Côte d’Ivoire/Education: l’école ivoirienne en péril, Kandia Camara doit-être interpellée

L’école ivoirienne va de plus en plus mal. Et, les syndicats ne cessent d’interpeller Madame Kandia Camara, ministre de l’éducation nationale. 

L’école ivoirienne, très mal en point, notre constat…

Non seulement, aucune autorisation n’est accordée aux syndicats, mais ils sont violemment réprimés. Les revendications n’atteignant pas la hiérarchie, l’école se meurt sous Kandia Camara. Et évoquer ces faits est devenu un crime de lest majesté.

Notre correspondant s’est rendu au Lycée Moderne de Yopougon pour s’enquérir des réalités que vivent les enfants. Comme d’habitude et par respect, les élèves à la vue du professeur se mettent debout, en guise de salutation. C’est une classe qui compte 83 élèves au lieu de 20 prévu un enseignement de qualité. Et cela ne semble point surprendre point M. Yéo.  » J’avais une classe de 4 éme de 101 élèves l’année dernière. Et si cette année, j’en ai 83, je crois que c’est une chance. Encore que les inscriptions se poursuivent, croyez moi, les visages dans cette classe, j’en découvre tous les jours ». La ministre Kandia Camara, fait-elle des visites dans certains établissements? C’est la question qu’on se pose au regard, de cette surpopulation inquiétante dans les classes. 

Des effectifs pléthoriques, des salles de classes mal aérées, l’électricité absente, les établissements publiques en Côte d’ivoire sont parfois de véritables univers infernaux. L’école ivoirienne perd pied; Le gouvernement ne fait rien pour corriger ces tares qui se répercutent sur la qualité des l’enseignement. L’avenir du pays se meurt et personne ne dit mot. Tous se concentrent sur la politique, sur le « self-gain » et sur des élections à venir. Or des choses plus importantes urgent.

La crédibilité de l’enseignement doit-être au centre des décisions

« Comment, peut-on organiser des évaluations crédibles, dans ces conditions?« , nous fait constater, M. Yéo Constant et « je vous avoue, que dans certaines classes, les élèves sont assis à même le sol et ici, ces adolescents sont assis à l’étroit à 3 voir 4 sur des tables bancs initialement prévues pour 2 apprenants. »En plus ajoute t-il : « après l’évaluation, le professeur doit préparer le compte rendu des devoirs et procéder à la remise des copies normalement 15 jours après l’évaluation mais avec ces effectifs qui varient entre 80 et 100 élèves est-ce possible ? «  Là, M Yéo Constant prend un air grave et conclu en ces termes, « il faut « un plan Marshall » si on veut sauver l’école ivoirienne »

Autrefois fierté  de toute la nation, l’école ivoirienne court aujourd’hui derrière son passé glorieux. Est-ce que le ministère de l’éducation fait-il des efforts, dans ce sens? Nous ne pensons pas, puisque cette année, on a découvert pleines de fautes de grammaire, de syntaxe dans les manuels scolaires. La ministre Kandia Camara, prétend faire, des efforts qui ne se sentent pas sur le terrain et les besoins restent encore énormes.

Du renfort pour suppléer les enseignants

Cette année par exemple, ce sont environ 3000 enseignants du collège et 2000 du lycée qui viendront renforcer le personnel enseignant au secondaire. Bien que l’Etat ivoirien ait rendu l’éducation gratuite et obligatoire de 6 à 16 ans, le fossé entre les décisions prises dans les tours administratives où siègent les ministères et la réalité du terrain, ne fait que s’accentuer. Les parents d’élèves auraient souhaité même que cette gratuité soit supprimer, si pour les emmener à payer plus cher.

L’école ivoirienne est malade. Au regard de notre constat, paraîtrait-il que, c’est la tête de ce ministère qu’il faut changer, car madame Kandia Camara, n’est pas à la hauteur de sa tâche. En un mot, le poisson pourrit par la tête.

Yacouba Sanogo

Correspondant permanent à Abidjan

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