Côte d’Ivoire/CHU de Cocody: Les rues asphaltées et agrandies sont à saluer, mais la santé manque à ce développement.

Les rues asphaltées et agrandies sont à saluer, mais la santé manque à ce développement. Il faut penser à la réhabilitation du CHU de Cocody

Le CHU de Cocody se meurt

Pour celui qui a mis du temps, c’est-à-dire des années sans venir à Abidjan et qui foule le sol ivoirien, la vue change. Les rues respirent en grandeur nature et le visage de la capitale a évolué. On sent que ça bouge, dans la cité. Peut-on offrir des fleurs au pouvoir ? Oui sur ce plan, on peut lancer des lauriers.

Des ponts à péage, des échangeurs à des grands carrefours qui posaient des problèmes de circulation, des grands canaux de canalisation, sont à pieds d’œuvre. Abidjan respire, le visage luxuriant et le soleil y brille.

L’avion qui nous transportait de Roissy à Abidjan, ce 7 janvier 21, était plein comme un œuf, des ivoiriens, des pakistanais, des chinois, des indiens, des français on était plus de 200 passagers ce jour-là. La vie ivoirienne reprend ses lettres de noblesse et attire des investisseurs, c’est tant mieux.

Maintenant, le cas de la santé, c’est triste. Au CHU de Cocody par exemple, où il y avait avant 5 ascenseurs, dont certains étaient réservés aux cadavres, il en reste que 2 dont 1 réservé au personnel et un seul, qui devrait servir aux visiteurs des malades, ce pauvre ascenseur, fait tout. Il transporte les morts, dans des casiers en aluminium, des malades qui s’y entassent et sans oublier les visiteurs, sans doute saints, qui repartiront chez eux contaminés, puisque, beaucoup ne portent pas de masque.

Risque de contagion élevé

Le danger et les risques guettent les ivoiriens et il faut que le pouvoir s’y penche. Les autres ascenseurs en panne, il y est collé : « ne touchez pas, en cours de travaux », cela date de mathusalem et l’entreprise a préféré coller des planchers pour boucher le trou, pendant ce temps, le monde se bouscule devant ce triste et contagieux ascenseur.

Alors, cet article pour attirer l’attention des autorités sanitaires, elles-mêmes qui sont des spécialistes du domaine, ne peuvent pas fermer les yeux sur ces dangers. La vétusté de toutes les salles du CHU de Cocody, l’état de délabrement très avancé, le CHU, lui-même, aussi est malade et mérite des soins intensifs, sinon, il va céder. Pas de toilettes, les lits qui sont loués à 2000 fr CFA par jour, sont dégarnis de drap de lit, il n’y a pas d’ampoules, encore moins de prises électriques, des fils électriques pendent sur la tête des malades.

Le CHU de Cocody se meurt, lui qui devrait donner la vie, par manque d’équipements, de médicaments de premières nécessités, les malades dorment dans l’obscurité et reçoivent la visite des voleurs qui viennent leur voler portables et objets précieux.

On ne peut pas parler de développement sans la santé et cet aspect important et capital, semble ne pas rentrer dans les priorités du gouvernement, pourtant il le faut.

                                          Maurice Kacou

       Correspondant à Abidjan

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