Côte d’Ivoire: L’éducation nationale au rabais, à qui la faute et qui doit rendre compte?

Affaire la Côte d’Ivoire classée en matière d’éducation nationale avant dernière en Afrique francophone, quelles responsabilités incombent au président de la république et à la ministre Kandia Camara ?

L’éducation nationale à l’eau

Voilà ce que dit le texte : « en lecture, plusieurs pays se distinguent par une amélioration substantielle de la performance moyenne à savoir le Bénin, le Niger, Congo et le Sénégal. Le Burkina Faso et le Tchad se caractérisent par une progression de près de 20 points. Deux pays régressent de manière significative : le Burundi (-35.5) et la Côte d’Ivoire (-14.2) ; Voilà l’extrait du rapport 2019-202 DU Programme d’Analyse des Systèmes éducatifs (Pasec).

Qu’est-ce qui peut surprendre si le classement est sorti et qui met l’éducation nationale d’un grand pays comme la Côte d’Ivoire à ce rabais ? D’abord, posons la question au président Ouattara, n’y avait -il pas une autre récompense à cette dame que de lui confier le destin de toute une république en gestation comme la Côte d’Ivoire ? Le faisant, quel but visait-il ?

Non seulement elle y est restée durant 10 ans, donc, cela veut dire que cette jeunesse est vouée à l’échec, une épine dorsale sous les pieds des parents des élèves. 10 ans de misère à la tête de l’éducation nationale, d’un pays si jeune qui cherche ses marques et qui a foncièrement besoin de sa jeunesse pour relever tous les défis liés à son développement, il faut que celui qui a maintenu cette dame, à ce ministère capital, donne des explications à la nation, à la suite de ce classement calamiteux qui met l’opprobre sur les ivoiriens.

Cette génération qui est sacrifiée, c’était à quel dessein ? Le président Ouattara ne va pas dire que depuis longtemps, certains n’arrêtaient pas de lui annoncer que le niveau scolaire et universitaire baissait. Si c’est vraiment un sacrifice, nous pensons que les esprits l’ont accepté.

Ailleurs l’éducation nationale prospère

En Corée du nord, l’enseignant, est un mythe, un personnage sacré et vénéré, parce qu’elle forme des capables et conscients pour en faire d’eux, des élites et voilà que ce petit pays, concurrence les grandes puissances, détenant sa propre bombe atomique. L’éducation est un secteur sensible et tous ceux qui sont passés par là, en ont laissé des marques de souvenirs que les bénéficiaires, sont ceux qui alimentent l’administration et les grandes entreprises d’état. Qui ne se souvient pas du ministre Pierre Kipré, avant lui, Paul Akoto Yao, Balla Kéita, même le père du ministre Amon Tanoh, alors comment peut-on confier, le destin d’une république à une dame qui laisse l’abîme comme souvenir à la jeunesse ivoirienne ?

L’éducation nationale, est l’épine dorsale, le moteur de recherche, le mot de passe du développement d’un pays, est-ce qu’il faut poursuivre cette dame pour crime contre l’humanité ? La responsabilité du commettant est le fait de son préposé, donc logiquement, le président Ouattara devrait rendre des comptes.

Quand une éducation est bâclée, est-ce qu’on peut la récupérer ? Un enfant, n’est pas comme un moteur qui tombe en panne et qu’on envoie chez des mécaniciens. Aujourd’hui, le système calqué sur celui de la France dépourvu de constance et suivant leur évolution, ici, en Côte d’Ivoire, on ne fait plus de dictée et le coefficient en mathématique est identique à celui des autres matières, c’est-à-dire 1, comment peut-on stimuler le goût de l’effort à ces enfants, si à la base, tout leur offert réduisant leur conscience au rabais ?

L’éducation nationale au rabais en Côte d’Ivoire

On ne fait plus de commentaire composé, ni de rédaction, c’est tout sauf, une formation de qualité et voilà que ce sont ces jeunes qui fument la drogue, prennent l’alcool comme stimulant, ils n’ont plus la crainte de l’enseignant et comme il n’y a plus de travail, la saveur de l’enseignement s’est transformée, en un goût si insipide et c’est l’abandon. Ce sont les élèves qui s’octroient des vacances et quand la direction et les enseignants se plaignent, ceux-ci les bastonnent et ça dure, jusqu’à ce qu’on vienne dire que le président Ouattara, sous son règne, l’éducation nationale ivoirienne, est tombée en dessous du mercure, le puissant et respecté président Ouattara, quels justificatifs donnerait-il pour rehausser ce manque ?

Les plus fortunés, surtout ceux de son entourage, ayant de l’argent, ont retiré leurs enfants de ce fumoir, pour aller les inscrire dans les grands pays, président Ouattara, c’est une cruauté abominable, pour que ceux-ci, reviennent demain, les commander, est-ce le but ?

Est-on obligé de copier le modèle français quand, la Côte d’Ivoire se cherche des marques élitiques pour son développement, qu’est-ce qu’on peut tirer de ces délinquants notoires qui ont pris goût à la défection, à la flemme et qui ont abandonné eux-mêmes leur vie.

Malheureusement, ce pays ne dispose d’aucune opposition crédible pour relever ces tares pour en faire des condiments de revendication car il s’agit de l’avenir de plusieurs générations de jeunes que, même le dépotoir, n’en voudra pas. La France est un pays construit et la Côte d’Ivoire, est envoie de défrichement. Comment demander à une tortue de compétir avec une gazelle ? Voilà, les résultats, tristesse et désolation !

                                                         Joël ETTIEN

                  Directeur de publication : businessactuality.com

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