Côte d’Ivoire-Elections législatives: Arrah et Aboisso, se distinguent par une campagne très apaisée.

A Arrah et à Aboisso, la maturité politique a prévalu au cours de la campagne législative et cela doit servir de cas d’école. Nous avons été des témoins oculaires, durant cette campagne dans deux localités ivoiriennes différentes, Arrah et à Aboisso. Arrah et Aboisso, ont donné un meilleur exemple de démocratie.

Arrah et Aboisso, modèles de démocratie

A Arrah ville située au sud-est de la Côte d’Ivoire, non loin de Bongouanou, où le découpage électoral n’est pas conforme au regard du nombre de populations, les plus en vue ont fait une campagne civilisée et il n’y a pas eu d’heurts ni de violence. Le constat est le même à Aboisso, située au sud, en dépit de la présence des coriaces cadres des partis politiques opposés.

A Arrah, en dehors de quelques suiveurs mal intentionnés de certains candidats qui confondent famille biologique et famille politique et qui ont tenté de déverser leur haine sur les réseaux sociaux que le peuple n’a pas suivi, les candidats eux-mêmes qui se connaissent, n’ont pas versé dans la violence. Le candidat du PDCI RDA c’est-à-dire de l’opposition, M. Fiacre, son adversaire politique, N’guessan Ahondjon a été le témoin de son mariage, donc à aucun moment, personne n’a incité ses suiveurs à descendre dans la gadoue pour réveiller des vieux démons.

Ils se connaissent tous et ce n’est pas la politique qui viendrait les diviser et tous attendent les résultats des urnes. Pourtant, il y a une forte communauté d’allogènes qui militent dans le RHDP. Il n’y a pas eu de palabre et la campagne a pris fin dans la convivialité.

A Aboisso, comme on le dit sur place, on ne force pas et chacun connaît sa place, les deux poids lourds de cette campagne, M. N’gouan Jérémie, le député sortant de l’opposition et M. Abou Bakari Cissé, du RHDP, chacun est resté dans son QG, joignant ses prières à ses dieux pour lui offrir la victoire. Fief historique du FPI et du PDCI RDA, la commune d’Aboisso, a fait montre d’une grande maitrise, se disant que c’est dans les urnes que ça se passe et non dans les rues pour se violenter.

En dépit des enjeux et de la ferveur sur le terrain, les deux camps, n’ont livré aucun message pour susciter la haine et la colère qui activent la violence et les pancartes qui foisonnent la ville, sont encore visibles, mais pas de palabre liée à la campagne et le peuple attend le jour J pour exprimer son choix. Tous les deux candidats sont dans l’attente des résultats du verdict des urnes.

Nous avons souhaité vous faire partager ce constat parce qu’en Côte d’Ivoire, il n’y a pas de petites élections qui ne fassent pas de morts et de destruction de biens publics à cause justement des discours xénophobes que profèrent certains candidats.

La maturité politique existe en Côte d’Ivoire et ce sont les cadres qui doivent la promouvoir et la faire régner dans le cœur de leurs militants, car à chaque élection, il n’y a qu’un seul vainqueur et les populations d’Arrah et d’Aboisso, l’ont compris, il était bon de le souligner et qu’elles demeurent dans cette logique qui les fait grandir, pendant que dans certaines localités ivoiriennes, on y a déploré des pressions, des violences, des blessés graves. Peut-on dire que les agni, ont-ils compris le sens de la politique ?

                                                             Joël ETTIEN

                Directeur de publication : businessactuality.com  

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