Côte d’Ivoire: Daoukro serait-elle devenue la capitale de la recherche des stratégies craintives?

Daoukro serait-elle devenue la capitale pour la recherche des stratégies de la décadence politique ivoirienne ? Ce sont plusieurs observations sur le terrain à Daoukro qui nous emmènent à nous poser cette épineuse question. La ville natale du président Bédié serait-elle devenue en d’autres termes la recherche des stratégies craintives?

Daoukro est-elle devenue la capitale des stratégies politiques ?

C’est à Daoukro que le président Bédié a unilatéralement lancé son fameux appel qui a autorisé au président Ouattara de se lancer dans ses mandats politiques. On oublie que c’est encore à Daoukro que pendant les crises, tous les protagonistes se retrouvaient pour signer des accords politiques qui avaient toujours entrainé des conflits. C’est encore à Daoukro qu’il vient de recevoir son jeune frère le président Gbagbo Laurent qui fait jaser le camp du pouvoir.

Du vivant du président Houphouët Boigny, il avait fait de sa ville natale de Yamoussoukro une ville pour la recherche de la paix où quand il y avait des mésententes dans le monde, il offrait le cadre de sa ville à la recherche des solutions pour parvenir à remettre le couvert des rapprochements et de la réconciliation.

Alors, Daoukro serait-elle devenue la ville ou la capitale de la recherche des stratégies pour consumer les ivoiriens ? Si en politique on fait fi de l’idéologie politique et on s’en tient aux contingences immédiates, Daoukro va encore servir d’une nouvelle alliance entre le PDCI RDA et le FPI pour combattre le président Ouattara.

Ce qui est déplorable, même si les ivoiriens veulent des actes forts et historiques, ils oublient que tout tourne autour des trois. Quand un n’est pas content, il retourne sa veste pour aller combattre l’autre en s’alliant au deuxième et ça devient presque du réchauffé.

C’est à Daoukro que le président Gbagbo, absent pendant les crises récentes liées aux élections, a pris la parole pour condamner la mort du jeune Victorien qui a été assassiné et dont la tête a servi de ballon dans la ville du président Bédié. La sensibilité du président Gbagbo a fait montre d’une compassion telle que, l’homme démontre son génie en politique.

Mais pourquoi c’est à Daoukro que s’élabore ces genres de rencontres pour des signatures des plateformes, qui ne servent à détruire que de construire ? Cette rencontre avec le président Gbagbo est un autre appel qui ne dit pas son nom, mais c’est tout comme. Peut-on en déduire que, quand un intérêt est menacé on supplie à faire plier l’échine à l’autre ? Non, il faut que le président Bédié confère à sa ville natale une autre forme de regard et non de lui donner cette image de règlement de compte politique pour faire du chantage.

C’est aussi regrettable que pour faire ce chantage, on reprenne les mêmes ingrédients pour composer cette sauce. Comment peut-on vouloir du neuf avec du vieux ? Mais, nous remarquons que s’il y a quelqu’un qui a tiré profit de cette rencontre, c’est bien le président Gbagbo Laurent. Non seulement il était la curiosité et la découverte car sur tout le long de son parcours, le monde n’a pas hésité à lui manifester son amour à travers les attroupements qui s’en sont suivis.

Quand est-ce que ces deux partis, PDCI RDA et FPI, penseront-ils à résoudre les problèmes internes qui les minent ? Telle est la question cruciale.

Si Daoukro désormais doit servir à une refonte sociopolitique, il faudrait que cela soit dans un autre contexte que de rencontres aux relents mortifères pour le pays.

  Sinon pour la rencontre, elle s’est enregistrée comme historique, bravo !

                                          Joël ETTIEN

        Directeur de publication : businessactuality.com

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