Côte d’Ivoire: Mon adresse au président Ouattara.

Mon adresse au président Ouattara, celui qui gère mon pays, la Côte d’Ivoire.

M. Alassane Ouattara, cher nouveau président de la république de Côte d’Ivoire, le monde est au courant de ce qui se passe et semble tourner le dos à votre pays et comme vous êtes dans le milieu des finances, ils n’aiment pas du tout le bruit. Quelle image et quelle leçon, voudriez-vous, que ce monde retienne de vous ?

Pour justifier votre mandature, monsieur le président Ouattara vous avez argumenté qu’en face, si vous ne restez pas pour surveiller vos acquis, ces ivoiritaires, les détruiront, une fois parvenus au pouvoir. Je vous admire. Je vous écoute et je vous ai écouté.

Pour le beau personnage, que vous fûtes, celui qui tient compte de son image propre, l’extérieur est entrain de vous tourner le dos. Vous avez été élu bien avant, le nouveau président américain, mais tout le monde afflue vers lui, pour le féliciter pendant que le perdant Trump, veut porter des réclamations, mais le nouveau président Joe Biden reçoit de toute part, des félicitations, au point où, j’ai lu, de vous, un tweet pour le féliciter aussi. Je ne sais pas si c’est un fake-news.

Les réalisations que vous avez laissées, que vous soyez en vie ou absent, elles seront toujours là au service du peuple. Le président Houphouët Boigny avait laissé les siennes et à force de vous battre en mettant le feu dans son héritage politique, vous ne les avez pas entretenues, vous vous êtes mis dans des palabres, au point où, beaucoup sont tombées dans des abîmes et irrécupérables. Pourtant, il vous suffisait d’un peu d’attention et d’entretien, en plus des vôtres, le pays serait vraiment le plus lumineux.

N’ayez pas peur. Les Hommes naissent, grandissent et meurent. C’est la loi et cela ne veut pas dire que chacun doit partir quand son jour arrive avec toutes ses réalisations dans sa tombe. Vous avez préféré vous candidater en 2020 et les résultats sont là, têtus et bavards.

Pour l’homme que j’ai appris et continue d’apprendre à connaître, votre image a pris un coup de pourpre et d’acide. Je ne pense pas que vous en soyez heureux au stade où vous êtes arrivé. C’est vrai que pour montrer patte blanche, vous avez déployé tous vos réseaux d’amitié dans le monde, en observateurs pour venir certifier la conformité et la légalité de ces élections que vous avez gagnées, mais cela n’a pas suffi, M. le président Ouattara.

Pour les fois dernières, les bruits se sont consumés dans le brouillard des amitiés que votre image s’en est sortie auréolée de luxure et de brillance. Ils sont tous partis et le vide se fait voir comme, quand on est devant son propre miroir.

Non, ce n’est pas de cette manière que j’avais voulu la fin, non, je l’avais voulue, rassemblant tout le monde autour de votre majestueuse personne, le sourire dépassant les visages et vous rentrez dans l’histoire, comme une fusée qui monte dans le ciel.

Pas encore tard pour bien faire M. le président Ouattara

Le monde attend qui ou quoi, pour venir vous féliciter, pour le nouveau président de la république que vous êtes redevenu et pourtant c’est important, capital et nécessaire qui augure des lendemains rassurants. Ils ne viennent pas. Est-ce que vous n’êtes pas entrain de vous isoler ?

Oui, mettez de côté la douleur de ces séparations de ces amis, qui ne reconnaissent plus leur ancien conducteur et qui sont descendus de votre bus et mettez-vous au centre pour ramener la vie à la vie. L’orgueil détruit. Voilà ce qui est arrivé au président américain Trump qui, à force de se jouer le supra homme, l’intouchable, le plus intelligent, ses compatriotes ne l’ont plus porté à la tête de leur grand pays, l’Amérique.

Ces morts pendant les élections, c’est devenu récurent. En 2010, il y a eu plus de 3000 morts pour des élections, après 2015, il y a eu aussi des morts pendant les locales et voilà que vous n’avez pas vous tous tiré les leçons et il y a eu encore des morts en 2020.

Ce n’est pas grave. Si cela doit devenir, une habitude, les ivoiriens doivent s’en conformer, mais ne tirer plus sur cette ambulance, il y a des malades.

Votre belle image, d’homme flambant neuf d’espoir, est entrain de se détériorer et j’en peine. Faut-il agir pour faire plaisir à des clans et non à la nation ? Il faut vous asseoir, mêmes avec ceux qui semblent être aujourd’hui, vos pires ennemis, vous en sortirez grandi et ce même monde qui va venir jouer à l’hypocrisie demain, vous sera sincère à jamais.

La logique est universelle, monsieur le président Ouattara de la république, de ma république. Ce qui est arrivé aux autres en bien comme en mal, nous arrive à nous tous. Ce que vous avez réalisé, restera pour la postérité. On récolte ce qu’on a semé.

A cette allure, où personne ne vient vous féliciter et qu’il faut encore débourser des grosses sommes d’argent pour les soudoyer à le faire, dans la malhonnêteté et qui se saura, il est encore temps, de prendre vos responsabilités et illuminer votre histoire, la nôtre.

                                                                    Joël ETTIEN

              Directeur de publication : businessactuality.com

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