Côte d’Ivoire: c’est le contraire des dires du président Ouattara qui allait créer l’émoi.

Et si le président Ouattara avait contredit ses dires, il créerait l’émoi  ?

Le président Ouattara n’a pas contredit ses dires

Les clameurs se sont tues. Les lucioles ont démarré leur éclairage pour orienter des lanternes. L’émotion qui n’avait pas sa place d’être avait engendré des pleures hypocrites pour noircir les dires du président Ouattara pour le mettre dans le doute.

Je ne peux pas encourager des applaudimètres si et seulement si, le président Ouattara disait qu’il allait se candidater. Quand on est rattrapé par son ombre, on s’arrête pour réfléchir. D’aucuns diraient qu’il aurait surpris les membres de son camp. Soit. Mais le président Ouattara était en mission commandée et tant pis pour ceux qui n’avaient pas compris la leçon. Ils lui ont trouvé un successeur, validé par le Quais d’Orsay, qui n’est pas encore cautionné par le peuple ivoirien.

Dans sa reconnaissance vis-à-vis de ceux qui l’ont aidé, il a permis à beaucoup d’être des milliardaires. Maintenant pour ceux qui ont coulé les larmes de furoncle, qu’ils essuient leur visage, que celui qui n’a pas fini de s’engraisser sur le dos du bas peuple, profite du temps ?

Si les autres présidents n’avaient pas été chassés, emprisonnés, la Côte d’Ivoire, allait avoir sa bibliothèque d’anciens présidents. M. Ouattara veut qu’on retienne de lui, le seul président qui accepterait sa retraite et passerait le témoin au futur, c’est bien.

Mais, je voudrais faire remarquer que, ce qu’il vient de faire, le président Ahidjo du Cameroun l’avait fait et Paul Biya, l’a remplacé en mettant fin à son règne. Le président angolais Dos Santos l’a fait et son dauphin l’a contraint en exil en Espagne et ses enfants sont déshonorés, vilipendés. Celui qui crache là-haut, doit s’attendre à recevoir des gouttes sur le nez. Dans la vie, rien ne se perd, tout se transforme.

La stratégie de Ouattara?

M. Ouattara se bat pour déblayer le terrain à son dauphin, mais gars à lui, si c’est vraiment un ivoirien de souche, la fidélité risque de prendre un coup d’épée dans leur relation. La CPI attend sagement la fin de son règne pour commencer à atterrir dans le camp du rhdp.

N’est-ce pas le branle-bas, le sauve qui peut, le compte à rebours qui a commencé ? Les pleurs des uns et des autres, n’est-il pas le signal du départ en cascade ?

Si le président Ouattara est vraiment sincère, qu’il dise à ses lieutenants d’arrêter leur funeste projet de faire défiler les têtes couronnées, les guides religieux et les autres badauds pour venir s’aligner comme des chenilles, provoquant des embouteillages dans les rues d’Abidjan, le supplier de rempiler un 3ème mandat. S’il les laisse faire, c’est que ces propos sont du bluff, son au revoir, est un tissu de mensonge.

Les clubs de soutien vont s’accélérer avec des tam-tams, des pagnes et gadgets à l’effigie du président Ouattara, des grelots pour venir fustiger les autres candidats au profit d’une suppléance au président Ouattara. Il veut rentrer dans l’histoire, alors que cette histoire a ses codes et des principes. On le compare aujourd’hui au défunt Mandela, à Martin Luter King, c’est bien beau, mais qu’il donne des consignes fermes à ses sbires de ne pas oser transporter des chefs et rois, dans des cars dont certains ne sont pas sûrs de retourner vivants chez eux à cause des accidents de route.

Si tant qu’il parait à leurs yeux comme ces symboles que je viens de citer ci-dessus, le président Houphouët disait de Jésus et de Mohamed, qu’ils sont les plus lus, parce que leurs disciples ont écrit leur vie. Qu’ils en fassent pareil que de venir encore rabibocher les ivoiriens, de leur incapacité à vivre sans caution.

Le retrait de la vie politique, tel que prôner par le président Alassane Ouattara, est une sortie honorable et une belle retraite. Maintenant que certains ont fini de pleurer, qui sera le candidat du rhdp ou c’est sa dislocation ?  

Est-ce que ces élections auront-elles vraiment lieu ? M. Ouattara ne veut plus y aller laissant la place aux jeunes, à qui le tour ?

Le plus dur commence quand le choix personnel, n’est pas celui de la majorité.                                                  

                                                                                            Joël ETTIEN

                                       Directeur de publication : businessactuality.com

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