Côte d’Ivoire / Journée nationale de la paix: Dr Boga Sako Gervais se fond en excuses à KKB.

Boga Sako Gervais à la tribune des travaux scientifiques, pour la journée nationale de la paix à Yamoussoukro : « quand j’étais en exil, j’avais critiqué sévèrement KKB et je lui ai même adressé une lettre ouverte quand il s’est présenté aux élections présidentielles de 2020, mais, il avait raison et je lui demande pardon. »

Boga Sako Gervais présente ses excuses au ministre KKB

Pour la première fois, il y a eu un panel d’experts qui se sont prononcés sur la conception de la réconciliation, la cohésion et de la paix. Ces évènements ont débuté le 11 novembre 21 à Yamoussoukro et prendront fin le lundi 15 novembre 21, à la place Jean-Paul II. Parmi ces experts, Dr Boga Sako Gervais, rentré d’exil, se prononçait sur le thème : « cohésion sociale et cohésion nationale ». 

Avant l’entame de son exposé, il n’a pas manqué de se fondre en excuses à l’égard du ministre KKB. Pour Gervais Boga Sako, si KKB n’avait pas posé cet acte, quelle serait devenue la Côte d’Ivoire au soir du 31 octobre 2020 ? C’est à l’analyse de ce constat, qu’il juge l’acte posé par le candidat KKB devenu aujourd’hui, ministre de la réconciliation et de la cohésion nationale, de visionnaire et de salutaire. C’est pourquoi, il s’est fait ovationner par la salle remplie de chefs, rois et d’autres invités, quand il a présenté ses excuses au ministre. Qu’est-ce qui prouve qu’on allait avoir la paix si quelqu’un n’avait pas pris ce risque d’éviter le pire aux ivoiriens ? Et je voudrais traduire ma reconnaissance et présenter mes excuses à mon frère KKB, parce que sa mère est Dida comme moi, renchérit l’intervenant.

Boga Sako Gervais a ensuite rappelé aux ivoiriens de ne plus avoir peur des hommes politiques, car sans ceux qui votent, il n’y a pas d’hommes politiques. Il est allé plus loin en se posant la question sur les cérémonies grandioses à coût de millions réservées aux actions de développement telles l’adduction d’eau, la mise en marche de l’électricité, l’inauguration de centres de santé, ce qui est un droit et non un devoir. Il ne comprend pas pourquoi ce qui est de droit pour le citoyen devient une redevance au point d’injecter des millions à organiser des fêtes, alors qu’on dit qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’état.

Si la Côte d’Ivoire a tenu à ce jour, c’est parce qu’il y a eu un certain KKB qui s’est sacrifié pour la stabilité et la paix dans notre pays, dira Boga Sako, président de la FIDHOP (la ligue ivoirienne des droits de l’Homme et des peuples). Il va encore plus loin de sa confession pour dire publiquement que, s’il a pu rentrer au pays après 10 ans d’exil, c’est grâce au ministre de la réconciliation et de la cohésion nationale, KKB. Je lui dois des excuses et je lui dis : « merci.»

                                                   Blé Gnazégbo Laurence

                                        Envoyée spéciale à Yamoussoukro  

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