Côte d’Ivoire / Affaire Viol: Quand est-ce que les ivoiriens montreront leur solidarité ?

Les ivoiriens manquent de solidarité. Ce qu’ils ne font pas chez les autres pour tomber sur le coup des lois de ces pays, comment peuvent-ils se laisser piétiner dans leur orgueil, honneur et dignité ? Cette hospitalité, cette légèreté plombent leur esprit d’entraide.

Quelles réactions des ivoiriens après l’accusation du ministre KKB ?

Cette énergie à se détruire, s’ils pouvaient la mettre au service de leur solidarité pour bâtir leur pays richement convoité par les autres. Il faut que l’ivoirien sache que son pays est riche et qu’il en prenne conscience, mais pourquoi utiliser autant d’énergie à se détruire ?

Non seulement ils ont du mal à s’aimer et toujours prêts à se détester, mais pire, l’essentiel leur passe sur le nez. L’identité est bafouée et piétinée. Pouvons-nous gouverner avec les réseaux sociaux ? Heureusement !

Personne ne peut soutenir un viol; toutefois, il faut qu’il soit prouvé par des arguments solides et défendables. Le cas qui incrimine le ministre ivoirien constitue ce qu’on appelle : « sa parole contre celle de la supposée violée » et qui attend plusieurs mois, avant de remonter au créneau.

Du coup, elle laisse des failles graves dans son dossier et il ne faudrait pas que les ivoiriens sabrent leur champagne parce que c’est de KKB qu’il s’agit. C’est un commando de proxénètes savamment outillé qui sévit dans les capitales africaines et européennes, transportées en Côte d’Ivoire pour faire du chantage aux personnalités et autres célébrités de ce pays.

Le constat, c’est cette conception que les ivoiriens donnent à cette affaire qui interpelle notre conscience. Ils manquent tous de solidarité et se laissent entrainer par ce complexe de l’étranger. Ils commencent tous par la conclusion dans un sujet avant de chercher à le comprendre. On entend souvent dire: «  c’est bien fait pour lui, il est ingrat, etc » comme s’ils attendaient tous KKB pour lui porter l’estocade ?

 Face à une cabale, une manipulation venant d’une camerounaise, les ivoiriens sont incapables d’afficher leur solidarité et sont l’objet de raillerie. Ils se plaisent tous à condamner sans chercher à comprendre et du coup, ils n’ont pas assez de force pour analyser et juger. Comme le dit l’artiste ivoirien Gadji Céli: « quand ton enfant se noie, sors-le dans l’eau avant de le frapper ». Mais en Côte d’Ivoire, on préfère encenser les autres au détriment de leurs propres frères.

Quand le toit de ton voisin brûle, il faut l’aider à l’éteindre avant de lui poser la question, d’où vient le feu ou comment il a fait pour que le feu brûle sa case. Et dans ce cas, il se trouve des ivoiriens qui livrent leurs frères à la vindicte populaire, sans se soucier du regard de leurs voisins sur leur comportement. Les ivoiriens ne s’aiment pas et c’est déplorable, leur seule solidarité, c’est dans la mort.

Ils aiment toujours prendre la défense des autres sans connaître les tenants et aboutissants de l’affaire, et se complaisent à porter atteinte à l’honneur et à la dignité des leaders qui jouent un rôle capital dans la vie de leur pays.

L’argent, toujours l’argent qui est devenu une obsession tellement aveugle qu’au point où leur pays va leur échapper un jour. Il faut que les ivoiriens prennent conscience que tout peuple vit avec ses règles et ses lois. Vanité, tout est vanité.

C’est en Côte d’Ivoire que les ivoiriens se délectent du malheur de leur frère attaqué par une étrangère. Il faut que la solidarité soit leur partage. Rien n’est encore prouvé que certaines organisations des droits des femmes ivoiriennes ont porté plainte. C’est pourquoi, nous nous interrogeons sur l’opportunité de cette plainte, étant bien entendu, que c’est la personne concernée qui est habilitée à porter cette plainte.

Au moment où tout est embarqué sur le navire de la réconciliation et de la cohésion nationale, il se trouve des gens qui sont encore habités par le démon de la haine. Nous en appelons donc, au sens de la sagesse, de l’amour et eu égard à notre histoire récente, au calme et à la sérénité.

                                                         Joël ETTIEN

                      Directeur de publication : businessactuality.com

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