Centrafrique: les présidentielles auront-elles lieu ?

Les élections présidentielles en Centrafrique, vont ou devraient avoir le dimanche 27 décembre 20, mais tout indique qu’à cause de l’insécurité, elles risquent de ne pas avoir lieu, notre analyse.

La Centrafrique peut-elle s’en sortir ?

La France ne serait-elle pas dans le conflit électoral qui se passe en Centrafrique ? Que fait la CEMAC ? La CEMAC, la Commission économique de l’Afrique Centrale, est l’équivalente de la CEDEAO en Afrique de l’ouest. Depuis que les centrafricains ont chassé l’armée française de leur sol, la France n’a jamais digéré cet affront et elle est prête à le faire payer aux centrafricains. L’occasion des élections présidentielles lui semble bien indiquée pour appuyer sur la gâchette pour prendre sa revanche.

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a fait appel à l’assistance militaire russe en remplacement à l’armée française qui était implantée dans son pays depuis la date de l’indépendance de son pays. Cette armée était là quand son pays a connu la guerre civile qui a décimé et instauré des conflits intercommunautaires aux conséquences incalculables. Au constat de la nuisance des militaires français qui semblaient créer la chienlit pour exproprier les richesses minières de ce pays, les russes sont arrivés, mais ce que le président a oublié, la Centrafrique, fait partie du pré carré français.

La patience en matière de diplomatie des français, n’a d’égal dans le monde. Quand la France veut avoir, c’est à l’usure et revoilà, la Centrafrique qui rechute à l’approche des élections présidentielles qui devraient avoir lieu logiquement, le dimanche 27 décembre 20 et le désordre s’est installé pour créer une insécurité qui risque de faire bloquer la tenue de ces élections.

Faustin-Archange Touadéra menacé

Le président Faustin-Archange Touadéra, veut s’entêter à vouloir respecter la date et une grande partie de son territoire est prise par des franges armées et qui sèment la peur, le désordre, impossible d’y avoir accès. La Centrafrique vit du trafic de son voisin le Cameroun qui l’alimente depuis la nuit des temps. A cause de la résurgence de l’insécurité, tous les camions chargés de denrées alimentaires sont bloqués et la misère s’ouvre sur le malheur de ce peuple.

La famine va toucher le peuple qui va descendre dans les rues et le système va en profiter pour chasser, ces intellectuels qui croient voir plus clair que la France-Afrique.

Alors que fait dans ce cas, les chefs d’état de la zone CEMAC ? C’est en grande partie dans cette zone où trouve des présidents expérimentés et qui ont duré au pouvoir, les présidents Sassou N’guesso du Congo Brazzaville, Paul Biya du Cameroun, Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale, Ali Bongo du Gabon, Idriss Déby du Tchad, pourquoi, semblent-ils regarder ailleurs ? Avec autant d’expériences, ils ne peuvent pas régler ce petit conflit ou font-ils le lit de la vengeance de la France ?

Ça ne va pas en Centrafrique, un pays enclavé qui souffre déjà du terrorisme, pendant qu’au tour d’elle, il y a des puissants chefs d’état, on se pose la question s’ils n’y sont pas complices, dans le cas contraire, pourquoi, laisser leur jeune frère Touadéra seul dans cette tempête ?

Tout le monde reconnaît que l’insécurité avance vers la capitale, tous les candidats le reconnaissent, mais le président Faustin-Archange veut absolument que les élections se tiennent à la date constitutionnelle, mais face à la réalité, il va devoir rebrousser chemin. Mais alors, que décident donc les russes puisque le président Touadéra leur confier la sécurité de son pays ? C’est fort de ce constat que nous nous posons la question, de savoir si la France n’est pas passée par là, pour dire à Poutine que là où il a mis les pieds, ce n’est pas son territoire ?

                                                                     Joël ETTIEN

                       Directeur de publication : businessactuality.com

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