Côte d’Ivoire: Antoinette Konan exclue définitivement du PDCI RDA ?

Quand est-ce que le PDCI RDA lèvera ses interdictions contre l’artiste Antoinette Konan, pour l’intégrer dans la mouvance ? Lors des périodes tumultueuses politiques qui avaient opposées le PDCI RDA et le RHPD, des malentendus se sont produits entre l’artiste ivoirienne Antoinette Konan, connue avec son instrument traditionnel « Ahoko » et le PDCI RDA, parce qu’elle avait contracté un cachet pour jouer à un meeting du RHDP. Depuis, point de Antoinette Konan dans les manifestations de ce parti et avec le temps, je voudrais savoir quand est-ce qu’on l’intègre ? Elle avait des fonctions politiques dans ce parti, tout lui a été dévolu.

Que devient Antoinette Konan ?

Entre la Côte d’Ivoire et sa pratique politique, il n’y a pas de raison. On mélange tout et on confond tout. Comment peut-on blâmer un artiste pour s’être rendu à un meeting politique, alors que c’est une époque pour ceux-là, de se faire de l’argent ?

Quand un artiste se retrouve dans un meeting d’un tel parti politique, il est catalogué et tout lui est interdit. Antoinette Konan est originaire du V baoulé, considéré comme le bastion du PDCI RDA. Elle n’est plus la bienvenue dans son parti originel et je sais qu’elle doit en souffrir. En plus à force d’un faux orgueil, elle s’y est mise comme si elle le faisait de bon cœur.

Pourquoi associer les artistes à des querelles politiques ? Les artistes ivoiriens sont ceux qui subissent en Côte d’Ivoire à cause des positions politiques qui finissent toujours par s’harmoniser entre eux. Depuis un certain moment, on prête au président Bédié de se rapprocher du président Ouattara, ces deux-là qui s’étaient mordus mordicus, ne plus jamais s’adresser la parole. On dit que les deux se parlent et du coup, Antoinette Konan est cataloguée de ne plus participer aux meetings du parti de ses parents.

Elle aussi, sous l’effet de la colère, s’affiche dans les uniformes du RHDP, est-ce de bon cœur ? Il faut que les mentalités changent et ne pas mettre les artistes dans les querelles à courte durée des leaders politiques. Les Gadji Céli ont été contraints de quitter leur pays parce qu’ils se sentaient proches du président Gbagbo.

La politique ivoirienne a tué sa culture. Dès qu’un artiste donne de la voix, il est réprimé et intimidé à répondre de ses actes devant la justice. On ne tue pas un artiste. On ne ferme pas une fumée dans une maison. On ne tue pas un tamtam. On met toujours les artistes au milieu des palabres inutiles. A cause de l’ingratitude de ces leaders politiques à l’égard des artistes, ceux-là, enferment ces artistes dans le trou de leur inspiration.

Il faut revoir le regard et la considération à l’égard des artistes ivoiriens qui souffrent pendant que ceux qui font semblant de faire palabre, s’entendent entre eux et ce sont les pauvres artistes qui paient le lourd tribut. Il faut cesser de prendre les artistes comme les semeurs de trouble, alors qu’inspiration d’un artiste vaut mieux qu’un discours politique.

Respectez ceux qui ne dorment pas à force de réfléchir pour bercer le peuple. Ernesto Djédjé a chanté Henri Konan Bédié depuis plus des décennies et on continue de danser cette mélodie, Djédjé est mort, mais son œuvre est toujours vivante, alors pourquoi vouloir tuer les autres.

                                                      Joël ETTIEN

                      Directeur de publication : businessactuality.com

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