Côte d’Ivoire: Que pense le ministre de la santé de la vétusté du Centre Hospitalier Universitaire de Cocody ?

Les ivoiriens ne demandent pas à leur ministre de la santé de se justifier ou se défendre, ils ont fait des constats récurrents et tristes dans les centres de santé en particulier le Centre Hospitalier Universitaire de Cocody, qui ne rassurent plus les patients et sont devenus de mouroir, qu’est-ce qu’il compte faire pour les améliorer, sinon, ils ne le jugent pas.

Le Centre Hospitalier Universitaire de Cocody en pleine décadence

Au Centre Hospitalier Universitaire de Cocody, de la réception, en passant par les infirmiers, les caissières et caissiers, à leur pharmacie, rien ne fonctionne normalement. Les 2000 frs, par jour d’hospitalisation que les parents des patients paient, ça sert à quoi, puisque tout est en disfonctionnement, on ne lui demande pas de politiser la gestion de leur santé.

A la suite de plusieurs constats relevés dans le disfonctionnement total du Centre Hospitalier Universitaire de Cocody, le ministre ivoirien en charge de la santé, s’est prêté au jeu questions réponses, sur une télévision privée. Il a tenu des propos comme bon politicien pour anticiper, sans nul doute, des décisions, que le citoyen lambda, n’a nullement envie d’entendre car il s’agit de leur santé. Il a fait croire que tout va bien, alors que c’est faux.

Au CHU de Cocody, on ne sait pas si c’est pareil dans les deux centres universitaires de la ville d’Abidjan, en tout cas celui de Cocody est plus malade que les malades qui s’y trouvent. L’accueil des patients, ce n’est pas ça, tout le personnel est quasiment sur les nerfs, pour peu, ils vous lancent à la figure, ce qu’en temps normal, ils n’osent le dire, même à leur domestique. On a cette impression que l’impolitesse leur est enseignée dans leur formation.

Dans ce grand centre de renommée mondiale, il n’y a pas de scanner pour des examens radiologiques.

Les frais de location des lits par jour à hauteur de 2000 frs, servent à quoi, puisqu’aucun ménage n’est fait ? La direction générale de la santé subventionne les médicaments, ce qui veut dire logiquement que les médicaments dans la pharmacie du CHU devraient revenir moins chers, mais c’est le contraire. Pour un seul ballon pour la transfusion, au Centre Hospitalier Universitaire de Cocody, il coûte plus de 1000frs, alors qu’en pharmacie privée, c’est 950 frs. On fixe les prix à la tête des clients et les parents des malades sont essorés par le prix exorbitant des médicaments.

Sans compter l’absence quasi quotidienne des ascenseurs, on ne comprend pas cette insolence de certains infirmiers, qui préfèrent se retrouver en groupe dans leur sale de garde pour papoter au lieu de se mettre à la disposition des patients. Ils sont pour la plupart d’une désinvolture que seul, le ministre pourra l’expliquer aux ivoiriens.

Mêmes les chaises roulantes, sont toutes tombées en panne, il y en a sans pneu et le bruit qu’elles font entendre pendant le transport des malades, le malade est obligé d’attraper à cause du bruit strident.    

Les temps premiers pour recevoir le patient et le temps que les médecins prennent pour venir à son secours, le malade peut en mourir.

L’absence des toilettes sur les différents paliers, pour des malades, comment cela peut être possible de nos jours, alors que lui, le ministre quand il se rend en Europe, il ne trouve jamais ces défaillances dans leurs centres de santé, pourquoi ce qui est bien chez les autres, on ne peut pas le reproduire en Afrique ?

Voilà c’est de ça qu’il s’agit, on le ne taxe pas, et cela n’est pas du ressort du président de la république. Les ivoiriens sont très mal traités dans les centres publics de la santé, c’est de cela qu’il s’agit, ce qu’il est venu dire sur les antennes de la télévision, c’est de la politique et ça ne soigne pas, ça ne guérit pas.

                                                                         Joël ETTIEN

                          Directeur de publication : businessactuality.com   

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