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Côte d’Ivoire: Quel bilan pour les transfuges politiques ?

Peut-on faire le bilan des cadres qui ont quitté leurs partis politiques pour aller ailleurs ? Nous allons nous donner à un grand exercice, celui de poser ce problème de bilan politique de ceux qui ont quitté leur parti politique initial. Ce n’est qu’une analyse.

Quel bilan pour les transfuges politiques ?

Nous estimons qu’à un moment, on fasse un break pour comprendre certaines situations. Le PDCI RDA a perdu assez de ses cadres, qui ont rejoint ou sont restés avec le RHDP. Des militants du FPI sont devenus PPA-CI et la machine n’est pas prête de s’arrêter. C’est une saignée.

Parlons de ceux du PDCI RDA qui ont rejoint ou sont restés avec le RHDP. Au départ, le RHDP était composé du PDCI RDA avant son éclatement pour des malentendus dont on les met sur le compte de promesses non tenues. En gardant la maison, le président Ouattara savait que tôt ou tard, il trouverait les moyens et les mots pour faire revenir ses associés à la maison-mère. Déjà, Mabri n’est pas loin de le faire.

Ainsi, au départ, tous les ivoiriens avaient critiqué ces derniers transfuges de tous les maux et de tous les noms diaboliques. Ils ont tenu. Certains occupent de hautes fonctions aujourd’hui et le temps qui avance semble leur donner raison, sauf celui qui a trop de haine qui ne peut pas voir la réalité. De plus, le RHDP n’est pas prêt de lâcher ce pouvoir et avec sa longévité politique et les réalités de la vie, la conclusion est claire: cette rivière peut devenir un grand fleuve.

Maintenant pour ceux du FPI restés avec leur leader Laurent Gbagbo. Il serait trop tôt de faire un bilan, mais là aussi, le temps nous le situera.

Quand le président Houphouët Boigny disait et nous citons: « Dans la vie, on ne juge pas au départ, mais à l’arrivée” et qui poursuit: « La politique est la saine appréciation des choses bonnes ou mauvaises”, ces deux maximes sont déterminantes pour comprendre les enjeux. Sur le terrain, ceux qui bénéficient des avantages de leur choix, sont ceux-là qui huilent leurs bases. La cherté de la vie devient une grosse excuse. C’est celui qui a de l’argent dont la voix porte.

L’argent étant devenu le nerf de la vie, ceux qui sont avec le pouvoir en jouissent et les autres les regardent, le ventre vide. En plus, ils forment un réseau de relations solidaires qu’ils pourvoient à tout. Ils sont sollicités et fréquentables. La réalité fait face au quotidien, alors avec le recul, il n’est point question de lapider quiconque mais de réfléchir désormais sur ses choix.

                                                       KOUDOU Anselm

                                   Correspondant permanent à Abidjan

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