Côte d’Ivoire: Une fausse croyance plombe l’esprit d’innovation.

La croyance servile et aveugle des ivoiriens plombe tous les efforts qui pouvaient contribuer au développement. Tout est basé sur la croyance. Partout où tu passes, tu n’entends que Jésus viendra faire, laisse-lui, car son temps n’est pas celui des hommes et pendant ce temps, tout leur passe sur le nez.

La croyance et les ivoiriens

Encore si ces religions bénies en Côte d’Ivoire, étaient sur des fondements typiquement ivoiriens, mais ce sont des religions importées qui contribuent à leur appauvrissement pour qui, attendent sans faire d’effort, Jésus pour venir leur trouver du travail ou mener leur lutte à leur place. Il faut croire, mais laisser la croyance abominer l’esprit, c’est faire de la place au défaitisme et à l’assujétissement.

En Côte d’Ivoire, on ne sent pas l’esprit de créativité chez certains jeunes. Encore que le niveau scolaire et universitaire est tombé très bas, on ne sent pas la jeunesse dans un esprit d’invention de talent encore moins, vouloir rentrer dans des laboratoires inexistants. En fait, le quotidien de l’ivoirien, ne repose sur rien du tout.

Dans les rues en pleine journée, des chapelets à la main, des bibles et certains marchent en se parlant seuls. Ils sont devenus des monologues. Comment on peut les qualifier ? Sur ce plan, les différentes crises sociopolitiques, ont laissé leurs empruntes aux ivoiriens. Après ces crises, l’état n’a pas songé à restaurer ce côté spirituel et la religion a gangrené quasiment tous les ivoiriens et beaucoup tournent en rond.

Si des leaders politiques s’y sont ajoutés, eux qui servent de modèles, que ferait la classe misérable. Tous les dimanches, il n’y a personne dans les rues et les églises se créent. Certains ivoirien véreux, le sachant fleurissent dans cette escroquerie mentale et les ivoiriens sont malheureux. Ils prient tous sans cesse mais jamais, le divin ne vient combler leurs attentes.  

On ne dit pas de ne pas prier, mais tout excès nuit. Pendant que certains pasteurs roulent carrosse, leurs fidèles croupissent dans la misère, c’est ce côté que nous déplorons. Le peuple est tellement à fond dans cette caisse de résonnance que rien ne peut l’arrêter. C’est pourquoi, il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités de fermer toutes ces églises qui pullulent dans les quartiers souvent précaires de la capitale et souvent dans les villes de province. Exiger une formation stricte pour ceux qui veulent en faire leur métier.

 A chaque coin de rue, il y a une église. Des villas entières sont réquisitionnées pour servir de cellule de prières et pourtant rien ne change. Il faut que le gouvernement sévisse pour mettre de l’ordre sinon, le côté inventif de la jeunesse sera complètement absent et c’est toujours l’extérieur qui sera sollicité pour des recherches. Les pays développés, n’ont pas fondé leur technologie sur la croyance pour en arriver là où ils sont arrivés, pourquoi pour une jeune république, comme la Côte d’Ivoire, Dieu et Jésus, passent avant tout ?

Les asiatiques ont leur propre croyance basée sur leurs Us et Coutumes et aujourd’hui, ils rivalisent avec les grandes puissances et quand il s’agit de l’Afrique, ce sont les autres qui viennent l’assister. Quand un jeune peuple se détourne de sa propre vision, il devient une proie facile aux puissance économiques qui font de lui, des employés éternels.

Au Rwanda, le président Paul Kagamé, n’a pas eu besoin de l’onction de l’extérieur, il a pris la décision de fermer toutes les églises pour exiger des diplômes aux pasteurs et aujourd’hui, ce secteur est assaini. Dans la vie active, on ne triche pas, on s’inspire, alors il faut que le gouvernement ivoirien, s’inspire des autres pour motiver, l’esprit de créativité, d’invention, sinon, on ne développe pas un pays avec la bible mais avec la mise en action des talents et des génies.

En Côte d’Ivoire, la France impose ses enseignes commerciales au lieu de lui transférer sa technologie pour transformer les matières abondantes en produits semi-finis ou finis. Elle semble encourager les esprits qui sommeillent chez l’ivoirien.

Sur le sujet, nous aurons beaucoup à dire, mais on attend, les décisions du gouvernement pour l’aider sur d’autres aspects qui minent le développement.

                                          Joël ETTIEN

   Directeur de publication : businessactuality.com

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