop de contraintes du système français. Le Mali vient ou est sur le point de claquer la porte de ces contingentes lourdes serviles de la France et la CEDEAO semble lui alourdir les pas.

Au service de qui est la CEDEAO ?

Comme des marionnettes, ou du moins ce que laissent entrevoir ces chefs d’état africains, incapables de dire qu’ils ont mal, le peuple est en train de se prendre en charge, car il vient de se rendre compte que c’est à lui seul que revient le pouvoir. Si la démocratie est le pouvoir du peuple, c’est maintenant que cette démocratie va jouer véritablement son rôle.

Dans le juron de la France- Afrique, il y a des grands pays comme la Côte d’ Ivoire, où volontairement cette France y a laissé son armée solidement implantée et mieux informée, qui a les renseignements généraux pour protéger ses intérêts. Tant que ces peuples ne se mêlent pas à la danse, la France ne comprendra rien pour se mettre aux pas.

Les grands pays France- Afrique, il y a aussi le Cameroun qui dans le silence d’ accompagner son président, subirait ce que les autres ont subi. Tous les africains où la France a laissé son armée, ce n’est pas fortuit, parce qu’ elle sait que si ces peuples descendent dans les rues pour crier, aucune armée locale ne tirerait sur eux car nous sommes dans un espace mondialisé.

Le Mali, la Centrafrique ont réussi à convaincre le dynamique Poutine de les aider à se mettre à l’ abri des coups de forces serviles en lui confiant leur sécurité, ça vient doucement. La mayonnaise prendra avec le temps.

La CEDEAO ne doit pas condamner certains coups d’ état et favoriser d’ autres comme celui du Tchad. La liberté a son prix et ce prix, les africains veulent se le donner.

C’est l’occasion que ce  » machin » de la CEDEAO comprenne que vaut mieux une fin heureuse qu’un affrontement qui lui fermera toutes les portes de sortie, pour subir les humiliations les plus terribles et honteuses. Qu’ elle arrête de condamner les peuples qui veulent s’ affranchir si elle n’ a rien à leur proposer en retour.

La CEDEAO ne sert plus à rien, elle doit simplement et purement disparaître sinon, la jeunesse africaine est trop lucide sur son avenir. La vindicte populaire qui provoque la fuite des chefs d’état, n’est pas loin et ce n’ est pas cette CEDEAO qui pourrait tout freiner.

Si elle veut encore exister, qu’elle revoie sa copie et s’occuper des vrais problèmes africains et non les obliger de servir de béquille pour la protection des gros intérêts français, qui ne font que transférer des enseignes commerciales que de la technologie pour transformer la multitude des richesses africaines. Attention, l’époque a évolué et il faut comprendre les signes des temps nouveaux. La CEDEAO ne convient plus.

Joël ETTIEN

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