Côte d’Ivoire: La BHCI, est devenue une banque de désolation.

La BHCI est elle devenue une banque de désolation ? La banque de l’habitat de Côte d’Ivoire, la BHCI ne rassure plus et ses clients prient dieu comme fer, pour qu’ils puissent rentrer dans leur fonds, mais hélas, elle traine encore les séquelles de sa faillite.

La BHCI faiblit

La BHCI a sa naissance avait tellement suscité de l’espoir et conquis les ivoiriens surtout ceux de la diaspora, puisque son objectif principal était de les aider à se trouver un toit. Autant ceux vivant localement que de la diaspora, avaient souscrit nombreux au point où les autres banques qui voyaient leurs clients déserter les caisses, avaient tenté elles aussi, d’introduire ce volet.

Qu’est-ce qui a dû se passer pour que cette banque perde pied au point de ne plus disposer de liquidité dans ses caisses ? Hier lundi 22 mars, nous nous rendions à 10 heures au siège de la BHCI, à la direction centrale, au Plateau. Nous y trouvons du monde, certains sont mécontents et d’autres attendent le visage froissé. Les agents de sécurité, nous contrôlent et avec pour consigne de nous laver les mains avec le gel hydroélectrique. Il est 10h.

Un autre agent nous remet des tickets, diaspora et les autres, doivent remplir des feuilles photocopiées avec plein d’écriture. On attend. Soudain, on aperçoit un agent mandaté par la direction qui rentre dans la salle d’attente pleine à craquer et procède à des appels. Quand il vous appelle, sans vous remettre votre feuille, il vous conduit à la caisse et beaucoup ont eu la malencontreuse de se revoir inviter à revenir les semaines prochaines. Le mécontentement se traduit par la fureur et des cris de colère. Il est 11h, nous ne sommes pas appelés et on attend.

La lettre G suivi des chiffres c’est pour ceux qui sont sur place à Abidjan et la lettre E pour les gens de la diaspora dont on fait partie. Il est 12h, nous ne sommes encore reçus et la selle brouille de colère. Les plus chanceux, en ressortent le sourire aux lèvres, mais ceux qui doivent revenir les semaines à venir, qui sont nombreux, manifestent leurs mécontentements et leur regret. Il 13h, nous ne sommes pas encore reçus.

Une dame souffrante, le pied enrubanné, opérée, me présente son livret de compte, il y a de l’argent, plus de 500 000 frs et elle voudrait en prendre pour ses soins, on l’appelle après qu’elle ait attendu des heures, de revenir la semaine prochaine. Il 14h et c’est mon tour.

J’entre dans le bureau de la dame. Elle me fait asseoir et je lui dis que je voulais retirer de l’argent. Mon solde me le permet. Elle me fait remplir une feuille, qu’elle me fait signer son long document. Je lui demande les raisons de cette longue attente, car je suis là depuis 10h et c’est à 14h, qu’elle me reçoit, elle me dit qu’elle est seule et les autres sont soit en congés ou en arrêt maladie. J’accepte.

Au bout de plus de 30 mn, elle me revient désolée, qu’il n’y a plus de liquidité dans les caisses et qu’il faille que je revienne demain, pour seulement 50 000 frs, c’est-à-dire presque 70 euros. Je l’observe, avec son masque suspendu à son menton. Je lui dis, si je reviens demain, c’est pour refaire encore la queue ? Dans le hall de la banque, de la colère.

La banque est en faillite mais la direction n’ose pas le dire à ses clients, ça ne va pas, sur la question, la dame reste dubitative en ces termes, ça va aller, puisque l’état s’est porté acquéreur, mais est-ce que l’état a de l’argent actuellement en Côte d’Ivoire ? J’attire l’attention des clients, que les jours et mois à venir, il sera très difficile à la banque d’honorer ses engagements, elle traine encore les séquelles de sa faillite et c’est bien dommage !

                                               Joël ETTIEN

         Directeur de publication : businessactuality.com

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