Côte d’Ivoire: Affaire SODEXAM: Pourquoi mêler la politique aux affaires ?

Est-ce pour des motifs politiques que M. Jean-Louis Moulot refuse de payer les factures qui datent du temps de M. Ezalé, directeur général de la société SODEXAM ?

Que se passe t-il à la SODEXAM ?

L’histoire qui va suivre, est vraiment pitoyable et remontante. La SODEXAM est une société ivoirienne qui reçoit des prestations extérieures pour ses réalisations. Elle était présidée en son temps par M. Ezalé, cadre militant du PDCI RDA et candidat malheureux aux dernières élections municipales à Grand-Bassam.

Pour rappel, dans les années 2015, le RHDP voulait absolument s’octroyer la prestigieuse commune historique de la cité de Grand Bassam, la ville balnéaire et une crise électorale s’était déclenchée où il y a eu des morts et d’après certains observateurs, le candidat du PDCI RDA du président Bédié, M. Ezalé les avait remportées que son adversaire, M. Jean-Louis Moulot, du RHDP les lui avait arrachées.

A cette époque, M. Ezalé était le directeur général de la société SODEXAM (société d’exploitation aéroportuaire et météo). Depuis que ce dernier a rompu les amarres, son remplaçant, l’actuel maire de la commune de Grand-Bassam, refuse de payer les entreprises qui ont presté sous la direction générale de M. Ezalé, en dépit de tous les efforts, certains sous-traitants, ont fermé boutique et d’autres continuent de se faire humilier, frustrer, par la nouvelle direction.

M. Elegan Ahissan Nestor, directeur de la société, EASB-Prestation, à qui, la société SODEXAM doit plus de 39 910 192 frs CFA pour des travaux du temps de l’ancien directeur général, n’arrive pas à rentrer dans ses fonds pour ses factures impayées.

De rendez-vous en rendez-vous infructueux, l’affaire devient politique et ce sont des frustrations pour des directeurs de sociétés sous-traitantes. Il ne sait à quel saint se vouer. Tous ceux qui sont dans son cas, sont obligés d’aller prendre leur carte RHDP pour se faire payer. M. Elegan Ahissan Nestor que nous avons trouvé ce jour, sur les lieux, devant les locaux de cette société, ne veut pas qu’on le contraigne à faire un choix contre sa volonté et son argent est bloqué, depuis le 5/7/2017.

Il faut bien qu’il y ait des oreilles attentives dans les locaux pour les recevoir, les écouter pour trouver une solution à leurs problèmes. C’est devenu du chantage et il a cette impression que les nouveaux dirigeants se sont partagés leur argent.

C’est ainsi que madame Béon, DAAF, le reçoit le 5/7/2019 pour tenter de l’aider à recouvrer sa créance. De cette disponibilité rassurante, les va et vient exacerbent la dame, qui, sans doute aurait reçu des ordres, de lui fermer les portes de son bureau. Nestor Ahissan, ne sait plus où donner de la tête et certains de employés, ont tenté à plusieurs reprises de casser tous ses bureaux, pour des salaires impayés.

Comment peut-on confondre la politique aux affaires au point où M. Jean-Louis Moulot, s’il a reçu des instructions de passer par ce biais pour recruter des militants, elle n’est pas la bonne. Comme il n’est pas le seul dans ce cas, c’est lui que nous avons rencontré ce jour, se morfondant. Nous rappelons que la société de M. Nestor Ahissan a mis les clés sous le paillasson faute d’impayés et le personnel, se retrouve dans les rues.

Est-ce que pour payer des factures à des prestataires extérieurs, il faut absolument leur exiger de militer dans le RHDP ? Nous ne pensons pas que le président de la république M. Ouattara et le premier ministre Hamed Bakayoko soient au courant de cette scabreuse affaire, sinon ils auraient agi rapidement pour faire solder ces factures impayées.

                                            Joël ETTIEN

     Directeur de publication : businessactuality.com

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